
Société
La polémique autour de la démission ou pas du président de la Cour Constitutionnelle, Benoît Lwamba, continue son bonhomme de chemin. Au cours d’une émission tournée récemment, Me Théodore Ngoy, avocat du concerné affirme que, contrairement à ce qui se raconte, son client n’a jamais démissionné de la Cour Constitutionnelle.
Il affirme que comme son communiqué l’indique, Benoît Lwamba est actuellement en train de suivre des soins médicaux en Belgique. Tout en qualifiant tout ce qui se raconte de pure rumeur, il appelle l’opinion tant nationale qu’internationale à s’en tenir au communiqué de son client apportant un démenti à sa prétendue démission de la Haute Cour.
«En tant qu’avocat du président Benoît Lwamba, je voudrais que l’opinion nationale et internationale s’en tiennent à son démenti. Le président Benoît Lwamba, en soins à l’étranger, n’a pas démissionné. Il a écrit une lettre à ses pairs de la Cour pour leur dire qu’il n’a jamais démissionné», a déclaré Me Théodore Ngoy.
En droit, explique-t-il, pour mettre fin à ses fonctions par démission volontaire, celui qui démissionne s’adresse au président de la Cour Constitutionnelle, avec copie à ses pairs. La Cour examine l’opportunité. Elle ne prend pas acte, précise-t-il.
« Dans le cas d’espèce, les juges devraient examiner l’opportunité et constater que cette lettre, sur la base de laquelle on estime que le président Lwamba aurait démissionné, n’est pas sortie de la Cour parce qu’elle n’a pas le numéro de la Cour et on n’en trouve pas de trace dans le registre de la Cour. D’autre part, ils avaient reçu, par le suivi administratif de la Cour, la lettre de démenti du président Lwamba, lettre portant la mention de la légalisation de sa signature par l’autorité compétente au sein de notre ambassade en Belgique où il se trouve actuellement», a-t-il déclaré.
Ce juriste invite la Cour qui n’a la mission que d’analyser l’opportunité de la démission à constater que le président Benoît Lwamba n’a pas démissionné, à prendre en compte son démenti et à annuler cette prise d’acte envoyée au président de la République.
Théodore Ngoy appelle en même temps le chef de l’État qui prône l’Etat de droit, à respecter les procédures telles que définies par les lois du pays. « L’Etat de droit, c’est la légalité, c’est la démocratie, c’est le respect des droits de l’homme», a-t-il indiqué.
Dans une correspondance signée par son directeur de cabinet a.i Eberande Kolongele, le mardi 15 juillet dernier, Félix Tshisekedi a pris acte de la démission de Benoît Lwamba de la Cour Constitutionnelle. Il l’a félicité et remercié pour les services rendus à la justice de la République Démocratique du Congo.
Cette correspondance faisait suite à la lettre de transmission du procès-verbal de prise d’acte de la démission de Benoît Lwamba par les autres membres de la Cour, transférée à la Présidence de la république le 11 juillet courant.
Le conseil de Benoît affirme que les membres de la Cour Constitutionnelle ont pris acte sur une rumeur. Car, indique-t-il, au-delà du démenti de lui-même Benoît Lwamba, son directeur de cabinet est revenu à la charge pour déclarer faux ce document qui a circulé sur les réseaux sociaux.
Qui dit mieux? les observateurs avertis pensent que seule l’histoire pourra faire la lumière sur cette affaire.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Religion Le président Félix Tshisekedi élève Nkamba au rang de Ville Sainte lors de la commémoration de Simon Kimbangu
06.04.2026, 8 commentairesPolitique Rodrigue Ramazani sur les jeeps offertes par Félix Tshisekedi aux Léopards : « Faire le généreux avec l’argent du contribuable n’est pas un exploit, c’est une faute »
06.04.2026, 6 commentairesPolitique Pâques 2026 : le cardinal Fridolin Ambongo alerte sur la crise nationale et appelle à l’unité
06.04.2026, 6 commentairesPolitique Marginalisation politique des acteurs politique de l'Est du pays : Hasard ou calcul délibéré ?
07.04.2026, 6 commentairesOnt commenté cet article
Ils nous font confiance