
Société
Sous l’encadrement de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) et de la Fondation Bill Clinton pour la Paix(FBCP), les familles des condamnés dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien président Laurent-Désiré Kabila ont marché hier mercredi 12 juin 2019 pour exiger la libération de leurs proches.
Cette marche qui a eu comme point de chute la Présidence de la République pour déposer un mémorandum a été stoppée au niveau du Palais du peuple par la Police nationale congolaise sous le commandement du Major Daudet Ngalasi, au motif que la manifestation n’a pas été autorisée par les autorités urbaines.
Parmi les condamnés dans le dossier LD Kabila, on peut citer entre autres, Mutindo Kitambala, Eddy Kapend, Itongwa Ngirinda, Yav Ditend, John Bonpengo, Mukanirwa Jojo, Leta Mangasa Georges, Nono Lutula, Jean Chiribangula, Murhanzi Fils, Kibonge Mulumba, Amisi Bakuka qui ont été condamnés à mort par la justice militaire après un procès décrié.
Leurs familles étaient mobilisées pour exiger la libération de ces congolais détenus depuis plus de 18 ans à la prison centrale de Makala où certains ont perdu la vie, tandis que d’autres se trouvent dans un état grave à cause de leurs conditions de détention.
Comme la manifestation a été refusée par la Police , l’ASADHO et son partenaire de la FBCP promettent de descendre dans la rue après deux semaines en vue d’exiger la libération du Colonel Eddy Kapend et ses compagnons.
S’agissant les condamnés à perpétuité dans ce dossier, figurent Mayembe Oscar, Emmanuel Ndongo, Willy Bilolo, Marcelin Shambo, Bitanda, Kashindi Mubone, Baguma Gervais, Théo Basole, Kabumba Prosper, Muzima Aimé Césaire, Mississipi Kasongo, Bisimwa Jimmy, Bahigwe Ildephonse, Marhegane Pascal, Kizito Kompany Yves, Bahaya Bernard.
D’autres ont été condamnés à 20 ans de prison comme Lukombo François, Lurhonge Meschac, Kapia Jean-Jacques, Fiama Sylva, Madame Nelly Ntwite, Kot Ndiur et Maurice Kolokota. Parmi ces condamnés à mort, certains ont trouvé la mort pendant leur détention. Il s’agit de Patrick Kilay, Nico Bavurha, Panda Fariala, Yav Nawej, Jean-Jacques Kakwat, Rocky Byamungu , colonel Gordon Kunda Ntalabo et Salumu Tchap-Tchap . Lors de l’attaque de la prison centrale de Makala le 17 Mai 2017, certains condamnés ont réussi à s’en fuir.
Les recommandations de la CADHP oubliées
Lors de sa 54ème session ordinaire tenue du 22 octobre au 5 novembre 2013 à Banjul, en Gambie, relative au dossier des condamnés de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, ancien Chef de l’État de la République Démocratique du Congo, la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des peuples (CADHP) avait exigé la libération de toutes les victimes. Banjul a enfin demandé à la RDC de lui rapporter par écrit dans les cent quatre-vingts jours (180) de la notification de la présente décision, quant aux mesures entreprises à l’effet de la mise en œuvre de ces recommandations.
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