L’élan de la cohésion nationale mise à mal, c’est ce que pense
Le Potentiel, lorsqu'il renseigne que la majorité au pouvoir et l’Opposition procède à une lecture sélective des engagements de Nairobi.
Signés le 12 décembre courant, ses engagements ont remis en selle les dissensions dans la classe politique congolaise. Pour l’Opposition, via la Coalition pour le vrai dialogue (CVD), avec la signature des accords signés à Nairobi, le gouvernement congolais a, pour des raisons inavouées, permis au M23 et ses parrains rwandais et ougandais de revenir en force en faisant d’eux des gagnants de cet accord.
Alors que du côté de la Majorité présidentielle (MP) sur un ton sévère, le porte-parole de la MP, Sébastien Luzanga que cite le quotidien, rassure que la Déclaration de Nairobi consacrait plutôt la victoire tant militaire, politique que diplomatique du gouvernement sur cet ancien groupe M23 ; tout en fustigeant l'irresponsabilité, le manque de sérieux et de patriotisme dont a fait preuve l’Opposition.
De toutes ses lectures, le journal se maintient en affirmant que ces différences de son de cloche augurent un mauvais présage, dans une atmosphère où la cohésion nationale ne faisait plus l’ombre d’un doute. Les fissures qui se sont révélées marqueront sans doute la configuration de ce gouvernement ; Nairobi a élargi davantage le fossé de la division, ravivant les tensions, encore en veilleuse, dans la classe politique, conclut-il.
Contre la décision du gouvernement congolais d’envoyer 850 militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) en République centrafricaine pour stabiliser ce pays livré aux mains des milices, l’Association africaine pour la défense des droits de l’homme (Asadho) la qualifie de « malvenue », estimant qu’il devait soutenir la stabilisation de l’Est de la RDC, rapporte
Okapi.
Pour son président Jean-Claude Katende dont les propos sont relayés par le journal, Kinshasa a pris cette décision par prestige pour montrer à la communauté africaine et internationale que la République démocratique du Congo est capable de participer à cette mission de paix. Pour lui, la décision devrait être prise dans le sens de renforcer la sécurité à Zongo et dans le voisinage.
Toutefois, du côté de la Majorité présidentielle comme de l’Opposition, l’on soutient cette décision dans la mesure où la RDC a été soutenue et a retrouvé la paix dans sa partie Est, il est normal que le gouvernement prenne la décision d’aller à la rescousse d’un pays voisin avec lequel il partage une longue frontière, mais aussi, les violences à Bangui constituent un drame humain, qui oblige la RDC d’apporter aussi sa contribution dans le cadre de l’Union africaine. « Nous pensons que ce drame humain a des conséquences directes sur nous, parce que chaque jour il y a un nombre important des réfugiés centrafricains qui viennent chez nous. Il faudrait aider ces frères africains à stabiliser chez eux », a affirmé Thomas Luhaka, secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC).
Jetant son dévolu sur le budget 2014,
Le Phare espère sera adapté aux besoins réels de la République et que sa répartition va obéir aux critères de l’équité entre citoyens mais aussi entre provinces.
Les chambres du Parlement ayant annoncé l’organisation concomitante d’une session extraordinaire au mois de janvier 2014, dont la matrice principale s’articulera autour de l’examen de la Loi des Finances pour l’exercice 2014, le journal préconise aux deux chambres d’éviter de favoriser un développement national à deux vitesses. Tout en acceptant qu’un regard particulier soit posé sur les provinces du Nord et de l’Est sinistrées par des conflits armés, il serait injuste d’ignorer celles qui ont supporté l’effort de guerre, sacrifiant ainsi leurs chances de progrès socio-économique.