Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_01052026
mediacongo
Retour

Monde

France: déterminés, les gilets jaunes restent sourds aux mesures du gouvernement français

2018-12-05
05.12.2018 , Paris,France
2018-12-05
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2018_actu/12-decembre/3-9/france_gilets_jaunes_18_000.jpg Paris,France-

Les "gilets jaunes" à Paris. Photo © Eric Dessons/JDD/SIPA

Après les annonces du Premier ministre, parmi lesquelles le moratoire sur la taxe carburant, les "gilets jaunes" sont toujours très remontés contre le gouvernement, comme ont pu le constater les reporters d'Europe 1 en Bretagne et en Provence.

Édouard Philippe a-t-il réussi à apaiser la colère des "gilets jaunes" ? Sur les barrages, nombreux à ne pas avoir été levés mardi, ce n'est pas la tonalité ambiante. Beaucoup de "militants" refusent de se laisser "endormir" par le moratoire, et sont tentés par une poursuite du mouvement.

"On s'en fout qu'ils gèlent"

À Lorient, dans le Morbihan, une cinquantaine de "gilets jaunes", désormais seuls après la levée de camp des entrepreneurs de travaux publics, bloquaient toujours le gros dépôt pétrolier de la ville mardi soir. Nathalie en fait partie. Elle fulmine contre ce moratoire de six mois sur les hausses de taxes sur les carburants, annoncé par le Premier ministre, qui n'est pour elle qu'un rideau de fumée. "On s'en fout qu'ils gèlent, on s'en fout qu'ils suspendent ! Nous, on veut l'arrêt complet. Et que l'ISF revienne", intime-t-elle au micro d'Europe 1.

À côté d'elle, Georges soupire, las : "Édouard Philippe ne va pas alourdir notre barque pendant six mois, certes. Mais dans l'immédiat, il n'améliore pas notre sort." Les annonces du locataire de Matignon n'ont pas non plus réussi à calmer la colère de Laetitia, mère de deux jeunes enfants. "Dans six mois, ce sera toujours le même souci. Je n'aurai toujours pas d'argent pour payer les factures. On nous lâche deux-trois trucs, histoire que l'on se calme. Mais je ne suis pas du genre à me calmer, moi. Pour que je décide d'arrêter le mouvement, il faudrait que je ne galère plus avec mes deux gosses tous les jours. Que le 10 du mois, je ne sois pas obligée de me demander si j'achète des couches ou si je vais chez le médecin. C'est grave !", s'emporte la Lorientaise.

"On n'est pas bêtes !" Partout en France, l'aigreur gagne du terrain, concomitamment au sentiment, désormais bien ancré, que le gouvernement ne comprend rien au quotidien difficile de sa population. À La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, Monique, la cinquantaine, est mobilisée depuis le 17 novembre, jour de "l'acte 1" des "gilets jaunes". Le "geste" annoncé par Édouard Philippe sur le prix des carburants l'a plus crispée qu'autre chose. "Un geste ? Mais il nous prend carrément pour des cons ! Ce n'est pas parce qu'on touche de petits salaires qu'on est bêtes", s'agace cette femme, qui gagne 700 euros par mois.

À Brignoles, en Provence, où Europe 1 se délocalise mercredi, le sentiment de déclassement est "amplifié" par l'attitude d'Emmanuel Macron. "Il nous méprise quand il parle", répète un "gilet jaune". Plus loin, une autre, exaspérée, égraine les "petites phrases" rabâchées par l'exécutif depuis le début de la crise. "'On va garder le cap, vous n'avez pas compris'… Mais on a tout compris, Monsieur Macron ! C'est vous qui ne comprenez rien."

Dès lors, que ce soit à Lorient, La Ciotat ou Brignoles, tous les "gilets jaunes" que nous avons rencontrés mardi soir sont déterminés à poursuivre la mobilisation tant que de vrais changements ne seront pas opérés. Monique plaide, comme d'autres, pour "mettre le smic à 1.700 euros", car "c'est la base pour vivre." "Eux, ils gagnent des millions par jour, et nous, on est dans la misère. On est là et on y reste", jure-t-elle. "S'il faut rester sur les ronds-points pour Noël et le 1er de l'an ici, on restera", assure de son côté Laetitia.   

Tout en rechargeant des palettes de bois pour faire du feu et ainsi étendre le blocage à La Ciotat, Monique confie : "Je suis en chimiothérapie, et pourtant je suis là, debout. Pour la France."


Europe 1 / MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites :
8412 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Envie de réagir ou de participer ?

Pas de compte ? Pas de problème ! Vous pouvez quand même réagir à un commentaire en cliquant sur un émoji. Pour aller plus loin — commenter, répondre ou contacter un autre utilisateur — connectez-vous à votre compte MediaCongo.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise.

MediaCongo – Support Utilisateurs


right
Article suivant Donald Trump annonce un cessez-le-feu de trois jours entre l'Ukraine et la Russie
left
Article précédent Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump déclare la fin des hostilités contre l'Iran afin de boycotter le Congrès américain

Les plus commentés

Politique Incendie du siège du PPRD : la société civile alerte sur une dérive violente du débat politique

06.05.2026, 11 commentaires

Politique Probable 3e mandat de Tshisekedi : Delly Sesanga appelle les démocrates à « faire obstacle à cette dérive »

07.05.2026, 7 commentaires

Politique La plateforme sauvons la RDC accuse le pouvoir de Kinshasa d’avoir influencé les sanctions américaines contre Joseph Kabila

06.05.2026, 6 commentaires

Politique Félix Tshisekedi n’exclut pas l’hypothèse d’un troisième mandat

06.05.2026, 6 commentaires


Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance