
Politique
Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, a été hier, mercredi 24 octobre 2013, devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, au Palais du peuple de Kinshasa. Il a tenu sa promesse de répondre aux recommandations issues des Concertations nationales. Il s’est engagé à faire sienne les recommandations. Il a, en outre, annoncé des mesures importantes. Parmi ces mesures, il y a celle qui annonce la formation d’un nouveau gouvernement de cohésion nationale. Les langues se sont déliées, pour fustiger certaines appréhensions quant à certaines déclarations du Président notamment, en ce qui concerne les cinq ans accordés, gratuitement, au Sénat et aux Gouverneurs et aux Assemblées provinciales par le chef de l’Etat.
Corneille Mulumba, membre de l’opposition, a fait une autre lecture de certains points annoncés par le Chef de l’Etat dans son discours devant les deux chambres du Parlement réunies. A son avis, le Président de la République a fait un bon discours. Il a, effectivement, annoncé des mesures importantes. Mais, cet opposant, pense que les mesures prises sont une chose, mais leur application reste, également, une autre paire manche.
Le premier examen qu’il pose au Président de la République est la sortie du nouveau Gouvernement de cohésion nationale. « Et, comme c’est un gouvernement de cohésion nationale, il faut effectivement que la nation se reconnaisse dans ce gouvernement », a-t-il déclaré avant de renchérir que les différentes forces politiques doivent s’identifier aux membres de ce gouvernement.
Cependant, il ne voit pas la force d’une cohésion soutenir cette initiative du nouveau gouvernement. Il a indiqué que le gouvernement qui est en gestation depuis belle lurette va démarrer avec beaucoup de faiblesses. Faiblesse dans les institutions issues des élections de 2011. Notamment, l’Assemblée nationale. Alors, se pose-t-il les questions de savoir quelle sera la force de cette Assemblée nationale ? Comment va-t-elle accompagner judicieusement le changement dont le Président a parlé dans son discours ?
Une autre préoccupation qui l’intrigue, dans le discours est celle de la survie du Senat. « Le Sénat est hors mandat et va rester en place pendant dix ans au total dont 5 ans gratuit, quelle que part, moralement, il se pose un problème», explique Corneille Mulumba. Il souhaite que le Président puisse laisser le Gouvernement faire le travail. « Je pense qu’il y aura des avancées, je ne suis pas pessimiste, je suis optimiste de nature. Je crois que le changement est là ». Il a émis le vœu de faire participer d’autres forces politiques, non seulement, dans le gouvernement, mais aussi, dans les institutions et il s’est exprimé clairement à ce sujet. « J’ai beaucoup apprécie, par rapport à ce qui se passe dans l’Est du pays où, effectivement, le Président a été très ferme parce qu’il n’y a aucune raison pour que les gens puissent nous marcher sur les pieds comme le petit groupe M23 ».
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