
Société
Après le prononcé de l’arrêt de la Cour de cassation du 17 avril 2019 sous RP 185/1501 annulant le jugement RPP 7652 rendu par défaut le 2 juin 2016 par le tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo sur action en prise à partie initiée par le condamné Moïse Katumbi Chapwe, des réactions diverses ont été entendues tant dans la presse que sur les réseaux dits sociaux alors que Monsieur Emmanouil Alexandros Stoupis, sujet grec, victime de la spoliation de la parcelle familiale est demeurée dans l’expectative. Tel est l’introduction du collectif des avocats de M. Stoupis, lors du point de presse qu’ils ont tenu hier, dimanche 5 mai 2019.
A les en croire, la Cour de cassation n’acquitte nullement Katumbi et ne le proclame donc pas innocent, mais se contente d’anéantir le jugement du 22 juin 2016 à la suite du dol supposé dans le chef de la présidente de la chambre, le juge Chantale Ramazani Wazuri, en fuite à l’étranger. « Le dernier arrêt de la Cour de cassation n’a nullement acquitté ni innocenté Monsieur Katumbi et que cet arrêt ne met nullement fin au litige », déclare les avocats du sujet grec.
Pour eux, « ce n’est nullement pour faire plaisir à quiconque, ni charger de façon fantaisiste un acteur politique congolais que Stoupis a entrepris la procédure judiciaire qui alimente la chronique, mais c’est plutôt pour revendiquer un droit garanti par la Constitution de la République démocratique du Congo. Car, l’immeuble querellé existe bel et bien et est occupé depuis plus de quarante ans sans titre ni droit par M. Katumbi et sa famille ». Avant d'expliquer que « L’Immeuble querellé est une propriété incontestable de la succession Madame Vosnakis Katina, victime d’une spoliation successive préméditée par une famille qui tente, à ce jour, de dénaturer la véracité des faits, dans l’espoir de se soustraire de l’opprobre que cette affaire jette sur toute la famille ».
Ainsi, martèlent-ils, M. Stoupis n’a pas dit son dernier mot : « Ce qu’il exige est simple, c’est de rentrer dans ses droits ; récupérer la parcelle familiale ou la contre valeur augmentée d’un dédommagement conséquent. A défaut quoi, il saisira sans autre avertissement, les cours et tribunaux, dans les meilleurs délais. »
Et d'en appeler à l'impartialité de Félix Tshisekedi dans une affaire relevant du domaine privé et non politique. « Certes, tout le monde évoque la décrispation politique dans le cadre du processus de normalisation politique au Congo, mais que fait-on de la protection des droits reconnus à tout être humain par la Constitution congolaise ? [...] Nous tenons à préciser qu’il s’agit ici d’une Affaire privée entre un expatrié propriétaire avéré et un spoliateur, et qui n’a rien à voir avec les faits politiques, tels que tentent de l’insinuer certains agitateurs. [...] C’est ici le lieu d’en appeler au président de la République démocratique du Congo, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, chef de l’Etat et garant de la Constitution et des droits de tous, pour qu’il démontre qu’il n’est pas là pour protéger seulement les acteurs politiques, même véreux, mais qu’il est le protecteur de tous, Congolais et étrangers, qui ont choisi le Congo, comme leur deuxième patrie ».
Ci-joint, en annexe, le compte rendu de la conférence de presse :
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Pour Monsieur Stoupis, la Cour de cassation n’a nullement acquitté Moïse Katumbi qui n’est donc pas innocenté dans cette affaire de spoliation d’un immeuble à Lubumbashi.