
Société
Si le plan d’action des FARDC contre les violences sexuelles qui vient d’être élaboré arrive à être mis en œuvre avec succès, la RDC sera le premier pays à avoir rédigé un tel document et servira d’exemple. L’envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en charge des violences sexuelles en temps de conflits, Zainab Bangoura, l’a déclaré lundi 1er septembre à Kinshasa devant la presse à l’issue de l’atelier d’élaboration du plan d’action qui vise à réduire l’implication des hommes en uniforme dans ces infractions.
Selon Mme Bangoura, ce plan d’action des FARDC a la particularité de présenter des stratégies ainsi qu’un mécanisme de suivi et d’évaluation.
Le document définit des actions visant à sensibiliser les militaires et policiers sur les conséquences des violences sexuelles sur les victimes et le pays. Il prône la discipline au sein de l’armée, fondée sur la bonne conduite des hommes en uniforme. Ces derniers sont même encouragés au processus d’assistance aux victimes éventuelles des violences sexuelles.
La ministre du Genre, Geneviève Inagosi, a, de son côté, présenté des statistiques qui démontrent que le nombre de viols commis par les éléments de l’armée et de la police congolaise a décru de 2011 à 2013 ; tandis que ceux commis par les miliciens ont augmenté. Selon elle, 8% des cas répertoriés en 2013 ont été commis par les militaires loyalistes et 36 % par les miliciens.
Elle a affirmé que les efforts fournit du gouvernement dans la lutte contre ce fléau étaient visibles. Elle a plutôt appelé la communauté internationale à sensibiliser les groupes armés étrangers et les différentes milices encore actifs en RDC.
« Nous voulons que l’impunité cesse au sein des pays qui instrumentalisent les groupes armés chez nous et aussi qu’on punisse les multinationales qui entretiennent les milices chez nous », a indiqué Geneviève Inagosi.
L’objectif reste tout de même d’atteindre le niveau « zéro cas de viol commis par les éléments de la police ou de l’armée.»
La ministre de la Justice, Wivine Mumba Matipa, a également affirmé que dans son secteur des efforts étaient également fourmis pour améliorer la situation. Selon elle, en 2011, huit mille cas de viols commis par les FARDC avaient été enregistrés. Les trois quarts ont été traités, le reste étant en cours de traitement, a-t-elle assuré.
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