
Société
La démission du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), l’abbé Apollinaire Malumalu Muholongu, pour raison de santé, fait bouger toutes les parties prenantes. A cet effet, la Commission éducation civique et Observation électorale (EDUCIEL) a fait une déclaration dans laquelle elle a relevé cinq exigences importantes à prendre en compte pour la désignation du prochain président de la Ceni.
Cette déclaration est intervenue hier, mardi 13 octobre 2015, au siège de la plateforme « Agir pour des élections transparentes et apaisées » (AETA). Elle était lue par Gérard Bisambu, coordonnateur et porte-parole d’EDUCIEL. Elle se veut une interpellation de principaux acteurs impliqués dans le processus de désignation du remplaçant de l’abbé Malumalu, notamment la Société civile (principalement les confessions religieuses), l’Assemblée nationale, les partis politiques, le président de la République.
Les cinq préalables définis par Educiel sont :
1) La prise de conscience du facteur temps dans le processus électoral ;
2) Le strict respect de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Ceni ;
Pour mieux expliciter cette exigence, Educiel a évoqué le respect de la procédure conformément à l’article 10 de cette loi organique, qui dispose que c’est la composante société civile, en particulier la catégorie « Confessions religieuses », qui est appelée à procéder en urgence et en toute indépendance à la désignation de manière participative et concertée d’un autre délégué pour pourvoir à cette vacance : le consensus interne devant être de mise.
A ce stade, le coordonnateur d’Educiel a fait savoir qu’actuellement, c’est la « Commission intégrité et médiation électorale » (CIME), qui regroupe toutes les confessions religieuses engagées dans le processus électoral, qui devrait s’imposer comme le cadre approprié pour un tel choix. Tout autre mécanisme qui viserait à passer outre ce cadre serait purement et simplement anarchique. La commission EDUCIEL demande que les organisations spécialisées laïques de la société civile soient aussi associées au processus de désignation.
3) Le choix éclairé et responsable du nouveau leadership devant porter sur un responsable intègre et d’expertise électorale avérée au regard de la sensibilité, la susceptibilité du processus électoral et des défis actuels qui lui sont liés. Par conséquent, une expertise avérée peut être portée à ce poste par les confessions religieuses ayant mandat.
4) La préservation des acquis techniques de la Ceni, fruit d’un intense investissement administratif, matériel et financier ;
5) La proactivité de l’Assemblée nationale et du président de la République, chacun dans ses prérogatives respectives, à jouer un rôle positif et efficient quant à l’impératif temporel que requiert ledit processus.
Pour terminer, le porte-parole d’EDUCIEL a encouragé le Bureau de la Ceni à demeurer autonome, cohérent et conséquent dans la gestion des enjeux actuels du processus électoral.
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