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Politique

Présidentielle : Emmanuel Shadary, un choix parfaitement calculé par Kabila (Analyse)

2018-11-19
19.11.2018
2018-11-19
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Le choix d’Emmanuel Shadary comme candidat du FCC à la présidence a surpris beaucoup de monde mais pas autant que Shadary lui-même.

Le 27 octobre, le candidat à la présidence, Emmanuel Ramazani Shadary, a été officiellement présenté à des milliers d'électeurs au stade Tata Raphaël de Kinshasa. Étaient présents à la cérémonie un groupe hétéroclite de poids lourds de la politique et des affaires, tous prétendant appartenir à la toute nouvelle plateforme du Front commun pour le Congo (FCC). La plupart d'entre eux s’étaient rendus sur le lieu avec des véhicules fournis par le gouvernement et étaient placés sous une forte protection policière, ce qui a soulevé des allégations selon lesquelles l'événement aurait bénéficié du financement de l'État.

À un moment donné, la haute direction du FCC a, à tour de rôle, remercié le président sortant, Joseph Kabila, et félicité son digne successeur. Leurs discours étaient accompagnés des encouragements de leurs partisans, qui portaient des vêtements avec des images de Kabila et de Shadary, ainsi que des banderoles du parti. Selon certaines allégations, la plupart ont été payés pour être là.



L'événement avait l'air de se dérouler sous les bons auspices pour Shadary. Mais malgré l’image rose véhiculée, la plupart des analystes s’accordent à dire que les chances de l’ancien ministre de l’Intérieur aux prochaines élections du 23 décembre devraient être minces. Il dispose d'une base de pouvoir indépendante très limitée et n'est pas largement connu. Il est sous le coup de sanctions internationales pour son rôle présumé dans la répression des manifestations anti-Kabila en 2016. Dans un récent sondage d'opinion réalisé par le BERCI et GEC ; seulement 16 % des électeurs ont déclaré avoir l'intention de voter pour lui.

Tout cela pose donc la question de savoir pourquoi le président Kabila a choisi Emmanuel Shadary comme son successeur ? Sur la base de nos recherches à ce sujet, nous affirmons qu'une partie de la réponse réside dans la structure et le fonctionnement de l'espace politique de la République démocratique du Congo (RDC).

Comment fonctionne la politique congolaise

Pour comprendre pourquoi Kabila a choisi Shadary, nous devons d’abord comprendre le fonctionnement du système politique du pays. En RDC, le pouvoir est fortement concentré à la présidence. Les pouvoirs exécutif, judiciaire, législatif et parapublic sont totalement ou partiellement soumis au président Kabila, tandis que les institutions censées contrôler son pouvoir interviennent rarement.

Les membres de la « cour » ou du cercle restreint du président exercent quant à eux un pouvoir qui dépasse de loin leurs fonctions. Ce groupe - composé d’un groupe restreint d’alliés formels et informels, comprenant des conseillers juridiques, des officiers militaires et des hommes d’affaires - est souvent utilisé par Joseph Kabila pour contourner les structures formelles de la gouvernance et du contrôle.

Faire partie de la « cour » présidentielle, c'est obtenir une part du gâteau. Cependant, si les membres de ce groupe d’élite ont une influence, ils sont également éphémères. Cela signifie qu'ils doivent se faire concurrence. Beaucoup, en particulier ceux qui n'ont pas de base politique propre, le font donc en défendant les actions du président sans discernement.

Une partie du gâteau est également partagée avec les adversaires du président sous forme de cooptation. En effet, afin de maintenir la stabilité, les anciens alliés mécontents et les opposants opportunistes sont souvent apaisés par l’attribution de postes publics.

La culture politique de la RDC est donc hautement personnalisée, une caractéristique qui filtre également vers les niveaux inférieurs. Les personnes à la recherche d'un poste gouvernemental, par exemple, rechercheront un parrain politique ou un « parrainage ». A travers ce contact, ils essaieront d’établir ou de consolider des liens avec le président ou les membres de son entourage. Cela peut être fait en mettant l'accent sur des affinités provinciales ou tribales les reliant entre eux, leur influence au sein de leurs partis, ou en manifestant leur loyauté envers le président par le biais de flatteries et de louanges.

