
Afrique
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, estime que l’accord signé entre la RDC et le Rwanda marque une avancée vers la fin des violences dans l’est du Congo et dans la région des Grands Lacs.
« Cet accord constitue une étape importante vers la désescalade, la paix et la stabilité dans l’est de la République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs », a-t-il déclaré dans un communiqué publié samedi 28 juin.
Le chef de l’ONU a exhorté les deux pays à honorer tous leurs engagements. « J’exhorte les parties à respecter pleinement les engagements qu’elles ont pris dans le cadre de cet accord de paix et conformément à la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité, y compris le cessez-le-feu et l’ensemble des autres mesures convenues », a-t-il ajouté.
M. Guterres a précisé que l’organisation mondiale, « reste complètement engagée à soutenir la mise en œuvre de l’accord, en étroite coordination avec l’Union africaine ainsi qu’avec les partenaires régionaux et internationaux ».
Une poignée de main historique entre les ministres des Affaires étrangères rwandais et congolais a conclu la signature vendredi du texte en trois exemplaires. Kigali s’est engagé à « lever des mesures défensives du Rwanda » même si l’accord ne parle pas explicitement du M23. Pas de retrait immédiat donc, mais une mise en œuvre graduelle à travers un plan conjoint, le CONOPS, adopté le 31 octobre 2024. Ce plan vise la neutralisation du groupe armé FDLR. La question du retrait des militaires rwandais, régulièrement dénoncée par Kinshasa, mais jamais reconnue publiquement par Kigali, est directement liée à ce dispositif.
La convention « prévoit le désengagement des forces armées, la protection des civils, le retour des personnes déplacées et des réfugiés sous l’autorité du gouvernement et établit un mécanisme de suivi pour en assurer le respect », a précisé la ministre Thérèse Kayikwamba Wagner. « Il ne s’agit pas de simples mots sur le papier. Ils doivent maintenant être traduits en actes, dans le respect de la justice, de l’obligation de rendre compte et de la volonté politique », a-t-elle averti.
L’accord est « fondé sur l’engagement pris ici de mettre fin de manière irréversible et vérifiable au soutien de l’État congolais aux FDLR et aux milices associées », a pointé le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, lors de la cérémonie. « Nous devons reconnaître qu’il règne une grande incertitude dans notre région et au-delà, car de nombreux accords précédents n’ont pas été mis en œuvre et il ne fait aucun doute que la route à venir ne sera pas facile. Mais avec le soutien continu des États-Unis et d’autres partenaires, nous croyons qu’un tournant a été atteint », a-t-il ajouté.
Dans un mois, les deux parties ont conclu de mettre en place un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire. Ce dispositif surveillera la mise en œuvre des engagements en matière de sécurité. Un comité de surveillance conjointe est également prévu et sera appuyé par l’Union africaine, le Qatar et les États-Unis. Son rôle sera de traiter les plaintes, constater les éventuelles violations et résoudre les différends.
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António Guterres, secrétaire général des Nations unies @Photo Droits tiers.