
Société
Le ministre de l’Emploi et travail a annoncé, mardi 29 avril 2025, à la clôture de la 37ème session ordinaire du Conseil national du travail (CNT) organisée à Kinshasa en République démocratique du Congo, que le salaire minimum interprofessionnel garanti passe de 7.075 FC à 14.500 FC dès mai 2025.
« Concernant le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), nous sommes passés de 7.075 FC (taux en vigueur depuis 2018), à 14.500 FC applicable dès le mois de mai 2025, puis à 21.500 FC à partir du 1er janvier 2026 », a déclaré Ephraïm Akwakwa, ministre de l’Emploi et Travail.
Il a, cependant, indiqué que cette session ordinaire a permis de résoudre plusieurs problèmes majeurs dans le monde du travail congolais.
« Nous devons reconnaître à juste titre que nous avons résolu plusieurs problèmes, notamment celui qui était crucial et affectait le secteur du travail depuis plusieurs années. La RDC peut se féliciter de rejoindre les rangs des pays africains ayant un Smig digne et progressif », a fait savoir le ministre de l’Emploi.
En ce qui concerne les Services de placement privés (SSP), longtemps perçus comme des « mouroirs » pour les travailleurs sans perspectives d’avenir, a dit Ephraïm Akwakwa, « nous avons désormais instauré l’obligation de contrats de travail, aussi bien pour les SSP eux-mêmes que pour les sociétés utilisatrices ».
Parlant de l’emploi des nationaux, il a affirmé avoir renforcé les mesures de contrôle et de régulation à travers la Commission nationale de l’emploi des étrangers pour garantir plus d’opportunités aux Congolais. Cela, a souligné le ministre, s’inscrit dans une démarche légitime : « les Congolais méritent de bénéficier prioritairement des emplois disponibles dans leur pays ».
Des avancées notables enregistrées dans les établissements publics
Par ailleurs, le ministre de l’Emploi et Travail a souligné qu’il y a eu des avancées notables qui ont été enregistrées au sein des établissements publics, à l’exemple de l’Office national de l’Emploi (Onem) qui bénéficiera désormais d’un taux de cotisation patronale rehaussé de 0,2 % à 0,5 %.
A cela s’ajoute l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) où les ressources seront renforcées grâce à une augmentation des cotisations.
En ce qui concerne le Fonds de solidarité de santé (FSS), une cotisation de 2,5 USD par travailleur, pour contribuer à la couverture santé universelle, a été fixée à ce sujet.
« L’innovation majeure est que pour la première fois, la République démocratique du Congo a identifié des ressources spécifiques pour soutenir la Couverture santé universelle (CSU). Une cotisation de 2,5 dollars par travailleur et par mois a été fixée à cet effet », a révélé le ministre Akwakwa, avant d’exprimer sa gratitude au président de la République qui a fait de l’emploi, le premier pilier de son second mandat en donnant des orientations claires lors du Conseil des ministres tenu à Lubumbashi, notamment sur l’amélioration des conditions des travailleurs.
Pour Guy Kuku, coordonnateur national de l’intersyndicale national du Congo, ces assises ont donné une lueur d’espoir.
« Aujourd’hui, grâce aux orientations du Chef de l’État et aux décisions prises lors des récents Conseils des ministres, les partenaires sociaux, la partie syndicale et les employeurs réunis dans le cadre du CNT, ont su innover et progresser ensemble », a-t-il souligné.
Les travaux de la 37ème session ordinaire du Conseil national du Travail se sont déroulés du 25 au 29 avril 2025 à Kinshasa. Ils ont été axés sur l’amélioration du pouvoir d’achat des Congolais tel que prônée par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi.
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