
Politique
Au moment où la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) continue de défendre l’utilisation de la machine à voter, les candidats de l’opposition et l’église catholique continuent de rejeter ce dispositif, jugé moins rigoureux que les bulletins de vote sur papier.
Par conséquent, le consensus sur les modalités du scrutin semble difficile entre la Ceni et les vingt-et-un candidats à la présidentielle. Cependant, le temps file. Car, on s’apprête, dans les jours qui viennent, pour lancer la campagne électorale.
Le président de la Ceni, Corneille Nangaa a, le 6 octobre 2018, annoncé la réception de 48 containers dans la province du Kongo central.
Il a annoncé aussi avoir réceptionné lui-même 20 autres containers des machines à voter. Pour cette institution d’appui à la démocratie, les machines à voter avaient été commandées et finiraient d’être réparties au cours du mois en prévision de l’élection présidentielle du 23 décembre.
En fait, il s’agit de la première fois qu’un matériel électronique de ce type sera utilisé en RDC. Toutefois, l’opposition et des organisations de la Société civile rejettent l’utilisation de cet outil, qualifié de « machine à tricher » susceptible de favoriser le candidat du parti au pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary, désigné par Joseph Kabila, en août dernier.
Par ailleurs, le candidat numéro 7 dans la course à la présidentielle, Alain-Daniel Shekomba Okende a montré récemment à d’autres candidats et à des leaders d’opposition comment la machine à voter (MAV) était programmée pour voter Emmanuel Shadary, candidat du Front commun pour le Congo (FCC).
Depuis quelque temps, le débat s’est cristallisé autour de l’épineuse question de « machine à voter » choisie par la centrale électorale en vue de réaliser le scrutin.
Conçue par une société privée sud-coréenne Miru Systems, l’outil qui a la forme d’un écran tactile avec imprimante incorporée doit permettre, selon la Ceni, de réduire le coût et la logistique de ces élections. Les démonstrations de la machine à l’intention des populations et de la classe politique n’ont pas pu rassurer les candidats.
Lundi 12 novembre, Martin Fayulu et Vital Kamerhe ont rejeté une nouvelle fois l’usage du nouvel outil électoral.
L’opposition et la Société civile évoquent la raison selon laquelle, le mode de vote qui est autorisé par les législateurs congolais est le vote à bulletin papier.
« L’article 237 de la loi électorale a expressément interdit le vote électronique pour les élections en cours » a affirmé au nom des autres candidats Théordore Ngoy.
Mais du coté de la Ceni, cette option n’est pas encore levée. Elle appelle la population à s’approprier l’usage de la machine à voter, au lieu de retarder le processus électoral.
Face à cela, la majorité des populations congolaises ne sont pas sensibilisées à l’usage de ladite machine, constate-t-on.
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