Une fois le poste attribué, son maintien nécessite également un entretien constant avec les « bienfaiteurs ». Les titulaires en charge doivent entretenir leur fidélité à la fois envers leurs chefs qu’envers leurs solliciteurs. Ils le font en partageant l'accès aux avantages financiers, en faisant preuve de loyauté et en veillant à ce qu'ils ne représentent aucune menace pour leurs supérieurs.

Point important, accéder à une position politique ne signifie pas nécessairement la contrôler. Les domaines stratégiques clés telles que les ressources naturelles et la sécurité sont étroitement contrôlés par la présidence et son cercle. Les ministres ou autres acteurs officiellement responsables de ces secteurs ne sont rien de plus que des ratifications des instructions présidentielles et prennent rarement des décisions clés de manière autonome ; dans de nombreux cas, les décisions sont prises par des canaux et des acteurs informels.

Les problèmes de sécurité, par exemple, sont souvent traités par l'ANR (Agence Nationale de Renseignement), la DGM (Direction Générale de Migration) et une foule de personnalités militaires, rendant compte seulement au président. Des personnalités telles que le Directeur du Cabinet, Néhémie Mwilanya (surnommée le « vice-président ») ; les conseillers juridiques Norbet Nkulu et Jean Mbuyu ; et le conseiller en matière économique et financière, le patron de la FEC et PCA de la Gécamines, Albert Yuma joue un rôle considérable dans toutes les questions politiques et du business.

Avant de se choisir un successeur

Pour le président Kabila, qui se prépare à se retirer après 17 ans au pouvoir, il a été essentiel de façonner le paysage politique avant les élections de décembre. Choisir Shadary comme son successeur faisait certainement partie de ce processus, mais en était la dernière étape.
Premièrement, il a dû veiller à sa sécurité personnelle et à ses vastes intérêts commerciaux.

Il l'a fait de plusieurs manières. Pour commencer, il a demandé au parlement d'adopter une loi donnant aux anciens chefs d'Etats divers avantages, tels que l'immunité de poursuites, un service de sécurité à vie et une maison d'État.

Deuxièmement, il a obtenu que le parti de la Majorité au pouvoir, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), modifie son statut et crée le poste de président. Cela signifie que s'il choisissait d'occuper ce poste, il conserverait un pouvoir important sur l'orientation future du PPRD et sur ses députés. Son rôle dans la création de la FCC lui confère également une autorité sur cette coalition.

Troisièmement, en juillet, le président a remanié l'armée en nommant plusieurs loyalistes à des postes clés, dont plusieurs qui font toujours l'objet de sanctions pour leur rôle présumé dans des violations des droits de l'homme. Il a également placé des collaborateurs clés, dont Norbert Nkulu, à la Cour constitutionnelle ; qui jouera un rôle décisif en cas de contestation des résultats des élections.

Alors pourquoi Shadary ?

Emmanuel Ramazani Shadary saluant ses partisans lors de son arrivée à la Ceni pour y déposer officiellement sa candidature à l'élection présidentielle.

Se choisir un successeur - face à la pression nationale et internationale grandissante - a été la dernière pièce du puzzle. Le président Kabila a étroitement contrôlé ce processus, mais a dû prendre une décision difficile. De nombreux hommes politiques congolais oscillant entre le soutien du régime et celui de l'opposition. En fait, lors d'une interview, Kabila a affirmé qu'il ne pouvait pas trouver quinze personnes de confiance dans son propre cercle intime.

Néanmoins, dans le but de prouver leur loyauté, de nombreux candidats potentiels se sont engagés dans des batailles discrètes. Il n’a jamais été clair quels étaient les critères retenus par le chef de l’Etat pour choisir un successeur, ni même s’il allait définitivement se retirer pour longtemps. Mais différents individus ont essayé d'augmenter leurs chances en montrant leurs qualifications académiques, leur expérience politique et leurs origines ethniques et provinciales. Certains ont discrètement discrédité leurs rivaux, notamment en divulguant des enregistrements audios privés.

