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Theresa May demande un report du Brexit au 30 juin

2019-03-20
20.03.2019
2019-03-20
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Londres réclame un report de trois mois de la date du Brexit

Mille jours après le référendum et à J-9 de la sortie de son pays de l'Union européenne, la première ministre, sous pression de ses ministres pro-Brexit, choisit un report de courte durée dans l'espoir de faire ratifier son accord. Faute de quoi, elle pourrait démissionner.

De notre correspondant à Londres
Theresa May demande à l'Europe un report de trois mois de la date du Brexit jusqu'au 30 juin. La première ministre britannique a écrit mercredi matin au président du conseil européen Donald Tusk pour formaliser sa demande à la veille d'un sommet à Bruxelles. Les Vingt-Sept vont examiner jeudi cette requête, qui requiert leur unanimité. Mais il n'est pas sûr à ce stade qu'ils fassent connaître leur réponse immédiatement.

De nombreux dirigeants européens, dont Emmanuel Macron, ont à de multiples reprises laissé entendre qu'ils n'entendaient pas accorder ce report «automatiquement» sans raison valable. Or la seule justification mentionnée par Theresa May dans sa lettre est le retard à faire approuver par son parlement l'accord de retrait conclu à Bruxelles fin novembre. Autrement dit, elle ne fait que citer la paralysie politique et constitutionnelle à

Londres que tout le Continent peut constater. Elle entend présenter son accord à un nouveau vote de la Chambre des communes dès la semaine prochaine, malgré l'objection du «speaker» John Bercowà cette stratégie de l'entêtement.

La Commission voit de « graves risques » à un report au-delà du 23 mai

Pour sa part, la Commission de Bruxelles juge difficile un report au-delà du 23 mai, date du début des élections européennes, en raison de «graves risques juridiques et politiques pour l'UE». Mais les chefs d'Etat et de gouvernement pourraient voir les choses différemment. Les Vingt-Sept pourraient différer leur décision à la semaine prochaine, à quelque jours de l'expiration du préavis de l'article 50, le 29 mars. Londres doit également faire approuver au Parlement une modification de la date de sortie de l'UE, inscrite dans un texte de loi.

La dirigeante britannique a cédé à la pression des membres eurosceptiques de son gouvernement qui l'ont menacée mardi d'une démission en cas d'extension longue du processus. «En tant que première ministre, je ne suis pas prête à reporter le Brexit au-delà du 30 juin», leur a-t-elle concédé, mercerdi, lors de la séance de questions hebdomadaire à la Chambre des communes. Implicitement, cela pourrait signifier qu'elle ne resterait pas à son poste dans un autre cas de figure. Selon elle, la nécessité en cas d'extension longue de prendre part aux élections européennes ne serait pas conforme au vote des Britanniques pour quitter l'UE, il y a exactement 1000 jours.

« Trahison du peuple britannique »

Reste que, fidèle à son habitude, c'est un nouveau revirement sous la contrainte qu'elle a opéré, après avoir assuré à 108 reprises que «le Royaume-Uni sortira le 29 mars 2019». «Si vous persistez à retarder le Brexit, vous trahirez le vote du peuple britannique. Si vous ne le faites pas, vous honorerez sa décision. C'est entièrement entre vos mains. L'histoire vous jugera», l'a admonestée le député conservateur eurosceptique Peter Bone.

Pour Theresa May, la Chambre des communes «a passé trop de temps à débattre de l'Europe, il est temps qu'elle mette en œuvre le Brexit que le peuple mérite». Le chef de l'opposition Jeremy Corbyn dénonce une «crise nationale de grande ampleur due à l'incompétence, l'échec et l'intransigeance» de la première ministre.

Cette décision en faveur d'un report court pourrait accroître le risque de sortie sans accord. Les partisans de cette option vont sentir la pression diminuer pour les forcer à ratifier l'accord de sortie, plutôt que de devoir rester de longs mois ou plus au sein de l'UE, ce qui aurait laissé le temps à un nouveau référendum ou à une annulation du Brexit.

Florentin Collomp
Le Figaro
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