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« Les 2 milliards (restant) des fonds pour les infrastructures sont toujours disponibles au niveau de la banque Eximbank » (Moïse Ekanga)

2023-02-22
22.02.2023
2023-02-22
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"Oui, le contrat (sino-congolais infrastructures contre minerais) est gagnant-gagnant", affirme sans détours, le sénateur Moïse Ekanga, ex-secrétaire exécutif du Bureau de coordination et de suivi du contrat sino-congolais, accord de coopération historique entre le gouvernement Congolais et un consortium d'entreprises, signé en avril 2008, invité du l'édition spéciale sur Top congo fm.

Pour celui qui fut tout d'abord "expert" lors des négociations ayant abouti à ce "big deal", tous ceux qui parlent d'un "partenariat déséquilibré", dans les faits (68 % du capital de la co-entreprise Sicomines dont fait partie la société minière publique congolaise Gécamines revenant aux firmes Sinohydro Corp et China Railway Group), ont tout faux.


"Quand on parle de déséquilibre, on compare l'argent qui est investi dans les infrastructures à ce qui est investi dans les projets miniers. (Or), les fonds pour les infrastructures sont disponibles", assure-t-il.

2 milliards disponibles

"Il y avait un problème d'électricité dans la zone du projet, les Chinois ont eu des difficultés à installer l'usine de pleine capacité, (c'est ainsi qu'ils ont dû commencer) avec une unité de production de 125 000 tonnes et avant d'atteindre une production qui génère suffisamment des bénéfices, le Conseil d'administration (de la Sicomines) en assemblé générale plafonne les investissements dans les infrastructures à 1, 53 milliard. Sur les 1,53 milliard, on a utilisé 822 millions plus des intérêts. Du coup, sur les 3 milliards, on a utilisé moins d'un milliard. Les 2 milliards (restant) sont disponibles niveau d'eximbank".

Il fait savoir que "dès que ça sort d'eximbank pour aller vers Sicomines, ça commence à porter des intérêts. Dès qu'il y a des projets, la Sicomines est prête à décaisser cet argent au fur et à mesure de l'évolution des travaux".

Pour preuve, pointe-t-il, "maintenant, on va dégager 500 millions de dollars. Vous trouverez qu'à part les quelques travaux qui doivent se poursuivre comme les stades et l'avenue Nzolana, les nouveaux projets ne prendront peut-être que 4 à 6 mois d'études de faisabilité et donc les 500 millions qu'on a pour 2023, on pourra commencer à les déclarer au mois de septembre ou octobre".

Pas de faiblesse  

Quant à savoir si la RDC a dû, à l'époque comme le dit le chef des services de l'Inspection générale des finances (IGF), négocier en position de faiblesse, Moïse Ekanga tranche : "nous n'avons pas négocié à genoux. Quand on négociait cette convention, la Gécamines n'avait pas un partenaire où elle avait plus de 20%. Tenke Fungurume mining (TFM), le plus grand partenaire de l'époque, était à 12%. C'est quand au niveau de la convention avec la Chine, on a eu 32% qu'on a parlé de la revisitation de tous les autres contrats, tous les autres partenariats de la Gécamines. Et puis quand il y a des bénéfices, on prenait les 85% pour rembourser les prêts et leurs intérêts et les 15% restant étaient distribués entre les actionnaires".

Et de rencherir : "avec tous les problèmes de la Gécamines, à sa demande, on est passé de 15 à 35% pour la distribution des dividendes et 65% pour le remboursement des prêts. Au lieu d'avoir les 68% des bénéfices générés par l'exploitation, les actionnaires Chinois ont accepté de renoncer à une partie de leurs bénéfices pour financer les infrastructures. Voilà ce qui signifie qu'on n'a pas négocié à genoux", insiste-t-il.

En outre, "les gens pensent que nous avons pris des réserves et cédées aux entreprises Chinoises. Nous n'avons pas cédé les réserves aux entreprises chinoises. On a mis à contribution les réserves pour une exploitation commune. Et il est dit dans l'avenant n°3 qu'après remboursement des projets d'infrastructures et miniers, nous avons, nous congolais, la possibilité de récupérer la Sicomines, tous ses biens et les gérer autrement soit poursuivre avec eux", renseigne l'ex-secrétaire exécutif du Bureau de coordination et de suivi du contrat sino-congolais.

Aucun regret 

Par ailleurs, "j'ai bien agi et je suis prêt à le refaire", assure Moïse Ekanga.

