
Politique
Comme vous le savez, Moïse Katumbi, Delly Sessanga, Martin Fayulu et Matata Ponyo ont coalisé en vue de mener des actions communes contre le pouvoir en place, essentiellement sur la question électorale et la situation économique du pays.
En réaction, l’UDPS Tobie Kayumbi affirme que son parti n’est nullement effrayé par cette alliance. Car, dit-il, nous connaissons les acteurs et leur jeu.
« Lorsque j’ai vu les acteurs de cet ensemble, je me suis rendu à l’évidence que le boulevard pour la réélection de notre champion, son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI est totalement applani », affirme ce jeune cadre du parti présidentiel.
Dans la tribune ci-dessous, je tiens ici à démontrer devant l’opinion publique le contexte économique mondial dans lequel les prix de certains produits connaissent une hausse remarquable.
Néanmoins, j’aimerais tout d’abord situer chaque personnalité de cette union dite de l’opposition, explique l’ingénieur Tobie Kayumbi.
Delly Sessanga: Transfuge du MLC, il a créé le parti Envol qui ne compte pas plus de 100 membres à Kinshasa. Mais, curieusement, en 2018, il se fait acheter pour assumer le poste du Secrétaire Général de « Ensemble pour le Changement » de Moïse Katumbi. Instable, il quitte Moïse Katumbi lors des législatives de 2018 et se fait élire au Kasaï Central, député national sous le label de soutien à Félix Tshisekedi. Quelques temps plus tard, il commence à critiquer le régime en place. Le voir aujourd’hui près de Katumbi ne nous surprend pas. Car, c’est sa nature d’être instable et il le sera à jamais. Ne dit-on pas que » qui a trahi, trahira encore » ?
Matata Ponyo : Ancien premier ministre sous Kabila. Il est président d’un parti politique qui n’a pas des membres, mais regroupe certains de ses proches qui se font appeler cadres. Un type assez singulier d’un parti mallette. Matata Ponyo porte l’image d’un mauvais gestionnaire. Depuis son départ de la Primature, la Cour Constitutionnelle est à ses trousses dans l’affaire Bukanga Lonzo. Très bientôt, il criera à l’acharnement politique.
MARTIN FAYULU: Celui-ci a fait un comeback chez son ancien maître à penser Moïse Katumbi qui a soutenu sa campagne électorale de 2018.
Durant le premier quinquennat du Chef de l’État, il a été incapable de se servir de l’aura qu’il a acquise comme challenger de Fatshi à la dernière présidentielle pour consolider son image et remonter son parti. Malheureusement, l’ECIDé, son Parti ressemble aujourd’hui à un parti mallette. Il a l’injure facile et se comporte comme un apprenti politique. « Si le peuple me demande de m’effacer, je le ferai » est devenu son credo ». Crédit politique, néant.
Moïse Katumbi demeure un homme politique instable ayant des ambitions totalement démesurées. Son nom rappelle à plus d’un titre l’identité d’un acheteur de conscience. Rappelez-vous que Katumbi a quitté le PPRD, son parti, 3 ans avant la tenue des élections de 2018 et il a traversé à l’opposition où il a trouvé l’UDPS avec à sa tête Étienne Tshisekedi.
Avec son G7, créé de toutes pièces avec les chefs des partis politiques alors qu’il n’en avait pas lui-même, il va tout manigancer pour qu’il occupe une place de choix au sein du rassemblement de l’opposition crée à Genval par papa Tshisekedi, au point que son nom avait figuré sur la liste des personnalités emblématiques qui devaient bénéficier de l’abandon des poursuites judiciaires dans l’affaire STOUPIS.
Au mois de Mars 2018, alors que l’UDPS se préparait à organiser son Congrès pour désigner son candidat à l’élection présidentielle, Katumbi affiche son mécontentement et finance plusieurs mouvements de rébellion contre les autorités de l’UDPS, au motif que l’UDPS devait, en principe, s’aligner derrière lui. C’est en ce moment-là qu’il mettra en place une plate-forme électorale « Ensemble pour le Changement » qui l’amènera à Genève avec le projet d’étouffer l’UDPS. Car, il se disait, soit c’est lui le candidat commun de l’opposition Lamuka, soit une autre personne. Mais que celle-ci ne vienne pas l’UDPS. La messe noire va toutefois connaître un échec cuisant lorsque de notre côté, nous mettrons en place le regroupement CACH, a l’initiative des présidents Vital Kamhere et Félix Tshisekedi.
Au bout de quelque temps passé à l’opposition, Moïse Katumbi répond à l’appel du Chef de l’État dans le cadre de l’Union sacrée. Mais c’était avec un agenda caché, sommairement consacré à s’opposer au Chef de l’État, malgré l’importance des postes de responsabilité que son parti occupait au sein du gouvernement.
À quelques mois de la présidentielle, il quitte l’Union sacrée et rejoint l’opposition ouverte. Sans gêne, ni honte, il commence à parler de la vie chère contre le pouvoir pour lequel il a lui-même servi. Il a même entrainé l’ancien président a.i de l’UDPS, l’honorable Jean-Marc dans cette sale besogne. Tout de suite, je lui dis que Tshisekedi n’est pas Kabila. Il s’est mal habitué à quitter le pouvoir à la veille des élections pour rejoindre l’opposition.
Parlons maintenant de la vie chère : Ici, je comprends que Katumbi est un vendeur d’illusions. Puisqu’un homme sérieux est celui qui sait aussi expliquer au peuple congolais que dans un contexte post-covid et celui de guerre en ukraine, l’inflation chez nous est acceptable par rapport à d’autres pays comme la France où les prix des biens et services ont quintuplé.
Il y a lieu de savoir que la RDC ne vit pas en vase clos. Nous sommes en programme avec le FMI qui a des exigences en matières économiques et financières. La marge de 2 % du taux d’inflation fixée à notre pays est respectée, tandis que le PNB (produit National Brut) est en hausse 8 % au mois de février et situe notre économie à un niveau acceptable.
Car, il ne faut pas oublier que nous émargeons dans une économie de guerre où le fonds d’investissement est, en majeure partie, affectée à cette guerre d’usure que nous mène injustement le Rwanda. Et, malgré toutes les difficultés, le gouvernement subventionne le secteur des hydrocarbures. Actuellement, le prix du litre de carburant est à 2 $ partout au monde, soit 4.600 fr, mais, c’est à 2.850 fr qu’il est vendu ; soit un peu plus de 1.23 $ ; soit, 61 % du prix réel. Fin de citation.
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