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Lutte contre la corruption : les quatre points de l’agenda du chef de l’État

2019-07-12
12.07.2019
2019-07-12
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Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République

Le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi a annoncé au peuple congolais ses quatre engagements fermes pour renforcer la lutte contre la corruption en RDC. Ce fléau s’est diversifié dans tous les secteurs au point d’être normalisé plombant ainsi les efforts de développement du pays.

Primo. Faire respecter l’Etat de droit. Cette mesure passe notamment par le respect de la loi à tous les niveaux et par tous. A ce sujet, le chef de l’État a annoncé mobiliser tous les moyens adéquats et conséquents à mettre à la disposition de la Justice pour lui permettre de bien faire son travail.

« Je fais appel à tout le personnel de l’appareil judiciaire du pays, spécialement aux Magistrats qui doivent, en toutes circonstances, rendre une justice juste et équitable sans pour autant céder à la tentation de corruption», a-t- il déclaré.

Secundo. Engager une approche préventive et répressive dans les efforts de lutte contre la corruption en RDC. En effet, dans le volet prévention, Félix Tshisekesi veut mener des actions allant dans le sens de sensibiliser et de moraliser la population sur les méfaits de la corruption et des actes asociaux qui lui sont proches pour l’essor socio-économique du pays.

A lui de préciser : « ces actions de sensibilisation viseront particulièrement les familles, cellules de base de la société et tous les secteurs sociaux.»

Quant au volet répression, le chef de l’État a saisi l’occasion pour lancer un message fort contre les intouchables corrupteurs et corrompus d’hier et d’aujourd’hui : « sous mon mandat, ces 
intouchables sont appelés à la reconversion par la stricte application de la loi.»

Tertio. Renforcer le cadre légal de lutte contre la corruption en RDC. Cette action requiert, d’après lui, la revisitation de l’arsenal juridique en la matière et la mise en place d’autres mécanismes et moyens plus adaptées à la mutation du phénomène de la corruption, avec des sanctions plus dissuasives.

Du point de vue législatif, le chef de l’État compte, dans un avenir proche, signer et déposer les instruments de ratification de la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.

Cette ratification, a-t-il souligné, permettra, sans nul doute, à la RDC de récupérer les avoirs et les produits de transaction de la corruption disséminés dans les paradis fiscaux au détriment du bien –être social du peuple congolais.

« Dans le même ordre d’idées, je prends aussi l’engagement de pouvoir solliciter et obtenir du Parlement, la modification de la Loi électorale, en ce qui concerne le mode d’élection des députés provinciaux, des Gouverneurs et des Sénateurs», a insisté Felix Tshisekedi.

Quarto. Consolider l’appareil institutionnel de lutte contre la corruption en RDC.

« Je vous informe de la création, sous peu, au sein de mon Cabinet, d’un Service Spécialisé dénommé Coordination pour le Changement de Mentalités, en sigle CCM, qui aura entre autres missions d’assurer la prévention, la sensibilisation, la lutte contre toutes sortes d’antivaleurs», a annoncé le chef de l’État dans son discours lors de la journée africaine de lutte contre la corruption célébrée ce 11 juillet 2019.

Parvenir à une génération sans corruption est certes difficile mais pas impossible. Félix Tshisekedi estime qu’il suffit d’y croire et de travailler, main dans la main.

A lui de conclure : « je crois fermement en la capacité de changement positif de l’homme congolais. A cet effet, conjuguons tous, nos efforts, chacun dans son secteur d’activités, afin de vaincre ce fléau de corruption avec toutes les antivaleurs qui lui sont voisines.»

En rappel, la RDC a érigé la corruption en infraction sévèrement sanctionnée par les peines d’amendes et de prison (art. 149 bis Code Pénal livre II). Elle s’est dotée d’un Code de Conduite de l’Agent Public de l’Etat (Décret-loi 017-2002 du 03 octobre 2002) et d’un Observatoire du Code d’Ethique professionnelle (Décret n° 075-2003 du 03 avril 2003).

Elle a ratifié un protocole d’accord avec la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) daté de 2001 pour la lutte anti-corruption. Depuis 2004, notre pays dispose d’une loi réprimant le blanchiment des
capitaux et le financement du terrorisme (Loi n° 04/016 du 19 juillet 2004).

Par ailleurs, la RDC est signataire de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption en 2013.

Eric Tshikuma
Zoom Eco / MCP, via mediacongo.net
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- On entend par transparence des marchés publics, l’application équitable de procédures connues et qui constituent exclusivement la base des décisions d’attribution des contrats - La transparence renforce la crédibilité de l’Administration et contribue à la satisfaction, en qualité et en quantité suffisantes, de la demande des populations en matière notamment d’équipements collectifs et d’infrastructures publiques

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Culture de l’intégrité Les agents relevant de l’administration, des établissements publics et des sociétés d’Etat n’échangeront jamais leurs services contre des gains en espèces ou en nature Ils veilleront à entretenir une bonne image de l’administration en observant : une intégrité et une moralité irréprochables dans le traitement des dossiers ; une utilisation sans gabegie des fonds publics ; un traitement équitable de tous les soumissionnaires Ils n’engageront aucune négociation n’ayant trait aux aspects financiers des offres autres que celles prévues par la réglementation Ils limiteront les marchés de gré à gré et les appels d’offres en procédure d’urgence aux seuls cas prévus par la réglementation

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Nous devons améliorer la transparence de leurs activités de lutte contre la corruption, la sollicitation de pots-de-vin et les autres formes d’extorsion. Elles pourraient ainsi par exemple prendre des engagements publics contre la corruption, la sollicitation de pots-de-vin et les autres formes d’extorsion, et communiquer des informations sur les systèmes de gestion et sur les mécanismes de contrôle interne ou les programmes et mesures de déontologie et de discipline adoptés par elles afin de tenir ces engagements. Les acteurs des marchés publics et également encourager l’ouverture et le dialogue avec le public afin de le sensibiliser à la question de la lutte contre la corruption, la sollicitation de pots-de-vin et d’autres formes d’extorsion et de s’assurer sa coopération

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de nos petits activités de la vie quotidienne, avec l’administration et opérateurs économiques en particulier, aux plus hauts niveaux de la hiérarchie publique, nous sommes gangrenés jusqu’à la moelle par la corruption. Rien n’y échappe sur toute l’échelle des prestataires stratégiques de services publics et le Chef de l’Etat a déjà tapé la main sur la table pour que cesse cette iniquité sociale

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Cabinet le Professeur Luzolo Bambi ,comme Conseiller Spécial a démontré ses limites suite de copie coller du projet de notre travail étant Expert du domaine. Les vrais auteurs et commendataires d’enrichissement illicites et blanchiment des capitaux n'étaient pas cités ni ceux qui ont étaient cités n’étaient pas traduis en justice. Cabinet le Professeur Luzolo Bambi n'était que sélective, discriminatoire pour la consommation extérieur et non pas pour répondre aux réelles situations de la corruption et sa répression ainsi que sa prévention.

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Il y a 2454 jours
Il y a une mesure de lutte contre la corruption, parmi les plus efficaces, c'est la répartition équitable de la richesse nationale. Lorsque le fonctionnaire de la DGI sera convaincu qu'il participe à la mobilisation des recettes qui permettent à l'Etat de répondre à ses obligations régaliennes et que ces recettes ne finissent pas dans les poches de quelques individus, nous aurons fait un pas de géant dans la lutte contre la corruption.

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Il y a 2456 jours
le président a manqué des mots à dire, car lui même est fruit de cette corruption. Son deal avec Kabila. Soyons francs de quelle manière il a accéder à ce poste! dans son discours contre la corruption il a pris soins de pas mentionner les officiers , hauts gradés de l'armée et de la police qui entretiennent des groupes armés. ces mêmes officiers sont propriétaires des carrés miniers, des grandes fermes acquises illégalement et quelques uns d'autres eux font des parapluies aux businessmen exparts en RDC. Le président devrait avoir le courage de citer ses institutions.

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Il y a 2457 jours
"( )Il a affirmé qu’il était possible de combattre la corruption en condamnant les coupables à mort, laissant donc entendre que la peine capitale est une solution à la corruption ( )"

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Il y a 2457 jours
"( )Il a affirmé qu’il était possible de combattre la corruption en condamnant les coupables à mort, laissant donc entendre que la peine capitale est une solution à la corruption ( )"

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Il y a 2457 jours
"La corruption est effectivement un problème majeur, auquel le gouvernement doit s’attaquer en urgence en raison de son impact négatif à tous les niveaux de la société Au Kenya, en réaction à ce problème, Ngunjiri Wambugu, un député du parti au pouvoir, a récemment annoncé son intention de soumettre au Parlement une proposition de loi visant à introduire l’application de la peine de mort pour les faits de corruption Il a déclaré que la corruption devait devenir une infraction passible de la peine capitale parce que ses répercussions pourraient être pires que celles des cas de meurtre, de trahison et de vol avec violence Il a affirmé qu’il était possible de combattre la corruption en condamnant les coupables à mort, laissant donc entendre que la peine capitale est une solution à la corruption "

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