
Economie
Le partenariat entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis entre dans une nouvelle phase stratégique, marquée par un engagement renouvelé en faveur du développement, de la sécurité et de la prospérité partagée. À travers un communiqué officiel, l’Ambassade des États-Unis à Kinshasa a dressé un bilan éloquent des efforts déployés ces dernières années, tout en traçant les perspectives ambitieuses de cette alliance.
« L’ambassade des États-Unis à Kinshasa œuvre chaque jour pour renforcer nos relations avec la République démocratique du Congo. Les États-Unis reconnaissent que la plus grande richesse du Congo est son peuple, et nous investissons dans le peuple congolais en fournissant une aide humanitaire, en soutenant des programmes complets de santé publique, en promouvant le développement économique, en faisant progresser la démocratie et le respect des droits de l’homme et en fournissant des outils et des formations visant à renforcer les capacités pour équiper la RDC afin qu’elle puisse réaliser son vaste potentiel et pour lui permettre de devenir un point d’ancrage de stabilité et de prospérité sur le continent », indique le communiqué.
Cette déclaration d’intention s’accompagne d’une série d’actions concrètes, symboles d’un partenariat rééquilibré, tourné vers l’impact durable et mutuellement bénéfique.
Sécurité et stabilité : une priorité partagée

La coopération sécuritaire entre Washington et Kinshasa s’est intensifiée dans un esprit de coresponsabilité : « Les États-Unis dirigent les efforts pour équiper et former la police en utilisant une approche de police de proximité. Nous construisons également des infrastructures telles que des postes de police et des puits d’eau ouverts aux communautés environnantes. En 2023, nous avons formé plus de 600 policiers à travers le pays et construit 19 postes de police. »
Cet appui logistique s’accompagne d’un renforcement des capacités militaires : « Le Bureau de la coopération en matière de sécurité de l’Ambassade finance des échanges annuels de formation militaire et des formations en ingénierie pour les officiers et soldats des FARDC. Plusieurs généraux des FARDC ont participé à ces programmes. L’Ambassade soutient le développement professionnel de l’armée congolaise grâce à des laboratoires de langue anglaise, que nous avons mis en place à l’Académie des Officiers à Kananga, à l’Académie des Sous-Officiers à Kitona et aux Écoles Supérieures Militaires (GESM). »
Une empreinte humanitaire
Sur le plan de l’aide au développement, les États-Unis confirment leur position de premier partenaire bilatéral de la RDC : « Les États-Unis sont de loin le plus grand donateur de la RDC, avec environ 1 milliard de dollars d’aide humanitaire et bilatérale par an. Nous sommes fiers que cette aide soit fournie de manière transparente et avec des mécanismes de suivi solides. Au cours des dix dernières années, le gouvernement américain a fourni plus de 6 milliards de dollars d’assistance humanitaire et de développement à la RDC. »
Cette assistance touche l’ensemble du territoire congolais et vise à répondre aux besoins fondamentaux des populations : « En tant que plus grand donateur bilatéral, travaillant dans 25 des 26 provinces de la RDC, le gouvernement américain fait progresser la santé et l’éducation, protège l’environnement, fournit une aide humanitaire vitale, soutient une croissance économique qui profite à tous les citoyens, en particulier aux groupes marginalisés, et encourage les institutions publiques à mieux répondre aux besoins des citoyens. »
Un virage économique stratégique : le deal du corridor de Lobito
La dynamique gagnant-gagnant se renforce aussi dans le domaine économique, à travers des investissements structurants pour l’avenir de la RDC : « Les États-Unis ont signé un protocole d’accord en octobre 2023 pour développer le corridor de Lobito, qui verra la construction d’une nouvelle ligne ferroviaire de 800 km traversant l’Angola, la RDC et la Zambie et soutiendra les investissements liés aux infrastructures dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie propre et de l’approvisionnement en énergie propre, de l’accès au numérique et de la santé », indique le communiqué.
Ce projet d’envergure vise à diversifier les chaînes d’approvisionnement et consolider la sécurité économique mutuelle : « En décembre 2024, les États-Unis ont annoncé un financement supplémentaire de plus de 560 millions de dollars pour des projets d’infrastructure le long du Corridor, portant le total des investissements américains à plus de 4 milliards de dollars. », conclu le communiqué.
Enfin, une stratégie de réduction de la pauvreté et de renforcement de la résilience alimentaire a été mise en place : « En 2024, les États-Unis ont lancé une stratégie à l’échelle nationale visant à réduire l’extrême pauvreté et la malnutrition de 20 % pour plus de 2,5 millions de Congolais d’ici 2030, ouvrant ainsi la voie à un investissement de 110 millions de dollars dans le développement du système agroalimentaire au cours des cinq prochaines années. »
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