
Politique
Décidément, les opposants vivent le martyre avec le régime Tshisekedi. Il ne se passe pas un jour sans qu’on alerte l’opinion sur l’arrestation d’un opposant. Le dernier cas en date est celui du leader du MLP, Franck Diongo. Sur les traces de Salomon Kalonda Idi Della, le “héros vivant” a été aussi enlevé mardi, puis violenté alors qu’il venait, il y a quelques minutes, de s’incliner comme le chef de l’État devant la dépouille de feu regretté docteur Kabamba, un combattant de la liberté et de la démocratie qui a accompagné Etienne Tshisekedi dans sa lutte au pire moment de la dictature de Mobutu puis celle des Kabila.
Depuis l’avènement de l’Udps au pouvoir, les violations des droits de l’homme se multiplient. La liberté de manifestation est étouffée. Pourtant, le parti au pouvoir a lutté pendant trente ans pour l’instauration de l’Etat de droit et de la démocratie. Au regard des actes que pose actuellement la police politique du régime, un ancien ministre de Mobutu considère que l’ex-parti historique de l’opposition s’est véritablement éloigné de ses idéaux politiques. “Inadmissible de voir les arrestations en cascade des opposants sous le règne d’un fils du père de la démocratie congolaise”, a hurlé Kabinda Hervé, un activiste des droits de l’homme. Des voix se sont élevées dans la journée pour dénoncer le kidnapping de Diongo, mais surtout l’intolérance du pouvoir qui n’admet plus la moindre contradiction.
Après son enlèvement au croisement des avenues Huileries et Kabinda, le “héros vivant” a été acheminé comme Salomon Kalonda au quartier général du renseignement militaire à Kinshasa. Si les motifs de son arrestation ne sont pas encore dévoilés, il est facile de deviner qu’il lui sera collé des infractions liées à la sûreté de l’Etat. Des preuves seraient en cours de fabrication, a dénoncé un cadre du MLP qui crie à la dérive dictatoriale du régime Tshisekedi.
Pour donner le ton des accusations que le pouvoir entend communiquer à la population, une vidéo circule déjà sur les réseaux sociaux montrant un agent en train de fouiller la grosse cylindrée de l’opposant. A la fin de la séquence, il brandit un pistolet qu’il aurait sorti du coffre. Un montage amateur pour charger le nouveau prisonnier politique de Tshisekedi, condamne un cadre de Lamuka. Dans le camp de Diongo, on prévient déjà que l’opposant était légalement porteur d’une arme avec un permis valable de deux ans, soit du 6 février 2023 au 6 février 2025.
Diongo victime de sa radicalité contre le régime

Depuis qu’il critique sèchement le régime Udps pour ses méthodes fortes, Diongo subit la foudre. Des menaces de mort se sont enchaînées, indique un membre du MLP. Malheureusement, le radical opposant n’a pas reculé d’un iota. A six mois des élections, le candidat déclaré à la présidentielle de décembre a brandi un carton rouge à Félix Tshisekedi appelant le peuple à dégager l’actuel président par un vote sanction. Et son rapprochement avec Katumbi a empiré la situation. Aujourd’hui, le pouvoir l’en veut à mort parce qu’il prône le changement, tranche un de ses lieutenants. Voilà pourqoui il est devenu la cible. “Il ne manquait que cet enlèvement pour couronner le plan d’anéantissement de notre président”, a ralé un cadre du MLP.
Après Salomon Kalonda Idi Della, Diongo allonge la liste des prisonniers politiques

Pour le deuxième mandat de Félix Tshisekedi, le pouvoir est prêt à remplir les prisons avec les anti-Udps ou mieux anti-Union sacrée, gronde un activiste de la Lucha sidéré par la sauvagerie du pouvoir. Il est incroyable, dit-il, qu’après Salomon Kalonda et malgré la clameur publique, le pouvoir fasse la sourde oreille et s’entête dans son schéma de taire toutes les voix discordantes avant les élections. Visiblement dans les laboratoires du régime, une longue liste des personnes à arrêter a été déjà dressée.
Malheur donc à ceux qui ouvriront la bouche ou oseront tenir tête à la prochaine présidentielle contre le candidat du pouvoir, se désole un activiste des droits de l’homme.
“Héros vivant” comme l’appelent ses nombreux soutiens, Diongo ne va jamais abdiquer. Il a vu pire lors des régimes Mobutu, Kabila père et fils mais n’a lâché une seule seconde son combat pour le triomphe de la démocratie. Avec cette arrestation injuste, il devient le seul opposant qui a été arrêté par les quatre présidents de la République post- Kasa-Vubu ( Mobutu, Kabila père, Kabila fils et Félix Tshisekedi). De l’avis de ses proches, le leader du MLP poursuivra sa lutte jusqu’à la libération totale du peuple congolais de l’oppression imposée par ce régime.
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