
Afrique
Dans un communiqué lu à la télévision nationale algérienne ce dimanche 3 mars, le chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika a pris trois engagements s'il est élu à la présidentielle du 18 avril. Sa candidature a été déposée par son directeur de campagne.
« J'ai entendu et écouté le cri du cœur des manifestants, et en particulier des milliers de jeunes », déclare Abdelaziz Bouteflika dans le communiqué lu à la télévision nationale par la présentatrice du journal télévisé.
Dans ce texte, le chef de l'Etat dit s'engager, s'il est élu le 18 avril, à organiser une conférence nationale inclusive et indépendante, ouverte à tous. Celle-ci décidera la date d'une présidentielle anticipée, à laquelle Abdelaziz Bouteflika promet de ne pas être candidat. Le président algérien s'engage enfin à une modification de la Constitution qui devra être approuvée par référendum.
Le sociologue algérien Nasser Djabi estime que ces promesses ne calmeront pas la colère des manifestants.
"C'est ce qu'il a fait en 2011-2012 après ce que l'on a appelé le Printemps arabe. Mais les gens ont vite perçu que c'était de la poudre aux yeux parce que la situation n'a pas changé. Le système politique algérien est resté bloqué. Donc les gens vont se demander sans doute : Est-ce que ce n'est pas la même chose ? Est-ce que ce n'est pas le même scénario qui va se répéter", Nasser Djabi, sociologue
Selon lui, cette détermination du pouvoir et celle des manifestants risquent de se terminer en « dérapage ».
L'APS, l'agence de presse officielle algérienne, a annoncé que la candidature d'Abdelaziz Bouteflika avait été déposée par son directeur de campagne à quelques heures de la fin du dépôt des dossiers. Mais depuis ce dimanche matin, une grande confusion règne pour savoir si cela est conforme ou non à la loi. Abdelwahab Derbal, président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), a déclaré dans l'après-midi que le dossier de candidature à des élections, y compris présidentielles, « doit être déposé par le candidat lui-même ».
Le leader du principal parti islamiste, Abderrazak Makri, a annoncé ce matin qu’il ne se présenterait pas. Comme lui, l'ancien Premier ministre Ali Benflis, candidat malheureux en 2004 et en 2014, a déclaré cet après-midi qu’il renonçait à être candidat à l’élection présidentielle. Il estime que les conditions d’un scrutin honnête ne sont pas réunies.
Des manifestations improvisées ont encore lieu ce dimanche à Alger et dans d'autre villes du pays contre un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika. Des milliers de personnes sont également descendues dans la rue en France, à Paris, Marseille ou Toulouse notamment.
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