Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Femme - Mars 2026
mediacongo
Retour

Politique

Nord-Kivu : Augustin Matata et ses ministres ce matin à Goma

2013-11-25
25.11.2013 , Kinshasa
Politique / Provinces
2013-11-25
Ajouter aux favoris
La ville de Goma servira de siège du Gouvernement central pendant quelques jours. Déjà ce lundi matin, le Premier ministre Augustin Matata et toute son équipe quittent Kinshasa pour la capitale provinciale du Nord-Kivu. Une réunion du Conseil des ministres y sera présidée par le chef de l'Etat, selon une source qualifiée qui a contacté Forum des As hier en fin d'après-midi.

Sauf ultime changement, la réunion des membres du Gouvernement national pourrait se tenir ce mercredi à  Goma. Le président Joseph Kabila, à Kisangani depuis le week-end dernier, quittera donc la capitale "boyomaise" pour rejoindre toute l'équipe dans la capitale provinciale du Nord-Kivu. Cette rencontre intervient après la mission d'un groupe de membres de l'Exécutif national, conduite par Richard Muyej.

Depuis dimanche 17 novembre, six ministres Matata séjournent à Goma. Objectif, s'imprégner de la situation sécuritaire, humanitaire et sanitaire après la débâcle militaire du M23. 

L'IMPERATIF  DU RECONFORT MORAL

Lorsqu'il s'agit de commenter la situation dans l'Est du pays, certains analystes empruntent le court chemin.  Dans un lyrisme de bon ou mauvais aloi, les mêmes analystes qualifient la situation précaire dans la partie orientale de la RD Congo de la "guerre de l'Est". Une manière de voir les choses qui crée un chiisme psychologique dans les esprits des Congolais des autres provinces. Cependant, peu importe la diversité d'opinions qu'ils peuvent avoir, les Congolais doivent savoir que l'Est de leur territoire voile un enjeu international incontestable. La sociologie des rébellions en RD Congo renseigne que toute les rébellions naissent dans l’Est du pays, même si la plupart des dirigeants desdits conflits armés n'ont pas eu la même motivation, à savoir la chute du régime de Kinshasa. Exception faite à l'Alliance des forces démocratiques de libération du Congo (AFDL), conduite par feu Laurent-Désiré Kabila (septembre 1996-mai 1997). C'est donc la seule rébellion qui avait réussi à renverser le régime du président Mobutu. Toutes les autres n'ayant pour visée affichée que la balkanisation du territoire national. Par devers elle, la déstabilisation du pouvoir de l'Etat.

Vu de Rutshuru, de Masisi ou de Nyiragongo, l'Est de la RD Congo représente l'enjeu même de la souveraineté internationale et nationale de la RD Congo. Avec euphémisme, certains analystes iraient même peut-être loin pour déduire que la stabilité du pouvoir en RD Congo se joue dans les montagnes de l'Est. Par conséquent, en temps de paix comme en temps de crise politique, il n'y aurait donc aucun inconvénient à ce que les différents dirigeants du pays multiplient des réunions dans les Kivu. Trois raisons. Le premier avantage est d'ordre psychologique. Car, la population particulièrement meurtrie du Nord-Kivu, se sentira une fois de plus réconfortée. En plus de cela, la présence des membres du Gouvernement national dans l'Est du pays a aussi le mérite de renforcer la présence de l'autorité de l'Etat. Du coup, dissuader les auteurs de toute tentative de fractionnement du territoire national.

Tout bien considéré, la défense de l'intégrité territoriale postule un impératif qui n'incombe pas qu'aux seules Forces publiques. Ni moins encore au Pouvoir central. Bien au contraire. Les différents compartiments du Pouvoir doivent se sentir concernés. Car, aussi longtemps que la ville de Goma continuera à abriter les "états-majors " de la plupart des Ong internationales, les populations autochtones se sentiront coupées du pouvoir central. D'où, les risques à ces mêmes habitants de se sentir délaissés et, par conséquent, baisser l'ardeur de la résistance, tel que le préconise l'ethnographe et philosophe haïtien, Jean Price-Mars, dans sa célèbre théorie indigéniste.   

Qu'une réunion du Conseil des ministres se tienne à Goma, le choix n'est donc pas hasardeux. C'est qu'en plus des raisons liées aux infrastructures, la province du Nord-Kivu incarne tous les mauvais souvenirs des conflits armés qui se sont succédé en RD Congo. On se rappellera du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) en 1998, le Congrès national pour la libération du peuple (CNDP) en 2004, puis finalement la ouatée M23. Non compris tous les groupes armés opérant dans la région. 


C’est vous qui le dites :
8631 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Poster un commentaire, réagir ?

Les commentaires et réactions sont postés librement, tout en respectant les conditions d’utilisation de la plateforme mediacongo.net. Vous pouvez cliquer sur 2 émojis au maximum.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise

MediaCongo – Support Utilisateurs


right
Article suivant Nord-Kivu : Willy Mishiki radié de la coalition Wazalendu après ses propos sur les explosions de drones à Goma
left
Article précédent Au Sénat, Norbert Basengezi propose une loi électorale modifiée

Les plus commentés

Politique Diomi Ndongala : « L’urgence pour la RDC n’est pas la réforme de la Constitution »

11.03.2026, 7 commentaires

Politique Minerais stratégiques : Bernadette Tokwaulu Aena s'adresse à Donald Trump

11.03.2026, 5 commentaires

Provinces Attaque de drones à Goma : Kinshasa pointe les RDF/M23 et annonce l'ouverture d'une enquête indépendante

11.03.2026, 5 commentaires

Société Human Rights Watch dénonce des cas de disparitions forcées à Kinshasa

11.03.2026, 4 commentaires


Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance