Provinces
L’hypothèse de déclarer la guerre aux M23, considérés comme « supplétif » de l’armée rwandaise par le président Félix Tshisekedi, semble être de plus en plus envisagée par les autorités congolaises, à en croire les déclarations du chef de l’État et de son ministre des Affaires étrangères, faites depuis New-York.
Le M23, ce mouvement rebelle accusé par les Nations-Unies et des chancelleries occidentales d’être soutenu militairement par le Rwanda, fait preuve d’une importante force de frappe qui lui a permis de conquérir, entre juin et décembre 2022, de nombreuses localités du Nord-Kivu : de Bunagana à Kishishe en passant par Bambo ou encore Kiwanja. Et ce, en dépit de la riposte « disproportionnelle » de l’armée congolaise.
Ni la présence des Forces de l’EAC, exceptionnellement sollicitées pour « chasser » les M23, ni celle des troupes onusiennes n’ont inquiété ces rebelles qui, en plus, ont décliné, plus d’une fois, l’offre de cessez-le-feu leur faite dans le cadre des processus de paix de Luanda et de Nairobi. Cette semaine, ils ont multiplié des meetings dans les terroirs sous leur contrôle, demandant avec insistance un dialogue direct avec Kinshasa.
Pendant la même semaine, à New-York, où se tient l’Assemblée générale annuelle des Nations-Unies, le président Félix Tshisekedi a fermé, de manière herméneutique, toute porte menant au dialogue avec les M23.
« Le M23 exige un dialogue qui ne leur sera jamais accordé », a-t-il déclaré mercredi du haut de la tribune des Nations-Unies.
Par contre, pour se débarrasser de M23, le président congolais a laissé entendre qu’il concocte un plan qui « n’exclue aucun scénario-afin de rétablir la paix à l’est ».
Y compris la guerre ? La tentation de répondre par l’affirmative semble l’emporter après le refus catégorique de discuter avec les rebelles pour le dénouement de la crise sécuritaire à l’est de la RDC.
Et, la sortie médiatique samedi du ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, a résonné tel un ultimatum lancé aux M23 avant que la « guerre » ne commence.
« À partir du 24 septembre, toutes les batteries seront mises en marche pour restaurer l’autorité de l’État dans toutes les zones qui sont actuellement occupées par les rebelles du M23, si jamais aucune volonté de leur part n’est observée dans le sens de choisir le retrait apaisé », a déclaré Lutundula sur les ondes de Top Congo.
Ces menaces, les M23 vont-ils les prendre au sérieux ? Plus d’une fois, ces rebelles ont boycotté tout arrangement consistant au « retrait apaisé », trouvé aussi bien dans le cadre du processus de paix de Nairobi que celui de Luanda, sous l’égide des présidents de l’EAC ou encore de l’Angolais Joao Lourenço.
Dans l’entre-temps, d’aucuns s’interrogent sur la capacité de l’armée congolaise à mener des offensives à même de repousser ces rebelles hors des frontières congolaises.
Cette armée, reprochée d’être infiltrée et sous-équipée, a-t-elle de quoi rivaliser aux M23 qui, selon le secrétaire général de l’ONU, détient des armes sophistiquées ?
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