
Economie
La RD Congo est un bastion de plusieurs richesses qu’elle n’exploite toujours pas suffisamment, au profit des populations. Alors que l’on parle, il y a quelques années, de l’après-Mines, elle dispose, paradoxalement, d’une série d’atouts dont des sites touristiques qui exigent simplement une réhabilitation, pour leur mise en activité.
Outre, les provinces de l’Est, de l’Ouest et du Centre du pays reconnues, du reste, pour leurs énormes potentialités touristiques, la Ville-Province de Kinshasa dispose, elle aussi, d’autant de sites touristiques capables de secréter des revenus faramineux dont le pays a besoin maintenant, pour financer les travaux de la révolution de la modernité, initiés par le président Joseph Kabila, depuis sa reconquête du pouvoir d’Etat, à la faveur des dernières joutes électorales, du 28 novembre 2011.
C’est le cas, par exemple, du sanctuaire de Bonobos à environ 55 kilomètre dans l’ouest de la capitale, du Jardin botanique de Kisantu, dans la province du Bas-Congo, à environ 80 kilomètres, du site touristique avec le chalet sur les chutes de Zongo, de chutes de Lukaya, des villages des pêcheurs de Kinkole, du Lac de Ma vallée, du Parc Présidentiel de la N’sele, situé le long du Fleuve Congo, du site du Mont-Ngaliema, avec son Musée d’arts des civilisations du bassin du Congo, du Théâtre de Verdure, de l’Académie des Beaux arts, sans oublier, toutefois, d’autres coins, à l’instar du Jardin Botanique autrefois appelé Parc de Boeck et du Jardin zoologique, en plein cœur du Centre-ville.
En matière de tourisme, la RDC ne doit pas faire figure d’un parent pauvre. Elle a, par contre, des partenaires sérieux sur lesquels, elle peut miser, s’il faut remettre, dès à présent, l’industrie touristique à la hauteur des défis du développement et de la civilisation humaine.
Aujourd’hui plus qu’hier, la RDC, à environ 54 ans après l’indépendance, depuis 1960, a des raisons de réinventer la roue et de se refaire la santé, dans ce domaine qui, pourtant, constitue la source essentielle des recettes de certains pays, tels que le Kenya, avec Kilimandjaro, l’Afrique du Sud, avec Table Mountain, au niveau de Cap Town ou, mieux, vers la vieille prison de Mandela, à Robben Island, pour ne citer que ceux-là, sur le continent noir. Au-delà de l’Hémisphère Sud, d’autres nations du monde ont pu, non sans se grincer les cils, à comptabiliser des flux des capitaux entrants, grâce uniquement, au tourisme. Des Alpes à Sydney, en passant par le canal de Suez, le désert de Kalahari, bien des choses ont vite fait du tourisme, une vraie piste, un vrai torrent susceptible de déborder en recettes exprimées en devises, si les autorités y accordaient la plus grande attention.
C’est, apparemment, la leçon que Bavon N’sa Mputu Elima, l’actuel ministre de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, a tiré de ses nombreuses réflexions sur l’avenir de ce secteur névralgique.
Dernièrement, il en a, en effet, posé des balises avec l’OMT, l’Organisation mondiale du tourisme, lors d’un entretien à bâtons rompus, avec Heeder Thomas, le Directeur général adjoint de cette organisation tentaculaire.
« La République démocratique du Congo regorge d’énormes potentialités touristiques qu’il faut exploiter pour le bien-être des congolais », a affirmé notamment, son hôte, en marge de ce tête-à-tête, à Kinshasa.
Et, à lui de renchérir, « l’OMT, a, à un moment, connu des années de réussite dans les années soixante-dix avec, spécialement, la visite des milliers de touristes venus de l’Occident et de l’Asie dans les parcs nationaux de l’Est de la RDC. Autant de sites qui peuvent, en effet, attirer des milliers des touristes et procréer des recettes en devises pour le pays. Car, aujourd’hui, il est vrai que le tourisme demeure le plus grand bassin d’emplois au XXIe siècle », a déclaré substantiellement, M. Thomas, en insistant singulièrement, sur le devoir du gouvernement Matata d’assurer la protection de l’environnement. Mais, surtout, de rendre durable les sites touristiques du pays. Ce qui permettrait d’ajouter ainsi de la valeur somme toute incommensurable pour le Trésor public et d’en donner, à brève échéance, un réel coup de fouet à l’économie, avec l’attrait des nouveaux investissements.
Très souvent, avant d’accéder aux sites, il y a un prix à payer et des heures d’entrée. Comme chez les Bonobos, le prix de la visite revient à 5 dollars pour les nationaux et 10 dollars pour les internationaux. Ce montant fixé, une fois dans la caisse, une fois bien géré, peut permettre d’autofinancer différentes réhabilitations et contribuer, certainement, à l’essor merveilleux du processus de reconstruction que l’ère des Kabila – de Père en Fils - a tenté jusqu’ici et, d’ailleurs, laborieusement, d’inoculer dans les mœurs congolaises, pour l’auto prise en charge.
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