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Avec « Léopold II, le plus grand chef d’État de l’histoire du Congo », Dr Nzeza tente de réhabiliter ce roi des Belges dans l'esprit des Congolais

2019-02-02
02.02.2019
2019-02-02
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C’est sous ce titre provocateur que le professeur Jean-Pierre Nzeza Kabu Zex-Kongo, docteur en Géographie et enseignant, publie son dernier ouvrage, qui ne manquera pas d’attirer l’attention à l’heure où le « Musée royal de l’Afrique centrale » de Tervuren (Bruxelles) est rebaptisé « Africa Museum » - en dépit de sa pauvreté en matière africaine hors Congo - et offre aux visiteurs une présentation de l’Afrique centrale « déléopoldisée » avec autant de finesse que n’en mit Krouchtchev à déstaliniser l’URSS. L’auteur s’efforce de se tourner vers l’avenir et de répondre à deux questions: qu’a laissé Léopold II en héritage aux Congolais ? Le temps n’est-il pas venu de réhabiliter ce souverain?

Dans cet ouvrage « Le plus grand chef d’État de l’histoire du Congo (1)»,  paru récemment chez L'Harmattan, le professeur Jean-Pierre Nzeza Kabu Zex-Kongo, tente de mettre en évidence ce que le roi souverain Léopold II a laissé en héritage au pays. Selon lui, « Une oeuvre immense et durable qui lui survit depuis plus d'un siècle déjà. Une oeuvre dont les Congolais pourraient davantage tirer profit avec une bonne gouvernance. »

Le Dr Nzeza, qui avait 11 ans à l’indépendance du Congo, souligne qu’on a surtout donné la parole, ces dernières années, à des « réquisitoires » contre Léopold II, « passant sous silence ses (…) réalisations ». En outre, ces réquisitoires, fondés sur « le supplice des autochtones » sous l’Etat indépendant du Congo (EIC), ne sont pas replacés dans « le contexte global » de l’époque, ni comparés aux autres « conquêtes et exploitations coloniales », argumente l’auteur.

Enfin, ces réquisitoires sont basés sur une documentation « d’origine esssentiellement britannique » et donc « tendancieuse » puisque les « informations sont collationnées dans une ambiance de rivalités, de jalousies et d’arrière-pensées (convoitises) entre les puissances coloniales européennes, notamment entre Londres et le palais royal de Bruxelles. »

« Il est indispensable de se souvenir que des crimes ont été commis sous son règne par des agents des compagnies concessionnaires, voire même par des agents de l'État. Ces crimes dont il est responsable (en sa qualité de souverain absolu) pèseront encore longtemps sur ses épaules. Mais ils ne doivent pas empêcher de mettre en valeur ses qualités et les réalisations qu'il a menées à bien lesquelles plaident en faveur d'une réhabilitation de son image et de son action.» lit-on 

Léopold II, exemple pour les élites congolaises ?



Si le Dr Nzeza juge Léopold II « indépfendable sur le martyre des autochtones », il plaide pour « la réhabilitation d’une grande fraction de son héritage ». Car « Avec le recul, le souverain Léopold II apparaît aujourd'hui comme le plus grand chef d'État de l'Histoire du Congo. »

Selon lui, ce roi a mené à bien de « grandes réalisations dont les Congolais profitent largement aujourd’hui ou pourraient encore davantage tirer profit avec une bonne gouvernance ». Léopold II, écrit-il, montre « aux élites congolaises l’importance du patriotisme et comment travailler à la grandeur de son pays (le Congo) et de son peuple ».

Et de détailler pourquoi les nations européennes ont cherché des colonies au XIXe siècle et la longue bataille du roi du souverain pour en doter la Belgique. On retiendra notamment sa prise de contact avec l’explorateur britannique Stanley, qui n’arrive pas à intéresser Londres à l’Afrique centrale. La Grande-Bretagne s’en mordra les doigts plus tard et tentera de mettre en cause l’Etat indépendant du Congo (EIC) afin de mettre les mains sur le Katanga et ses richesses minières, rappelle l’auteur.

