Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



mediacongo
Retour

Economie

Réserves de change: faut-il craindre la faillite de l’État ?

2020-10-01
01.10.2020
2020-10-01
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2020_actu/10-octobre/1-4/bcc_banque_centrale_congo_19_00.jpg -

Comment la RDC qui fait face à plusieurs défis notamment, social, économique et sécuritaire, pourrait-elle continuer à remplir son rôle régalien tout en étant en faillite ? La question est préoccupante avec la dernière annonce de la Banque centrale du Congo qui ne dispose pas de réserves de change suffisantes pour, non seulement couvrir durablement les besoins du pays en importation des biens, mais aussi pour faire face aux tensions inéluctables sur le taux de change.

Pour le banquier et économiste international Noël K. Tshiani, dans cet état des choses, il y aura sans doute l’incapacité de l’Etat à faire face aux imprévus. Il faut donc dégager les responsabilités et passer aux sanctions. La Banque centrale du Congo est au banc des accusés. Elle serait loin de s’imposer une gestion rigoureuse qui pourrait aider le pays à éviter de se retrouver dans une situation de faillite tout comme de surchauffe sur le marché des changes.

Les réserves internationales, arrêtées au 11 septembre 2020, ont chuté de 834,52 millions USD à 730,77 millions au 18 septembre 2020, soit une baisse de 103,75 millions USD en sept jours, indique un document de la Banque centrale du Congo. Ces réserves, arrêtées au 18 septembre 2020, représentent deux semaines et 6 jours d'importation des biens et services sur ressources propres.

Elles ont ainsi franchi un niveau inférieur au minimum requis, de 3 mois d'importations dans le cadre des critères de convergence macroéconomique de la SADC et du COMESA.

Avec le niveau actuel, le pays risque gros dès lors que la ligne rouge est franchie.

Inquiétudes face aux imprévus

Quelle est la conséquence directe à craindre ? La réponse est claire. C’est la faillite de l’Etat. Et dans son double rôle d’autorité monétaire et de caissier de l’Etat, la Banque centrale du Congo serait d’abord elle-même une des épines à la base des situations de faillite répétitive pour le pays. Sinon, elle devra davantage éclairer sur sa gestion et ses missions.

Pour le banquier et économiste international Noël K. Tshiani, dans cet état des choses, il y aura sans doute l’incapacité de l’Etat à faire face aux imprévus.

Cette situation grave qui met la République, en violation des standards internationaux (FMI, SADC…). Cet ancien candidat président de la République en 2018 fait remarquer qu’avec à ce jour, deux semaines et six jours des réserves de change, la RDC est en deçà des standards internationaux tant au niveau de la SADC qu’au niveau des institutions de Brettons Woods (FMI).

Il faudra ainsi s’attendre à l’incapacité de la Banque centrale du Congo à intervenir pour soutenir la valeur de la monnaie.

« Si le taux de change déraille sur le marché de change, la BCC ne sera pas à mesure, comme elle l’a fait tout récemment, d’injecter des devises sur le marché de change pour augmenter l’offre des devises étrangères par rapport à la monnaie nationale. Et comme les cambistes sont malins, cela aura comme conséquence, la chute vertigineuse de la monnaie nationale parce que les gens savent que la BCC n’est plus à mesure d’intervenir », a expliqué Noël Tshiani.

Et sans compter que la chute de la monnaie nationale implique l’augmentation des prix sur le marché des biens et services, la diminution du pouvoir d’achat de la population.

Dégager les responsabilités et sanctionner

Dans sa casquette d’expert, Noël K. Tshiani est tranchant sur la situation : « Il faut révoquer le gouverneur de la Banque centrale du Congo ». Pour cause : l’incapacité de la Banque centrale de faire respecter la règlementation de change.

« On dit que quand on a exporté, il faut rapatrier 60% de l’exportation. La Banque centrale du Congo n’est pas à mesure de faire ça. Elle ne propose pas des sanctions pour ceux qui violent la loi. Elle ne se fait pas entendre non plus », a-t-il regretté.


