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Burkina Faso : une nouvelle manifestation contre la présence française

2023-01-20
20.01.2023
2023-01-20
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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté vendredi à Ouagadougou contre la présence française au Burkina Faso, épicentre du jihadisme au Sahel. Elles réclamaient notamment le départ de l'ambassadeur de France. 

La colère anti-française ne diminue pas au Burkina Faso. Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés, vendredi 20 janvier, au cœur de Ouagadougou pour demander le départ de la présence française dans le pays.

"Armée française, dégage de chez nous"

Parmi leurs revendications, les manifestants ont demandé le départ de l'ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade, et la fermeture de la base de l'armée française à Kamboinsin, en périphérie nord de la capitale où sont stationnées 400 forces spéciales. Majoritairement vêtus de blanc, les manifestants portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : "Armée française, dégage de chez nous", "France, dégage", ou encore "Dehors les diplomates pyromanes".

"Nous sommes là pour exprimer notre soutien total et indéfectible au président Ibrahim Traoré, aux forces de défense et de sécurité engagées dans la lutte contre le terrorisme et dans leur quête de la souveraineté totale de notre pays", a déclaré Mohamed Sinon du collectif des leaders panafricains (CLP) qui regroupe des organisations favorables au nouveau chef de la junte militaire.

Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, le 30 septembre après un coup d'État militaire le 30 – le deuxième en huit mois –, les relations entre le Burkina Faso et la France se sont détériorées. Pendant le putsch, des manifestants avaient violemment attaqué l’ambassade de France ainsi que l’Institut français de Ouagadougou. Depuis décembre, les autorités burkinabè demandent à la France de rappeler son ambassadeur sur place, Luc Hallade, après que celui-ci ait tenu des propos jugés offensants.


Luc Hallade

Ces derniers mois, les autorités de Ouagadougou ont affirmé à plusieurs reprises leur volonté de renforcer leurs relations avec Moscou, faisant redouter à certains l’arrivée de la société paramilitaire russe Wagner dans le pays. En coulisses, la junte burkinabè assure à Paris qu'elle ne compte pas s'adjoindre les services de Wagner. Selon plusieurs sources françaises, une équipe de liaison est venue prospecter au Burkina, pays riche en ressources minières

Un pays en proie à la violence jihadiste

Le Burkina Faso, en particulier sa moitié nord, est confronté depuis 2015 aux attaques de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l'État islamique. Ces attaques ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de deux millions de personnes.

La dernière série d’attaques a fait une trentaine de morts dans la moitié nord du pays. Selon plusieurs sources sécuritaires, une première attaque a visé jeudi un poste avancé des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), des supplétifs civils de l'armée à Rakoegtenga, une ville située dans la province de Bam (nord). Six d'entre eux sont morts ainsi qu'une femme.

Plus à l'ouest, dans la province de Nayala, une "embuscade" a eu lieu "contre un convoi escorté par des militaires et des VDP sur l'axe Siena-Saran" a indiqué cette même source. Dans la province de Nayala, une “embuscade” a eu lieu “contre un convoi escorté par des militaires et des VDP”, a-t-elle complété, évoquant “une dizaine de VDP et un civil” décédés dans cette deuxième attaque. Deux autres incidents liés à des groupes armés jihadistes ont été enregistrés jeudi, selon d'autres sources sécuritaires.

La semaine dernière, une soixantaine de femmes ainsi que des nourrissons ont été enlevés près d'Arbinda, dans le nord du Burkina, par des jihadistes présumés. Des recherches terrestres et aériennes ont été lancées pour les retrouver. Une partie du pays, notamment la région du Sahel où se trouve Arbinda, est depuis plusieurs mois sous blocus des groupes jihadistes, et les localités sont difficilement ravitaillées.

 


AFP / France 24 / MCP, via mediacongo.net
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