Retrait de la Monusco en RDC, partira, partira pas ? La question est sur toutes les lèvres. Après 15 années de partenariat entre la Monusco et la RDC, il n’est pas évident que la mission onusienne se retire sans certains préalables dont des réformes relevant notamment du volet sécuritaire sous tous ses axes, renseigne Le Potentiel. Ce, en vue de pallier la lenteur dans les réformes par laquelle s’illustre la RDC, note le journal.
Prorogé d’une année, Martin Kobler, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC voit dans ce nouveau mandat l’opportunité de « préparer une stratégie de retrait et la mise en place de la force de réaction rapide qui va remplacer la brigade d’intervention de la Monusco », rapporte le journal.
Une mission coûteuse évaluée à un milliard cinq cents millions de dollars américains par an pour l’entretien des casques bleus et du personnel civil en territoire congolais ; plusieurs contributeurs ne sont plus chauds à continuer à supporter cet « effort de guerre » en raison du sentiment que les décideurs congolais semblent traîner les pieds dans le processus de réforme de l’armée nationale, renchérit Le Phare. Le vrai message de Kobler aux congolais est donc que le compte à rebours a commencé.
D’ores et déjà, le dispositif national de sécurité devrait bouger dans la perspective de l’auto-prise en charge, dans un avenir plus ou moins proche, de tout ce qui a trait à la défense de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale afin de prévenir des lendemains post monusco. Car, les velléités annexionnistes rwandaises et ougandaises ne tarderaient pas à se manifester dès que les casques bleus plieraient bagages. Leurs armées ne demandent pas mieux que de renouer avec leurs safaris militaires au Congo, conclut le journal.
Après l’UDPS et alliés, la plateforme de l’opposition politique Sauvons le Congo rejette la révision constitutionnelle, rapporte La Prospérité. Elle propose la tenue d’un dialogue sincère vrai qui demeure, selon elle, indispensable à la tenue des échéances électorales, conformément à l’accord cadre et à la résolution 2098 du Conseil de sécurité de l’ONU.
Remettant en cause les concertations nationales qui n’ont pas résolu la crise de légitimité, ce dialogue inclusif produira des recommandations opposables à tous, note Forum des As.
C’est ainsi que passant outre Malumalu, la plateforme propose sa propre feuille de route qui exige, entre autres, le dialogue inclusif en mai 2014, la révision de la loi électorale, la requalification du Bureau de la Ceni, l’audit du fichier électoral et l’élaboration de la cartographie électorale, renseigne La Prospérité.