
Société
Depuis quelque temps, une rumeur fait rage dans les milieux universitaires au sujet des arrêtés ministériels de nomination des nouveaux comités de gestion des universités et instituts d’enseignement supérieur. Cette rumeur est si forte qu’elle a envahi tous les centres, notamment les cercles des enseignants et étudiants alimentant des échanges très vifs à cet effet. Essentiellement au sujet de la légalité et de la régularité de ces actes dès lors qu’ils interviennent à une période où les membres du gouvernement ont été instruits de ne poser aucun nouvel acte de gestion jusqu’à la mise en place de la nouvelle équipe appelée « gouvernement de cohésion nationale ».
Un élément nouveau qui a ravivé cette rumeur, c’est la lettre rendue publique le 13 novembre dernier et portant la signature du Premier ministre demandant des éclaircissements au ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire au sujet de ces actes controversés.
Dans les milieux universitaires et des instituts supérieurs, les débats font rage, mettant face-à-face deux camps : l’un se vantant de la mise à l’écart de certaines autorités académiques dont la gestion n’a pas répondu aux attentes des intéressés. L’autre camp, par contre, est celui de ceux qui dénoncent l’illégalité et l’irrégularité de ces mesures prises pendant une période suspecte et revêtues des signatures antidatées, a-t-on appris des sources proches de certains instituts supérieurs.
Il y a peu, des calicots et pancartes avaient été collés sur les portails et clôtures des bâtiments de certains universités et instituts supérieurs probablement par des étudiants dénonçant ces mesures jugées anarchiques et illégales. Dans les couloirs et salles des cours, les débats sont très animés autour des profils de nouveaux membres des comités de gestion. Cependant, il s’observe qu’à la suite de la lettre émanant du Premier ministre, le doute s’est installé empêchant les opérations de remise et reprise entre les gestionnaires sortants et leurs remplaçants. Personne ne veut libérer le poste avant des précisions claires émanant de la hiérarchie qui, curieusement, semble cultiver le suspense.
Par ailleurs, certains bruits suspects et non contrôlés indiquent que tout celui qui oserait se présenter dans un institut supérieur pour prendre ses fonctions court le risque de subir la foudre de Jupiter. En attendant, c’est le silence radio du côté du ministre de l’Enseignement universitaire et supérieur tout comme du chef du gouvernement sortant. Affaire à suivre.
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