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Société

Justice internationale : l'acquittement de Bemba crée un malaise au sein de la CPI

2018-06-18
18.06.2018 , La Haye, Pays-Bas
2018-06-18
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http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2018_actu/06-juin/18-24/bemba_gombo_jp_cpi_18_0002.jpg La Haye, Pays-Bas-

Jean-Pierre Bemba Gombo

La procureure de la Cour, la Gambienne Fatou Bensouda, estime que l'abandon des charges contre l'ancien vice-président de la RDC est le résultat d'une Chambre divisée. Le président de la Cour, le Nigérian Chile Eboe-Osuji, rappelle  quant à lui à la procureure que le principe de « Cour unique » ne concerne pas les fonctions et responsabilités du procureur et celles du pouvoir judiciaire qui sont des fonctions séparées et indépendantes.


Fatou Bensouda, Procureure de la Cour

Dans une déclaration rendue publique le 13 juin, au lendemain de la décision des juges de la Chambre d'appel d'accorder la liberté provisioire à Jean-Pierre Bemba, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), tout en soulignant respecter cette décision et son irrévocabilité, a indiqué que certains aspects la préoccupent et qu'elle espère que les choses évolueront différemment à l'avenir. « Comme l'ont relevé les deux juges dissidents dans l'opinion qu'ils ont jointe à l'arrêt, la majorité des juges de la Chambre d'appel s'est écartée du modèle traditionnellement suivi en appel quant à l'examen des erreurs de fait, lequel modèle avait été constamment appliqué non seulement par la Chambre d'appel de la CPI depuis ses débuts mais aussi par les Chambres d'appel des tribunaux ad hoc établis par l'ONU et par d'autres juridictions pénales internationales », a déclaré Fatou Bensouda.

Pour elle, d'après les critères traditionnellement applicables à l'examen en appel, la Chambre d'appel devrait habituellement s'en remettre à l'appréciation des éléments de preuve effectuée par la Chambre de première instance, à moins que la partie à l'origine du recours ne démontre que cette même Chambre n'aurait pas pu raisonnablement parvenir à la conclusion formulée quant aux faits au vu des éléments de preuve disponibles. « La majorité des juges a, semble-t-il, écarté ce critère et adopté à la place une démarche qui donne à penser que, lorsque la Chambre d'appel est en mesure de déceler des conclusions qui peuvent être raisonnablement remises en cause, elle doit les infirmer. Une telle façon de procéder revient, semble-t-il, à confondre le niveau de la preuve, que la Chambre de première instance applique après avoir pris connaissance de tous les moyens de preuve, avec les critères applicables à l'examen en appel, que la Chambre d'appel doit retenir lorsqu'elle examine le jugement », a expliqué la procureure de la CPI.

Les juges de la Chambre d'appel accusés de s'être écartés de la pratique internationale

Fatou Bensouda regrette que cet « écart important et inexplicable de la jurisprudence de la Cour », ainsi que les juges dissidents l'ont décrit, et l'emploi à la place de nouveaux critères incertains et non vérifiés, apparaissent dans la plus grave affaire de violences sexuelles et à caractère sexiste sur laquelle la Cour ait dû se prononcer à ce jour, d'autant plus à un moment où il est vital de signaler clairement au monde entier que de telles atrocités ne doivent pas rester impunies.

