
Santé
Après l’Asie du Sud-Est, des parasites résistants au médicament permettant de lutter contre le paludisme ont été repérés au Rwanda. Chaque année, cette maladie touche 210 millions de personnes, et 430 000 en meurent.
Après l’Asie, c’est désormais le continent africain qui doit faire face à une résistance des parasites responsables du paludisme, véhiculés par les moustiques, au traitement à base d’artémisinine. Fin juillet, des chercheurs s’alarmaient de la situation, principalement en Asie du Sud-Est. Les chercheurs craignaient que, comme pour la chloroquine et la pyriméthamine, l’émergence de parasites résistants à l’artémisinine1 arrivent d’Asie, mais il semblerait que ça ne soit pas le cas : cette fois-ci, la mutation a été repérée parmi des populations de parasites rwandaises, note une équipe franco-rwandaise de scientifiques, conduite par Didier Ménard de l’Institut Pasteur de Paris et Aline Uwimana du Rwanda Biomedical Centre à Kigali.
Les résultats du travail de fourmi fait par l’équipe franco-rwandaise ont été publiés dans la revue Nature Med ecine le 3 août et laisse craindre une situation catastrophique. La Worldwide antimalarial resistance netwok indique sur son site : « Si cette résistance aux médicaments se propage davantage ou émerge en Afrique, des millions de vies seront alors en danger. » Or, c’est désormais le cas.
Les scientifiques vont tenter de contenir la propagation des parasites résistants au Rwanda et dans les pays des Grands lacs (Ouganda, RDC, Burundi, Kenya, Zambie, Tanzanie), indiquent Les Échos . Sans cela, l’Imperial College à Londres prédit 78 millions de cas en Afrique, dont 116 000 décès rien que pour ce continent.
210 millions de cas dans le monde
Plus de 210 millions de cas de paludisme surviennent chaque année dans le monde, en majorité dus au parasite Plasmodium falciparum, responsable de neuf décès sur dix. Ce sont près de 430 000 personnes qui en meurent chaque année. Seulement, le seuil des 400 000 morts a été franchi cette année dès la fin du mois d’avril. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait, alors, qu’en raison de problèmes de distribution de moustiquaires et de médicaments à cause du nouveau coronavirus, près de 400 000 personnes supplémentaires pourraient mourir du paludisme cette année.
L’OMS invitait alors à accélérer la recherche d’un vaccin contre le paludisme, alors que diverses découvertes, du côté d’un gène du parasite qui serait capable d’interagir avec la maladie par exemple ; et solutions, tels que les drones utilisés à Zanzibar pour pulvériser sur des rizières infestées de moustiques un liquide à base de silicone – non toxique et biodégradable, émergent.
1. L’artéminisine, molécule issue des feuilles de l’armoise annuelle est combinée à une autre. La première élimine rapidement les parasites, tandis que la seconde agit sur du plus long terme. La résistance observée « diminue la période d’élimination des parasites des sujets traités », note Didier Ménard.
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