Ainsi, en 1908, elle tentera de mettre en cause l’annexion de l’EIC par la Belgique en y posant ses conditions, mais ne sera pas suivie par les autres puissances du Congrès de Berlin. En 1911, Londres signera un accord secret avec l’Allemagne pour un nouveau partage de l’Afrique; les Allemands ne donneront pas suite. Enfin, en 1937, le Premier ministre britannique Neville Chamberlain proposera à « Hitler la moitié du Congo belge contre la paix en Europe. Refus du Fürher ».

Unir et unifier le Congo
Le Dr Nzeza détaille aussi les efforts de Léopold II pour réunir en un seul pays des conquêtes quelque peu disparates et en accroître la taille, cherchant ainsi une protection « par des frontières naturelles » et par la taille-même du pays. Protections qui, juge l’auteur, permettront l’échec des invasions rwando-ougandaises de 1998 à 2003.

C’est Léopold II encore, ajoute-t-il, qui a lancé l’unification du pays, pour faire passer ses habitants « de l’ethnicité à la nationalité », et a créé l’Etat-Nation du Congo en posant les bases d’une culture commune, grâce à l’enseignement, une Force publique multiethnique communiquant par le lingala, une « administration tatillonne » et une « loi fondée sur la tolérance zéro ». Ayant dessiné l’Etat, il est le « père » du Congo, écrit l’auteur.

En 1960, le Congo était prospère



Ce dernier ajoute que c’est Léopold II qui a placé le Congo dans une position potentielle d’indépendance vis-à-vis de l’extérieur – dont le pays est malheureusement loin aujourd’hui, regrette-t-il – en développant ses ressources. Et de rappeler qu’en 1960 le Congo est « un pays émergent et prospère. Les Congolais ont le niveau de vie le plus élevé d’Afrique ».

« Les Congolais peuvent le refaire », plaide le Dr Nzeza. Pour cela, leur pays a besoin d’un chef « hors du commun », de la trempe de Léopold II, un « organisateur de l’Etat, un génie de l’administration étatique, un gestionnaire émérite ».

La démonstration du Dr Nzeza est cependant affaiblie par quelques simplismes, comme lorsqu’il assure que le Congo est épargné par les combats identitaires aujourd’hui (p. 92), et par des cartes géographiques peu claires parce que conçues en couleurs et imprimées en noir et blanc.



(1) « Léopold II, le plus grand chef d’Etat de l’histoire du Congo », par Jean-Pierre Nzeza Kabu Zex-Kongo. Ed. L’Harmattan, 199 pages, 21,5 €


Libre Afrique / Librest / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 2616 jours
La route de l'Enfer est faite des bonnes intentions Leopold fut un criminel les réalisations dont vous tenez à démontrer ici, n’était que pour son commerce. Il restera tel jusqu'a la fin des temps Neamoins, tu peux te faire un peu d'argent, mais , c'est amer.

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Il y a 2622 jours
Les docteurs et les professeurs pilulent dans notre pays. On en verra de toutes les couleurs, même ceux en maçonnerie.

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Peu importe les siècles, il subsistera toujours des nègres de service. Ceux-là sont prêts à tout faire ou tout écrire pour plaire aux blancs et avoir leur sympathie. Ce Dr NZEZA n'en est qu'un de plus, un nègre de service qui veut glorifier celui qui a massacré des millions des Congolais et mutilé tant d'autres pour s'enrichir au maximum. Si Léopold II a construit quoique ce soit, c'était justement pour faciliter l'exploitation du Congo et ses commerces. Comme l'atteste plusieurs témoignages datant de cette époque et émanant des historiens Britanniques et Allemands, Léopold II n'avait aucune considération pour la vie des Congolais.

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Il y a 2622 jours
Leopold fut un criminel les réalisations dont vous tenez à démontrer ici, n’était que pour son commerce. voies ferrés etc Honte à vous cher Dr. NZEZA pour des affabulations pareilles, je suppose que vous vivez en Belgique ! le dégât moral causé par cette oppression, savez vous les conséquences sur nos aïeux ?? TON LIVRE NE SERA JAMAIS DEDICACE PAR LES VRAIS CONGOLAIS !

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