« En outre, la majorité des juges semble s'être écartée de la jurisprudence précédemment établie par la Chambre d'appel, ainsi que de la pratique internationale, s'agissant de la manière dont l'Accusation devrait présenter des charges dans des affaires se rapportant à une criminalité à grande échelle. La précision des détails que l'Accusation sera peut-être désormais contrainte de fournir dans son acte d'accusation peut rendre difficiles les poursuites dans d'autres affaires portant sur de vastes campagnes de persécution, particulièrement lorsque l'accusé n'est pas directement l'auteur des crimes en cause mais un commandant, situé à distance du lieu des crimes allégués, dont la responsabilité pénale peut être engagée en tant que supérieur hiérarchique exerçant un contrôle effectif sur les auteurs des crimes en cause, ses subordonnés », a poursuivi Fatou Bensouda. Elle a rappelé que dans le cadre juridique de la Cour, la Chambre d'appel constitue l'ultime organe judiciaire de recours et ses décisions sont définitives. Il n'existe pas d'autre possibilité de faire appel de ses arrêts. « Voilà pourquoi, selon moi, il est crucial que, lorsqu'elle examine un recours, la Chambre d'appel conserve la même prudence qu'elle a toujours adoptée depuis ses débuts et reste fidèle à la jurisprudence et aux normes qu'elle a elle-même précédemment établies. J'ai bon espoir qu'à l'avenir, nous reviendrons à ces critères applicables à l'examen en appel », a fait savoir la procureure, en précisant que la Chambre d'appel n'a pas été en mesure de trancher à l'unanimité et que cet acquittement définitif est le résultat d'une Chambre divisée : deux juges de la majorité ont décidé d'acquitter l'accusé, un juge de la majorité a fait droit à l'appel interjeté mais s'est prononcé en faveur d'un nouveau procès, et deux juges dissidents ont confirmé la condamnation.

Réplique du président de la Cour


Chile Eboe-Osuji, Président de la Cour

Face à cette charge de la procureure de la CPI contre la Chambre d'appel, le président de la Cour, Chile Eboe-Osuji, dans une déclaration publiée le 14 juin, a tenu à rappeler et à souligner certains principes fondamentaux qui sous-tendent le fonctionnement de la Cour. A cet effet, a-t-il argumenté, les jugements et les décisions des juges de la Cour seront toujours pris conformément au principe fondamental de l'indépendance judiciaire, conformément à l'engagement solennel pris par chaque juge d'exercer ses fonctions « en tout honneur et dévouement, en toute impartialité et en toute conscience », comme l'exigent l'article 45 du Statut de Rome et la règle 5 du Règlement de procédure et de preuve. « Lorsque les juges acquitteront ou condamneront, c'est parce que ces principes fondamentaux les y obligeront. Et il est à espérer que ces principes fondamentaux guident toute déclaration faite suite à un jugement par une partie ou un participant à l'affaire - qu'il s'agisse du procureur, de la défense ou du conseil des victimes », a estimé le président de la CPI.

Chile Eboe-Osuji a précisé qu'alors que la haute direction de la CPI continuera à s'efforcer d'appliquer le principe de « Cour unique » dans les questions purement budgétaires et administratives relevant de sa compétence, ce principe ne concerne pas les fonctions et responsabilités du procureur et celles du pouvoir judiciaire. « Celles-ci doivent rester des fonctions séparées et indépendantes », a-t-il conclu.

Patrick Ndungidi
Adiac-Congo / MCN
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Cette cour a été manipulée par Kabila mais la verité est tetue

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Il y a 2806 jours
Et bien Askot et Le sage dans quell monde vivez-vous? Qi ne sait pas que JPB (Jean Pierre BEMBA) a été bien élu president de la RDC en 2006 mais sa victoire lui a été vole par Kabila à travers l'Abbé Malu Malu? Ils ont organize son arrestation pour l'éviter en 2011. La guerre de Kinshasa entre JPB et JKK. Qui a commence? N'est ce pas que JKK avait place ces foutus militaires en face de la maison de JPB? Dans le cimétiere de Gombe sans aucun respect envers les morts? Quel traumatisme la famille de JPB a vécu peandant plus de 2 semaines? Les militaires de JKK avaient attaqué la residence de JPB. Qui est l'agresseur et qui est l'agressé? C'est logique que JPB l'agressé puisse se defender et s'il est plus fort que l'agresseur alors vous le condemner pour ça? Soyons sérieux le prochain congolais ou rwandais à la CPI sera Joseph Kabila. Vous serez surprise quand il dira aux juges qu'il préfère comparaitre dans sa langue maternelle "KINYARWANDA" comme Bosco Ntangana. Qui vivra verra mais de toutes les façons, JPB est libre et va participer aux elections cette fois ici. Merci.

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Il y a 2806 jours
Que cette gambienne arrête de nous distraire. Elle a tout simplement échoué de maintenir Bemba en prison alors qu'elle nous avait donné toutes les garanties qu'elle le maintiendrait en prison. Maintenant elle a compliqué tous nos calculs. Elle doit rembourser notre argent car la convention c'était "satisfait ou remboursé". Voilà pourquoi elle s'agite. Elle va nous le payer.

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Il y a 2806 jours
Le sage - 18 06 2018 15:28 Soyons sérieux même quand on n'est pas Bembiste, on sait se rappeler qu'en 2006 que ce soit au premier et au deuxième tour celui qui a enclenché le premier coup de feu, son nom commence par K et se termine par A.

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Vox populi Vox Dei, donc ce que la majorité a déclaré c'est ça la vraie justice

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Il y a 2806 jours
Joseph KABILA devrait avoir honte tel ment que Fatou B. l'a driblé en lui rendant le sac d'argent. La puissance internationale a confondu KABILA et Fatou. Dieu le a confondu bien bien.

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Il y a 2806 jours
Ce monsieur Bemba a tué militaires, policiers, civils (jeunes, vieux, femmes et enfants en 2006) en plein jour dans la capitale. Vous, les médiocres, vous lui dites bienvenu au bercail sans la moindre charge contre lui. Où est passé kabange ce procureur sans couilles? Par contre vous vous acharnez sur MOKAT pour une maison qui appartient à son frère vivant et présent à KIN sans vergogne aucune. Si spoliation il y avait eu, c'est son frère KAtebe qui devrait en répondre!!!! Vous êtes des maudits.

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Il y a 2806 jours
askots - 18 06 2018 13:53, que voulez vous nous apprendre au juste, qui ignore que la main de KANABE est sous cette affaire de la CPI contre JP BEMBA, qui ignore que MORENO et sa consœur FATOU furent corrompues par KANABE ? ne soyez pas de sentimentaliste, car les actes posés par KINSHASA au KASAI nécessitent pas des poursuites de la CPI contre KABILA ? à lors quel est le crai rôle de Mme FATOU si elle laisse KANABE impuni pour les crimes de guerre et crimes contre l'humanité causée au KASAI par le régime de KINSHASA, soyons réaliste si nous voulons la vérité, KANABE doit être poursuivi si réellement la CPI de FATOU est crédible.

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Il y a 2806 jours
Le sens de l'honneur devrait pousser cette pusillanime à la démission.

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Il y a 2806 jours
c'est un secret de polichinelle: Bemba avait été arrêté pour des raisons politiques et pour les mêmes raisons politiques, il vient d’être libéré. Même son avocat, Maître Aimé Kilolo, l'a reconnu sur les ondes de la radio okapi. Les juges n'ont fait qu'exécuter la volonté des puissants politiciens qui veulent utiliser Bemba en vue de réaliser leurs objectifs en RDC.

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Il y a 2806 jours
N'oublions pas que Bensouda est passée par Kinshasa,un corruptoire bien connu au monde entier C'est normal qu'elle soit dans une confusion des rôles.

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Il y a 2806 jours
askots - 18 06 2018 14:01, pas seulement la cour international, notre justice s'occupe seulement de KATUMBI. Ce Mr est un criminel, il a fait une rebellion en pleine centre ville OU il y a eu mort des des civils et militaire et il n y a pas de charges contre lui, mais on s'occupe de la spoliation d'une maison alors que ZOe est en liberte' tout en ayant le meme probleme de spoliation de la maison de SAKOMBI INONGO.

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Il y a 2806 jours
Et dire que ce guerrier ne changera jamais parce qu'il a réédité son exploit en pleine ville de Kinshasa en tuant soldats,policiers, vieux et même des écoliers et aussi des parents avec leurs enfants récupérés des écoles. Alors libérer Bagbo que vous détenez par la volonté de la France.

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Il y a 2806 jours
Cette cour a tout simplement répondu favorable ml ent à la demande de Monsieur Herman Cohen Un guérier envoie ses partisans piler les enfants,éventrer les femmes après les avoir violées,couper les penis des hommes dans un pays étranger puis le lacher au lieu même de réduire sa peine mais de l'obliger à indemniser ses proies Cette cour est de la honte,elle est inhumaine comme ce chef de guerre, comme l'est aussi Herman Cohen qui ne jure que sur la partition de la RDC.

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