Noël Tshiani

De l’avis de cet économiste, il ne suffira pas simplement de révoquer le gouverneur de la Banque centrale. Aussi, « il faut révoquer la haute direction de la Banque et restructurer celle-ci ». Ce serait ainsi, selon Noël K. Tshiani, une manière pour la RDC de rencontrer le préalable posé par le FMI pour la négociation du programme.

«Le FMI a employé le terme poli de restructuration de la Banque centrale. Une institution internationale ne peut pas dire à un Etat indépendant, révoquer telle personne. Restructuration, ça veut dire quoi ? Ce n’est pas simplement nommer les administrateurs et nommer les commissaires aux comptes. C’est changer la haute direction de la banque. Et si on remplit les critères, ces institutions peuvent nous octroyer l’aide budgétaire pour justement renflouer les devises étrangères, les réserves de change… », a-t-il déclaré.

Dans la foulée, c’est l’indépendance même de la Banque centrale qui est ignorée. La preuve, explique Noël K. Tshiani : « Quand le Premier ministre demande au gouverneur de la BCC de lui préparer un rapport sur les réserves de change, le rapatriement des devises… Mais c’est très grave. Ça veut dire que la BCC a cessé littéralement d’être une institution indépendante. On lui donne des injonctions parce qu’elle ne fait pas son travail».


Le Potentiel / MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 2 commentaires
8813 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Envie de réagir ou de participer ?

Pas de compte ? Pas de problème ! Vous pouvez quand même réagir à un commentaire en cliquant sur un émoji. Pour aller plus loin — commenter, répondre ou contacter un autre utilisateur — connectez-vous à votre compte MediaCongo.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise.

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 2014 jours
ARRESTATION DE NOEL TSHIANI,pour incitation à la canibalisation des réserves de change de RDC EN .effet pour ne pas être révoqués,les hauts responsables de la BCC multiplient depuis 3 Jours, les dons ( =vols) de briques de dollars à quiconque se dit influents au sujet de son limogeage annoncé : présidence,Ministres,les 8 Premières dames Cela fait suite à la déclaration COURAGEUSE de N TSHIANI. :"Ilfaut révoquer la haute direction de la Banque et restructurer celle-ci" I

Réagir

Répondre
Il y a 2015 jours
BRAVO TSHIANI mais il n'est pas QUESTION NOMMER DES FRERES TRIBAUX:le probléme en RDC est que le gouverneur puise comme il vEut dans les Réserves de CHANGE/ la BCC DOIT SUBIR une TOTALE restauration des missions d'une banque centrale qui excluent:1/q"un gouverneur se transforme, pour se maintenir, en distributeur de l'argent de l'Etat à la présidence,aux ministres,généraux et étrangers mafieux/qu'il se POSE comme ordonnateur de divers payments 3/Ne doit pas jouir De salaires et avantages SCANDALEUX 4/ne doit pas se limiter à faire des constats mais proposer des mesures efficaces (5/Nedois pas voler l'argent de lEtat et le plac

Réagir

Répondre
right
Article suivant Kinshasa et l’ONU unissent leurs efforts pour un secteur minier durable
left
Article précédent Paie des fonctionnaires : février clôturé, mars lancé, le Gouvernement dément toute suspension

Les plus commentés

Religion Le président Félix Tshisekedi élève Nkamba au rang de Ville Sainte lors de la commémoration de Simon Kimbangu

06.04.2026, 8 commentaires

Politique Rodrigue Ramazani sur les jeeps offertes par Félix Tshisekedi aux Léopards : « Faire le généreux avec l’argent du contribuable n’est pas un exploit, c’est une faute »

06.04.2026, 6 commentaires

Politique Pâques 2026 : le cardinal Fridolin Ambongo alerte sur la crise nationale et appelle à l’unité

06.04.2026, 6 commentaires

Politique Marginalisation politique des acteurs politique de l'Est du pays : Hasard ou calcul délibéré ?

07.04.2026, 6 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance