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Politique

Tensions pré-électorales: quid d'un compromis ?

2023-06-21
21.06.2023
2023-06-21
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A six mois des élections générales (présidentielle et législatives), l’atmosphère sociopolitique est tendue en République démocratique du Congo (RDC). Pour cause, les compositions de la Commission électorale nationale et de la Cour constitutionnelle qui sont remises en cause par l’opposition qui demande leur refonte ainsi que le toilettage du fichier électoral.

Certains, à l’instar de Martin Fayulu ou encore du parti de l’ancien président Joseph Kabila, prônent le boycott du processus électoral quand d’autres exigent purement et simplement l’organisation d’«un nouvel audit indépendant et transparent du fichier électoral ». C’est dire si à quelques mois de la tenue des élections, les couteaux sont tirés entre les protagonistes de la scène politique en RDC.

Avec une opposition décidée à obtenir le maximum de garanties de transparence avant la tenue des scrutins et qui continue de ruer dans les brancards, face à un pouvoir qui veut mettre un point d’honneur à tenir les élections « dans les délais constitutionnels » en ayant pour objectif la réélection de son candidat à un second mandat.

 Attention au réveil des vieux démons!

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces élections générales de fin d’année polarisent déjà les attentions dans un pays où les élections ont toujours été sources de tensions mais aussi de violences parfois meurtrières. Comme cela a été le cas en 2011 où l’opposition avait dénoncé des fraudes suite à l’élection de Joseph Kabila ou encore en 2019, après la proclamation des résultats en faveur de Félix Tshisekedi. Les vives contestations qui s’en étaient suivies, avaient donné lieu à des actes de vandalisme, de pillage et autres violences qui ont contribué à creuser le fossé de la division entre Congolais. Et à quelques encablures des échéances électorales de décembre 2023 qui pointent déjà à l’horizon, la crise de confiance entre les acteurs politiques est davantage exacerbée par les fortes suspicions sur fond de soupçons de fraude. Et le pouvoir de Félix Tshisekedi n’échappe pas à la règle non écrite de méfiance de l’opposition qui a toujours pointé du doigt la composition des organes électoraux que sont la CENI et la Cour constitutionnelle souvent accusées, plus à raison qu’à tort en RDC comme ailleurs sur le continent noir, de rouler pour le pouvoir en place.  Ce n’est pas Martin Fayulu qui dira le contraire; lui qui, lors de la présidentielle de décembre 2018, s’est vu couper l’herbe sous les pieds si ce n’est voler une victoire qui lui tendait les bras, après la renonciation du président Joseph Kabila à un troisième mandat anticonstitutionnel, dans les conditions que l’on sait. Et que dire de ce qu’il s’est passé en Côte d’Ivoire en 2011, à la faveur de l’élection présidentielle qui reste jusque-là, avec ses trois mille morts, la plus grande crise post-électorale que le pays de Houphouët Boigny n’ait jamais vécue ? Attention donc au réveil des vieux démons qui ne dorment d’ailleurs que d’un œil dans une RDC où élection rime souvent avec violences et où les alliances se font et se défont au gré des intérêts du moment. 

Les autorités de Kinshasa doivent éviter de prêter le flanc

D’où la nécessité d’aller à un compromis pour conjurer le mauvais sort de sorte à éviter qu’à la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est du pays, ne vienne se greffer une crise politique d’envergure.  La RD Congo n’a pas besoin de ça.  C’est pourquoi le pouvoir gagnerait à prêter, autant que faire se peut, une oreille attentive aux récriminations de l’opposition.

En tout cas, à défaut de revoir de fond en comble la composition des organes électoraux, si un éventuel audit indépendant du fichier électoral, peut contribuer à faire baisser les tensions politiques, ce serait déjà cela de gagné. A tout le moins, cela ôtera des arguments à l’opposition pour continuer à protester. Autant dire que les autorités de Kinshasa doivent éviter de prêter le flanc.

Car, c’est de la contestation que naissent souvent les violences. Et en matière d’élections, si l’on sait généralement quand commencent les crises, il est, en revanche, toujours difficile d’en prédire l’issue encore moins l’ampleur.  Et c’est un avertissement qui ne vaut pas que pour la RD Congo. Surtout qu’au-delà du pays de Félix Tshisekedi, on voit déjà se dessiner les prémices de tensions électorales dans des pays comme la Sierra-Leone, le Togo, le Gabon, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, où les couteaux semblent déjà tirés entre l’opposition et le pouvoir relativement aux prochaines échéances électorales.

C’est le lieu d’appeler la classe politique africaine dans son ensemble, à un changement de paradigme. Ce, en vue d’inculquer à tous les acteurs, les vertus de la démocratie qui passent aussi par des élections propres qui feront la grandeur de nos nations. Autrement, les mêmes causes produiront toujours les mêmes effets. Et c’est le pauvre peuple qui sera toujours le dindon de la farce de politiciens à l’éthique douteuse et prêts à toutes sortes de compromissions pour assouvir leurs ambitions personnelles.


lepays.bf / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 1020 jours
(Suite) Déjà l' Europe est inquiet sur l'augmentation de taux d'abstention ,puisque cela met en risque la cohésion, par l'arrivée au pouvoir des pouvoirs autocratiques, voir autoritaires. Aujourd'hui en Europe nous avons la droite partout et demain peut etre la droite extrême. Bref élire un Président autocrate, c'est mettre hors jeu des millions des congolais. Devant des lois et textes violés, du moins sur ce point l'intelligentsia a le devoir d'être compact. Gagner un match pour avoir brutaliser les adversaires, ne fait pas de vous un grand joueur.

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Il y a 1020 jours
Le problème c'est la naïveté du peuple,et la complicité de l'intelligentsia congolaise. Surtout l'intelligentsia dont on suppose connaître les attentes du peuple, la démocratie chez les occidentaux. Tenez, Kadima s'il avait cette expérience dont on parle. Il allait déjà démissionner de soi par manque de consensus sur sa personne. Le pays vient avant sa modeste personne. Sa démission serait tout simplement un acte patriotique de sa part. Etre à 15 % avec tous acteurs politiques présentent dans le CENI n'est pas la même chose avec le 15 % avec l'électorat de l'UNS. Installer un pouvoir autocratique, c'est honte pour tout intelligence humaine. Il n'est pas dans l'intérêt de Tshilombo. Combien des gens, des congolais qui n'iront pas aux élections ? Où qui iront mais ne vont pas voter Tshilombo ? Le but de tout candidat c'est de voir des masses aller voter librement leurs candidats. Pour implanter une démocratie la voie maesta est la participation des tous. L'électorat congolais est radical. Cda chacun va voter les candidats de son parti. Plus on tacle les chefs des partis de l'opposition, plus l'électorat de ces partis n'iront pas aux urnes. Déjà l' Europe...

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Il y a 1020 jours
Pas de dialogue = pas de démocratie.

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Réponse : 1
Il y a 1020 jours
Il n'y a pas de dialogue. Allons aux élections. Point barre.

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