
Economie
Dans une lettre envoyée à Mark Zuckerberg, David Marcus et Sheryl Sandberg, des élus expriment leurs craintes. Ils plaident pour la mise en place d'un moratoire afin d'évaluer les risques de ce projet de monnaie numérique auquel plusieurs grands groupes se sont associés.
La route vers la création de sa cryptomonnaie ne sera pas sans embûches pour Facebook. Le Congrès américain a demandé mercredi au réseau social aux plus de deux milliards d'amis de mettre en pause son projet « libra », annoncé en grande pompe le mois dernier.
Basé sur une blockchain privée encore en cours de développement, cette monnaie 2.0 doit permettre à ses utilisateurs de s'envoyer de l'argent et d'acheter des produits en direct sur Facebook (WhatsApp et Messenger). Elle devrait être disponible au premier semestre 2020, assure le groupe de Menlo Park.
Auditions publiques
Une kyrielle de grands groupes (Mastercard, Uber, Spotify, Visa, etc.) se sont déjà associés à ce projet potentiellement révolutionnaire. Dans une lettre envoyée à Mark Zuckerberg, David Marcus et Sheryl Sandberg, des élus américains expriment toutefois leurs craintes.
Plaidant pour « un moratoire », ils disent vouloir « organiser des auditions publiques afin d'évaluer les risques et les avantages de cette cryptomonnaie et réfléchir à des réponses législatives ». « Si nous ne mettons pas fin à la mise en oeuvre de ce projet, un nouveau système financier basé en Suisse serait trop gros pour faire faillite ».
Pour gérer le futur libra, les 28 partenaires - dont Facebook - ont créé une fondation à Genève. Celle-ci réunit tous les membres du projet et leur donne accès à un noeud (serveur) de la blockchain du libra. Chaque membre du réseau a dû s'acquitter d'un ticket minimum de 10 millions de dollars.
« Si des produits et services comme ceux-ci ne sont pas réglementés correctement et sans surveillance suffisante, ils peuvent présenter des risques systémiques mettant en péril la stabilité financière aux Etats-Unis et dans le monde », écrivent les auteurs de la lettre. « Ces risques sont encore plus criants à la lumière du passé trouble de Facebook, qui n'a pas toujours protégé les informations personnelles de ses utilisateurs », ajoutent-ils. Une référence au scandale « Cambridge Analytica » .
Demande de « BitLicence »
Les élus américains ne sont pas les seuls à mettre en garde contre le projet de Mark Zuckerberg. Les patrons des grandes banques centrales ont déjà affiché publiquement leur vigilance face au développement de ce projet.
Conscient des obstacles à surmonter, Facebook a déposé auprès des autorités new-yorkaises une demande de « BitLicense » pour Calibra. Cet agrément, considéré comme un sésame dans le secteur, permet notamment de gérer et de stocker des cryptomonnaies.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
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