"Dans le cadre de ce projet de coopération, nous avons servi le pays. Nous avons évité que l'argent passe par la partie congolaise pour qu'on évite le projet des 100 jours ou Tshilejelu (avec tous les détournements. Passer par la partie chinoise garantissait le contrôle", estime-t-il, renvoyant la balle dans le camp de l'Agence Congolais des grands travaux (ACGT) pour toutes les autres questions aux chiffres que l'IGF considère comme de la surfacturation.

Les conditions d'un nouveau partenariat 

Du haut de son expérience, Moïse Ekanga s'en va, enfin, de son conseil dans la perspective de la revisitation du contrat sino-congolais 

"Je demande au gouvernement congolais de mener des études pour avoir des projets, avoir des moyens pour engager des missions de contrôle qui ne soient pas rémunérées par les fonds Chinois. Si on règle ces 2 problèmes là, on ira de l'avant", lâche-t-il.

Eric Lukoki
Top Congo Fm / MCP, via mediacongo.net
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Tozalaka na ba politiciens te na kin batu oyo baza ba maitres-frappeurs ! Politko ya kongo eza lobeka Maitre Gecoco, Maitre Joseph kabila, Maitre Francis Kalombo, Maitre Eteni Longondo, Maitre Vital Kamerhe, Maitre Moise Katumbi Maitre Ngifle na Jose Lipasa botala ba collaboteur na bino ya cravattes.

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Il y a 1097 jours
Donc, il fallait attendre le rapport de IGF pour décaisser 500 millions? Et pourquoi pas tout ce temps. Ça sent morveux, quelqu’un devrait se moucher!

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Je reviens encore pour dire que la gratitude n'est pas Luba, n'est ce pas grâce au contrat chinois que tous nos combattants de l'UDPS ont trouvé du boulot en devenant de WEWA Jusqu'à suivre le cortège du Président. Je ne suis pas Kabiliste mais si j'étais WEWA je ne dirais jamais le mal du contrat chinois. UN PEU DES GRATITUDE MES FRÈRES LUBA, CAR NOUS SOMMES PARMIS LES GRANDS BÉNÉFICIAIRES DE CE CONTRÂT. DISONS MERCI KABILA POUR LE PONT LWANGE

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Il y a 1097 jours
En ce que je sache, ce contrat devrait être négocié dans des conditions extrêmement difficiles. Pendant cette période là, arriver en ville pour travailler et chez soi le soir était plus qu'un calvaire. Il n y avait pas des routes. La population préférait quitter Kingasani, Kinsuka et autres coins de la capitale à 3h00 du matin pour arriver à 8h00 au lieu de service et évitait au maximum de monter à bord d'un bus qui quitterait à la même heure pour arriver à 10h00 en ville. Les autorités de l'époque devraient trouver solution à ce problème grave. Et à cette époque toutes les coopérations avec l'occident étaient suspendues par la volonté des blancs qui avaient d'ailleurs frappé la RDC de l'embargo des armes. Cette situation datait déjà de Mobutu. Kabila Joseph a été un véritable génie pour avoir déjoué les blancs et su faire entrer les véhicules et engins chinois à Kinshasa . Il faut voir combien les kinois ont applaudi ces véficules et engins.

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Il y a 1097 jours
Mais ou sont les infrastructures construites pour le compte de l'Etat congolais aux benefices de la population congolaise. SI VRAIE QUE C'ETAIT GAGNANT GAGNANT. SOYONS SERIEUX QUAND MEME.

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Nous les luba, nous sommes trop ingrats , n'est ce pas grâce à ce contrat que la route Kin -Kasai a été améliorée. Olongwe Kasaï na tongo na pokwa O za na kin. Ata PONA Wana NGA Na ndimaka Joseph Tala ndenge to tondisi Kin

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Il y a 1097 jours
En 2008, signer un tel contrat avec un partenaire a la taille de la Chine n'etait pas chose facile; surtout qu'il y a des rebelles dans certains coins du pays a cet epoque; personne ne pouvait s'assarder a mettre ses milliards de Dollars pour venir investisseurs en RDC, mais la Chine avait osee a cettte epoque. Pourquoi ce regime ne peut pas utiliser l'expertise de Moise EKANGA dans les domaines miniers au lieu de nous prendre des apprentis

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Il y a 1097 jours
Bravo. Rien n'empêche le gouvernement congolais ou la Gecamines de saisir les tribunaux. Remplacer les chinois, parmi les noms repérer sur le carnet d'adresse de Kagame. C'est l'art qui est difficile, la critique est facile. Peut-être la Présidence veut gérer cet argent pour d'autres sauts de moutons.

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