
Economie
Des milliers d’emplois sont supprimés et d’autres sont en voie de l’être. BAT a fermé, Orgaman également et d’autres sont en redressement judiciaire. La liste d’entreprises prestigieuses en difficulté est longue. La tempête touche plusieurs secteurs de l’économie nationale. C’est sur cette base que le Député national, Laurent Batumona, est monté sur le créneau et sans passion pour aborder la question de la crise de l’économie congolaise. Une crise, qui ne dit pas son nom mais reflète, selon son analyse, la réalité préjudiciable de la multiplicité des taxes et d’impôts. A cet effet, il évoque le cas de la BAT qui a délocalisé sa société vers le Kenya.
«Avec les droits d’entrer des douanes et accises, imaginez-vous le manque à gagner en termes d’impôt sur le bénéfice, en termes d’emplois…Nous ne pouvons pas laisser perdurer cette situation. Nous avons l’expertise et les capacités d’apporter des solutions», a expliqué le Président du MSC, avant de préciser pourquoi il souhaite débattre de toutes ces questions dans les institutions. Cette situation, affirme Batumona, n’augure pas un lendemain meilleur pour le climat des Affaires en République Démocratique du Congo.
«La superposition des taxes, double emploi de l’impôt et des taxes qui sont dans le chef d’un individu ne favorise pas le climat des affaires en RD Congo», martèle-t-il.
Baisse du pouvoir d’achat
Batumona Laurent ne partage pas l’avis de ceux qui estiment que la croissance économique reflète la santé de l’économie. «Avec une croissance probablement molle, le risque de défaillance d’entreprises reste souvent très élevé». Il met sur la balance le taux de personnes qu’il reçoit. La plupart d’entre eux, selon lui, posent des problèmes sociaux. «Environ 75% de mes émoluments partent dans cette assistance sociale».
Le panier de la ménagère ne correspond au pouvoir d’achat qui est en baisse. Il s’effrite au jour le jour. Sur cet angle, Laurent Batumona explique les raisons qui sont à la base de cette distorsion. En première ligne, il cite le poids de la fiscalité. «Je pensais que la misère c’est seulement du côté des communes de Selembao, Bumbu, Makala et autres communes environnantes. A Mokali, j’ai vu que c’est le grand village de misère où les gens se réveillent à 3 heures du matin pour attraper un transport».
Il faudrait des mesures à effet rapide
Des perspectives, Batumona Laurent pense qu’il faut d’abord rassurer les opérateurs économiques face aux visées potentiellement gourmandes de superposition des taxes. Il est convaincu que si le Gouvernement initie des mesures incitatives et urgentes, il sauverait ce qui peut l’être. Car, estime-t-il, une catastrophe pointe à l’horizon. Qui plus est, il démontre que les entreprises congolaises, suffisamment affectées, ont dû réduire sévèrement leur marge de manouvres face aux charges.
Les routes étant un secteur qui accompagne l’économie, l’avocat du peuple est revenu sur l’avenue Elengesa, la meilleure voie qui peut décongestionner huit communes de la Capitale. Mais, pour y arriver, trois conditions sont posées par la JICA, l’agence nipponne de coopération. A savoir : détruire les constructions anarchiques, démolir la cabine électrique de la Snel, construite en pleine route et, stopper les têtes d’érosion.
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