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La Cour d’appel a permis que le révérend Paul Mukendi, reconnu coupable de neuf chefs d’accusation d’agressions et d’exploitation sexuelle sur une victime, recouvre sa liberté le temps que sa sentence soit connue.
Après quelques jours de délibérations, la juge Geneviève Cotnam a rendu cette décision estimant que, malgré la gravité des accusations retenues, la confiance du public envers le système de justice ne sera pas atteinte. D’autre part, seules des « circonstances exceptionnelles » peuvent entraîner la libération provisoire d’un appelant à la suite d’un verdict de culpabilité.
Dans le cas de Paul Mukendi, un délai « inhabituel » de deux mois a été annoncé entre la date du verdict et la prochaine date d’audience le 28 août prochain. Or, un long délai entre le verdict d’un appelant et le moment du prononcé de la peine est une circonstance exceptionnelle, selon la juge Cotnam, qui a donné droit à la requête et libéré le révérend.
Paul Mukendi en appelle de son verdict de culpabilité sur neuf chefs d’accusation, survenu devant jury le 29 juin dernier. La plaignante a été victime d’agressions sexuelles, voies de fait et menaces de mort sur une période de 14 ans.
Protéger la victime
Par contre, des conditions de remises en liberté de l’homme qui était détenu à la prison d’Orsainville ont été émises. Lors de l’audition de la requête, la procureure de la couronne Sonia Lapointe s’était inquiétée que la victime ait subi de l’intimidation de la part des membres de l’église Parole de Vie.
« Plusieurs commentaires de nature désobligeante envers la plaignante et l’administration de la justice ont été exprimés sur les médias sociaux contrôlés par l’appelant », indique la juge dans sa décision, en parlant de « propos regrettables ».
Elle faisait ainsi allusion à une vidéo diffusée sur la page Facebook de Mukendi où un disciple entouré des membres de l’église parle de « complot » en disant toujours croire à l’innocence de « [leur] berger », Paul Mukendi. Pour éviter que ce genre de situation se reproduise, une condition supplémentaire pour l’accusé de ne pas faire publiquement référence au litige en cours « ni dénigrer la plaignante » a été imposée.
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