Par peur de paraître trop ambitieux, personne n’a osé lui demander s’il allait lui-même se présenter aux élections en dépit de son inéligibilité. En fait, lorsque le président leur a demandé de suggérer un candidat potentiel à la présidence, de nombreux membres du FCC ont inscrit le nom du président Kabila sur leurs listes respectives.

L'ensemble du processus semblait bloqué jusqu'au 8 août, date limite pour le dépôt des candidatures. Ce n'est qu'à ce moment que le choix du régime a finalement été annoncé. Et beaucoup ont été surpris par le choix de Kabila, mais pas autant que Shadary lui-même. L’ancien ministre de l’Intérieur n’était pas considéré comme l’un des candidats les plus influents ni une personne ayant des ambitions présidentielles imminentes. En fait, il s'était même déjà inscrit pour les élections provinciales.

Alors pourquoi Shadary ? En résumé, le fait pour le candidat du FCC de ne pas posséder de base ; d’avoir une influence relativement faible ; et des ressources maigres ce qui normalement seraient des énormes désavantages électoraux, ce ne fut pas le cas en l’espèce. En effet, au lieu de cela, ces mêmes facteurs - combinés avec la loyauté inconditionnelle de Shadary, aux affinités ethniques et provinciales avec la famille présidentielle et à la dépendance financière - font de lui le candidat idéal pour la continuité et le contrôle du pouvoir du président Kabila.

Kristof Titeca & James Thamani*

 

*Kristof Titeca est un conférencier à l'Institut de développement Politique et de Management de l'Université d'Anvers. Il travaille sur la gouvernance et le conflit dans la région des Grands Lacs.

James Thamani est un analyste basé à Kinshasa.

Source : https://africanarguments.org/2018/11/15/drc-congo-elections-kabila-perfectly-imperfect-successor-shadary/

 

 

Trad. pour MCP par K.D.
African Arguments / MCP, via mediacoongo.net
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(suite). Kabila n'a jamais imposé ou demander à quelqu'un de ne pas poser sa candidature aux élections présidentielles. Le FCC a comme ambition , une nouvelle gouvernance du pays, l'opposition radicale pour le départ de Kabila, voilà la différence. Dans l'ensemble, sont ces genres d' articles des fameux journalistes experts du Congo, de l'Afrique, qui ont du mépris envers nos dirigéants et empeche la démocratie de suivre son cours, en cherchant le parfait là ou il ne fallait pas. Meme en Europe, rien n'est parfait.

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Une analyse baclée. Partout dans le monde, au niveau de la présidence ou l'on travaille avec des dossiers sensibles il est tout à fait normal qu'il y'ait des gens qui juisse de la confiance du Président. Paris ,Washington, Moscou, Pekin eecc, donc franchement rien de neuf. Combien des gens renvoyé par Trump depuis son arrivé à la maison blanche ?La nommination de Shadary est simple à comprendre, il fallait un candidat de consensus , mieux un candidat qui pourrait se faire accepter par tous. Aujourdh'ui tous les sociétaires du FCC, lui porte un soutient. L'opposition radicalisée a tentée la meme opération cela n'a pas duré plus de 24 heure. Kabila n'a jamais imposé ou...

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pourquoi shadary, ce choix a été dicté par la veuve SIFA.

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Kabila est devenu très vieux!!!!!!!!!!!!!!!!

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fcc peut gagner par trucage,sans cela c'est difficile ,vous pouvez avoir une équipe comme fcc mais quel est le message qu'il vont donné a la population,donc quel programme qu'ils en eux.tout le monde sait bien que pendant 17ans au pouvoir le fcc a travailler pour leur propre intérêt et non pour la population ,car la population à atteint un niveau de la pauvreté extrat ordinaire il y a d'autres pour acheter même un paix de 200fc c'est tout un problème, alors comment pourrai-je faire confiance a tels gents ? parceque il y'a deux sorte des congolais donc les congolais proches du fcc et les oubliés ,surtout nous les oubliés le fcc n'aura jamais notre soutien. cher oubliés n'osent...

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Si c'est le cas, donc Kabila laisse la porte ouverte à l'opposition, mais l'erreur qu'a toujours commis notre opposition, c'est négliger l'adversaire, au 23 de ce mois : Felix, Vital? Martin.... tous seront des candidats, par quel miracle l'opposition veut gagner quand chaque candidat opposant se fera voter par les membres de sa province d'origine, Shadary va passer avec les petites voix de partout....ne criez pas à la tricherie, le vote est à un seul tour....

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Je me pose toujours cette question de savoir, sur quel base FCC prétend gagner ces élections ? Si kabila ose truqué pour faire passer shadary by force, il y aura certainement une guerre sans fin. Les gens souffre au point où 2 à 3 ans encore dans cette situation les gens vont commencer à mourir par manque de nourriture et cette souffrance va pousser les congolais à faire du n'importe quoi, kabila doit faire très attention avec les faux conseils qui lui prodigue son entourage, parce que la situation est alarmante et très critique, ce régime doit comprendre que son temps est passé, ils doivent partir, ils ont fait ce qu'ils fait, qu'ils laissent les autres continuer

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Cette analyse rejoint ce qu'on a toujours dit.Bon choix pour lui Kabila parce que Shadary est contrôlable et protégera les intérêts familiaux.Mais politiquement(pas de base,sous sanction),piètre choix plus difficile à justifier une victoire en cas de tricherie et donc de contestation !!Mais Kabila compte sur la Cour et ses militaires chef de police pour croit-il nous l'imposer!!

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très bien analysée et le rôle de ce media congo est de relayer les analyses d'autres personnes rationnelles et intelligentes, eux par pudeur ils n'osent pas faire ni d'enquête ni d'analyse.

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C'est seulement au Congo qu'il y a de tells betises. Comment un imposteur peut vous imposer quelqu'un pour lr remplcer ??? NGOY MUKENA nous a dit clairement que c'est lui qui a avit eu la mission de donner A kanambe l'identite' Katangaise ensemble avec le Muyej etc... Lors de son premier discour au conseil de securite' il avait prouve' sa nationalite' non Congolaise. Cet article bidon corrompu, un candidat criminel avec plain des sanction sur sa tete, plain du sang des kasaiens avec plusieurs fosse commune, parfait coix en quoi ??? Vol, mediocrite', criminalite' ???

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Quatre-vingt-quinze enfants de moins de 5 ans sont décédés de malnutrition du 1er septembre au 15 novembre 2018 dans les provinces du Kwango et Kwilu, selon les statistiques fournies par Pop Security, une ONG locale engagée dans la lutte contre ce phénomène.Ces décès ont été enregistrés parmi les enfants de déplacés du Kasaï, dans la seule ville de Kikwit, indique cette ONG. Cfr radio okapi

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Mieux vaut MATATA PONYO que ERS ayant fait l'objet des sanctions par l'UE, en plus son équipe de campagne comprend des personnalités ayant supervisé des agences, départements ou projets dans lesquels des fonds publics importants ont disparu au cours de la dernière décennie, selon Global Witness et la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF)

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Oui, un candidat faible,qui ne peut pas prendre la première place face à Fayulu, Tsisekedi et Kamerhe s'il n' y a pas tricherie!

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Le Ventre est la Base des Bases en RD Congo: Fayulu Martin est désormais captif de ceux qui lui promettent de le faire gagner et de mener pour lui une Campagne électorale à l'Américaine... Le "Catholique Pratiquant" est tenu en laisse par le Grand Mouton Noir avec quelques billets de banque volés au Contribuable congolais à la Couleur rouge sang... Ainsi se définit le Concept de la Base... Au sens étymologique congolais.

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Oui ERS est un choix qui surprendra plus d'une personne quand il sera élu, car il a des atouts.

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