
Femme
Plus de 60 pour cent des femmes de la ville de Kikwit, province du Kwilu dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) vivent dans une misère noire. Même si quelques-unes se livrent dans certaines activités informelles ou sont travailleuses dans des institutions tant publiques que privées, il est difficile de nouer les deux bouts du mois avec de maigres salaires qu’elles obtiennent. La précarité socio-économique est donc inquiétante.
Il est 17h00, heure locales ce samedi 09 novembre 2019. Maman Pélagie Kusadila, plus de 50 ans d’âge, est assise et anxieuse. Elle et ses deux filles n’ont pas mangédepuis le matin.
Une de ses filles lui tresse les cheveux. Aucun indice des activités culinaires.
«Je traverse une souffrance indescriptible. Je manque de moyens financiers pour aller au marché avec mon panier. Je ne sais pas si le papa de ces enfants va amener quelque chose. Je ne vois chez qui demander», déclare-t-elle, inquiète.
De son côté, Claudine Mosoluta, jeune maman de 37 ans est paysanne dans la comme de Nzinda. Elle avait perdu, le 05 novembre dernier, son enfant de sept ans, malade, faute de moyens financiers pour l’amener à l’hôpital.
«Mon enfant, neuf ans, souffrait d’une forte fièvre avec des vomissements aigus. Quelques fois il avait la diarrhée. Il était devenu pale et déshydraté. J’étais incapable d’emprunter encore de l’argent auprès de tierces personnes parce que je suis déjà criblé des dettes. C’est pourquoi mon fils était décédé», témoigne-t-elle.
Merveille Kolimba, elle, travaille dans un bureau de l’Etat dans la commune de Lukolela : «Moi, je ne gagne que 90.000 Francs congolais à la fin du mois. Lorsque je le retire auprès de la banque, je commence par liquider des dettes antérieures. Quand je paye le loyer, rien de consistant reste entre les mains. Le maigre salaire ne suffit pas »
Quant à elle, Thérèse Onkongo, 28 ans, veuve de son état est dans l’informel. «Je me débrouille de ma façon pour faire nourrir mes enfants. Je n’arrive pas à acheter ne fût-ce qu’une parcelle Je n’avais achevé mes études», dit-elle.
Kusadila, Musoluta, Kolimba et Onkongo sont parmi les femmes majoritaires qui croupissent dans la misère dans cette ville de quatre communes et de plus d’un million d’habitants.
Selon Brigite Mukwa, cheffe du bureau urbain de Genre, famille et enfant, il faut un bon nombre de structures ou organisations qui puissent encadrer et accompagner les femmes dans les domaines tant social, économique que politique.
«La femme, comme toute autre personne, a droit à une vie socio-économique décente. Plusieurs lois et instruments tant nationaux qu’internationaux parlent des droits des femmes», déclare Papy Olinga, un des activistes des droits humains.
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