
Provinces
Une partie de la population de Beni est descendue dans la rue le samedi 3 octobre 2020 pour dénoncer la permanence des massacres perpétrés par le groupe armé ADF. Des centaines de personnes, dont les jeunes du groupe de pression «Véranda Mutsanga», portant un cercueil et une croix, comme lors d’une cérémonie funèbre, ont marché pendant plusieurs kilomètres dans les artères principales de la ville jusqu'à la mairie de Beni pour demander à ce que l'autorité de l'Etat soit rétablie dans cette ville.
Ces manifestants ont déposé un mémorandum à la mairie,destiné au président de la RDC, dans lequel ils ont formulé des recommandations pour remédier à la situation sécuritaire de cette région. Ces manifestants qui réclament le retour de la paix, menacent de se prendre en charge si les autorités «ne prennent pas au sérieux» la question sécuritaire de Beni.

Le maire de Beni, Muhindo Bakwanamaha Modeste, a fait savoir aux manifestants que les militaires congolais sont en pleine opération de traque des assaillants. A cet effet, il a rappelé que seuls les militaires ont la mission de combattre les ennemis avec des armes et non les civils. Toutefois, le maire de la ville a salué le souci de cette population pour le retour de la sécurité qui doit être garantie à tout le monde.
Cette manifestation de la «Véranda Mutsanga» a été organisée à l'occasion du sixième anniversaire des tueries dans la région de Beni. En effet, c'est le 6 octobre 2014 que les premiers cas de personnes tuées selon le mode opératoire des ADF (tueries à la machette, hache, marteaux et arme à feu) ont été signalés à Mukoko, un village situé près de la commune d'Oicha, dans le secteur Beni-Mbau. Après ces tueries, les exactions se sont poursuivies dans tout le secteur jusqu'à atteindre la ville de Beni.

Six ans après, la situation sécuritaire demeure «volatile» reconnait Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni. Plusieurs opérations militaires ont été déclenchées contre ce groupe armé mais la situation semble revenir à la case départ. Les tueries s'enchaînent et la société civile parle de milliers de civils tués, de plusieurs personnes toujours portées disparues, sans compter des villages pillés et incendiés. Cette insécurité a poussé certains habitants à abandonner leurs habitations et leurs champs, principale source de revenus pour la population, augmentant ainsi leur niveau de vulnérabilité.
Les tueries sont toujours enregistrées dans le secteur de Beni-Mbau et dans la ville de Beni. Ces derniers temps, le secteur de Rwenzori a également été embrasé et la situation s'étend progressivement dans les territoires voisins d'Irumu et de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
De nombreuses couches de la population, à savoir les notables, les députés, les sénateurs ainsi que la société civile et certaines organisations de défense des droits de l'homme plaident pour l'évaluation des opérations Sukola 1, visant la traque des groupes armés à Beni, qui aurait montré ses limites. D’autres préconisent même la négociation avec le groupe armé ADF pour stopper les tueries qui n'ont que trop duré.
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