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Afrique

Universités : l'Afrique du Sud et l'Égypte en haut de l'affiche

2019-01-22
22.01.2019
Société
2019-01-22
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CLASSEMENT. La nation arc-en-ciel et le pays des pharaons abritent les universités parmi les plus citées des économies émergentes dans le classement établi par « Times Higher Education ».

Où étudier en Afrique ? Si au fur et à mesure des années, l'offre est de plus en plus prolifique, notamment grâce au développement des structures privées, difficile de choisir l'établissement le plus adapté à son projet professionnel. Cela dit, parmi les milliers d'universités présentes sur le continent, plusieurs peuvent se targuer de pouvoir rivaliser avec leurs consœurs à l'international. C'est le constat du « Classement des universités dans les économies émergentes », établi par Times Higher Education (THE), une société spécialisée dans la collecte de données universitaires et la production d'études dédiées. Son classement est parmi les plus influents. 

Et dans un listing dominé par la Chine et l'Inde – avec respectivement 72 et 49 établissements –, l'Afrique du Sud et l'Égypte, deux pays africains membres des Brics, parviennent à tirer leur épingle du jeu. Sur un total de 442 universités de 43 pays, la nation arc-en-ciel inscrit 9 de ses universités, contre 8 l'an dernier. Et avec 19 institutions intégrées au tableau 2019, l'Égypte a plus que doublé sa représentation dans le classement et atteint sa meilleure performance à ce jour. Sept d'entre elles figurent par ailleurs dans le top 200, contre deux seulement en 2018.

La recherche, parent pauvre des universités du continent

Globalement, le constat est positif pour les établissements du continent. « Tous les pays africains inclus dans le classement ont soit maintenu, soit augmenté leur représentation », affirme Ellie Bothwell, une des analystes de Times Higer Education. « Il y a maintenant 40 universités africaines au tableau, contre 25 l'an dernier », poursuit-elle. Le chiffre est donc en hausse, même s'il est encore loin de celui de ses homologues asiatiques. En cause ? Un secteur de la recherche qui peine à se développer.

« Les universités africaines classées ont tendance à avoir de faibles résultats en matière de recherche : les revenus alloués y sont pauvres, donc son volume, peu important, et la réputation de l'université dans ce domaine en pâtit, explique la chercheuse. Mais il faut reconnaître qu'il est difficile pour les pays africains de rivaliser avec d'autres économies émergentes plus riches, dotées de systèmes d'enseignement supérieur plus à même d'investir leurs ressources dans le domaine de la recherche ».

Des atouts quand même

Une faiblesse qui n'empêche pas les universités africaines d'êtres performantes ailleurs. « Certains établissements africains ont gagné des places dans le classement car ils ont gagné en influence. C'est notamment le cas des universités égyptiennes », explique Ellie Bothwell. L'étude de la notoriété fait en effet partie des indicateurs de performance évalués par les auteurs du classement, parmi quatre autres : l'enseignement, l'état de la recherche, les perspectives internationales et le transfert de connaissances. En somme, plus les recherches des universités sont distinguées, reprises et développées par d'autres chercheurs, plus l'institution contribue à la connaissance, donc est mieux perçue par les analystes.

Parmi les autres atouts qu'ils ont récompensés figure également l'inclination des universités pour l'international. « La capacité d'une université à attirer des étudiants de premier cycle, des étudiants de troisième cycle et des professeurs de toute la planète est la clé de son succès sur la scène mondiale », peut-on lire dans le compte-rendu de Times Higher Education. Un domaine caractéristique des établissements africains du classement, d'après Ellie Bothwell, tout comme leur contribution à l'industrie. Pour les chercheurs, « la capacité d'une université à aider l'industrie au moyen d'innovations, d'inventions et de services de conseil est devenue une mission essentielle de l'académie mondiale contemporaine ».

Les universités sud-africaines en tête

Cela, les établissements du continent l'ont bien compris. À l'image de l'université de Cape Town, première université africaine du classement, qui trône à la 9e place. L'établissement, situé au pied de la montagne de la Table, compte 18 % d'étudiants étrangers, plus que les leaders chinois du tableau. Fondée en 1829 sous le nom de South African College, l'université publique est le plus ancien établissement d'enseignement supérieur du pays. Sa devise, « Spes Bona » qui se traduit par « Bon espoir », reflète le credo optimiste de l'université, qui sous le régime de l'apartheid incarnait l'opposition à la politique du gouvernement.

L'université a admis ses premiers étudiants noirs, en petit nombre, dans les années 1920, bien que la démographie des étudiants ne se soit pas modifiée avant la fin de l'ère de l'apartheid. Aujourd'hui, près de la moitié des 22 000 étudiants de l'université sont noirs, et l'université se revendique un des campus les plus diversifiés d'Afrique du Sud. Son objectif : « promouvoir l'égalité des chances pour tous ».

L'établissement, divisé en six campus – commerce, ingénierie, sciences, santé, droit et sciences humaines –, compte parmi ses anciens élèves plusieurs élèves émérites dont le chirurgien Christiaan Barnard, qui a réalisé la première greffe du cœur en décembre 1967. Trois Prix Nobel ont également fréquenté ses bancs : le romancier J. M. Coetzee, le chimiste sir Aaron Klug et le physicien Allan McLeod Cormack. De quoi préjuger favorablement de la qualité de son enseignement.

Marlène Panara
Le Point Afrique
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