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Politique

Procès contre Kabila : les voies de recours à la disposition de l'ancien président pour espérer obtenir la révision de sa peine

2025-10-06
06.10.2025
2025-10-06
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Joseph Kabila Kabange, ancien président de la République

Contrairement à ce que les communs des mortels pourraient penser, l'arrêt rendu par la Haute Cour militaire, condamnant Joseph Kabila à la peine de mort, n'est pas définitif à ce stade. Le condamné dispose encore d'une voie de recours ordinaire (l’opposition) et d'une voie de recours extraordinaire (le pourvoi en cassation).

Certes, l'arrêt rendu par la plus haute juridiction militaire du pays n'est pas susceptible d'appel. Il reste cependant ouvert à d'autres types de recours.

1. L’OPPOSITION

Pour avoir été absent durant tout le procès, ni lui-même ni ses avocats n’ayant comparu, Joseph Kabila a été condamné par défaut. C’est le cas où le prévenu, régulièrement cité, ne se présente pas à la barre et est jugé et condamné en son absence.

L'article 148 du Code judiciaire militaire dispose :
« Il est rendu par défaut lorsque l’inculpé, régulièrement cité, ne comparaît pas et n’est pas représenté par un conseil. »

L'appel n’étant pas possible, une seule voie de recours reste disponible pour Joseph Kabila afin d'espérer obtenir la révision de sa peine, voire son acquittement : l’opposition.

L'opposition est une voie de recours ordinaire, au même titre que l'appel. À la différence de ce dernier, qui consiste à soumettre le litige à l'examen d’un juge supérieur (juridiction supérieure), l'opposition permet au condamné défaillant de saisir la même juridiction afin de demander que l'affaire soit rejugée contradictoirement.

À ce sujet, l'article 151 CJM dispose : « Le condamné par défaut peut former opposition. L’opposition est portée devant la juridiction qui a rendu la décision attaquée. »

Ainsi, dans le cas d’espèce, Joseph Kabila peut encore se prévaloir de son droit d'opposition. Encore faudra-t-il qu’il motive les raisons de son absence, étant donné que les exploits de justice (citations à comparaître) ont été régulièrement déposés à ses adresses et réceptionnés par les occupants trouvés sur place.

Pour exercer son droit de recours (opposition), conformément à l'article 151 et suivants du Code judiciaire militaire, Joseph Kabila dispose de 15 jours à compter de la notification de l'arrêt ou de son arrestation – surtout que le verdict de la Haute Cour était assorti d’une décision d'arrestation immédiate.

Ce n’est qu’à l’expiration de ce délai, si l’opposition n’est pas exercée, que l'arrêt rendu par la Haute Cour militaire devient définitif.

La question du délai pour former opposition est réglée par l'article 152 CJM : « Le délai d’opposition est de quinze jours à dater de la signification de la décision, si le condamné est à résidence connue, et à défaut, du jour de son arrestation. »

2. LE POURVOI EN CASSATION

Au cas où Joseph Kabila avait été jugé contradictoirement, c’est-à-dire s’il s’était présenté aux audiences ayant conduit à sa condamnation, il aurait disposé d’une autre voie de recours, cette fois extraordinaire : le pourvoi en cassation.

La Constitution de la RDC, en son article 156, alinéa 4, est claire : « Les arrêts de la Haute Cour militaire ne sont susceptibles que de recours en cassation. »

En droit congolais, le pourvoi en cassation est une voie de recours extraordinaire qui permet de contester une décision rendue en dernier ressort (c’est-à-dire sans possibilité d’appel) devant la Cour de cassation.

Aux termes de l'article 153, alinéa 1-2, de la Constitution : « La Cour de cassation connaît des pourvois en cassation formés contre les arrêts et jugements rendus en dernier ressort par les cours et tribunaux civils et militaires. »

Dans le cas d’un arrêt de la Haute Cour militaire, le pourvoi en cassation est donc possible, mais uniquement pour des questions de droit et non pour discuter à nouveau des faits ou des preuves.

Comparé à l'appel et à l'opposition (voies de recours ordinaires), le pourvoi en cassation ne remet pas en cause les faits ni l’appréciation des preuves. Il vise seulement à vérifier si la loi a été correctement appliquée et si la procédure a été respectée.

L'article 95 de la Loi organique n°13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l’ordre judiciaire précise : « La Cour de cassation connaît des pourvois pour violation de la loi ou de la coutume formés contre des arrêts et jugements rendus en dernier ressort par les cours et tribunaux civils et militaires. »

2.1. Les cas d’ouverture au pourvoi en cassation

Selon l'article 96 de la Loi organique n°13/011-B du 11 avril 2013, un pourvoi en cassation peut être introduit dans les cas suivants :

1. Violation ou mauvaise application de la loi (par exemple, une mauvaise interprétation d’un texte) ;

2. Incompétence de la juridiction (le tribunal ou la cour n’était pas compétent) ;

3. Vice de procédure (non-respect des règles essentielles du procès, par exemple violation des droits de la défense).

2.2. Effets du pourvoi en cassation

Plusieurs conséquences peuvent découler de l'examen du pourvoi en cassation par la Cour de cassation :

A. Si la Cour rejette le pourvoi, la décision attaquée devient définitive.

B. Si la Cour casse la décision, deux cas de figure sont possibles : soit elle renvoie l’affaire devant une autre juridiction du même rang pour être rejugée, soit elle casse sans renvoi (si l’erreur est purement juridique et peut être rectifiée directement).

Dans ce contexte, Joseph Kabila ne pourra former pourvoi en cassation qu’après avoir exercé son droit d’opposition. Si l’affaire est rejugée dans ce cadre et qu’il estime que la nouvelle décision est entachée de violations de la loi, il pourra alors se prévaloir de son droit au pourvoi.

Il ne pourra toutefois pas demander à la Cour de cassation de rejuger l’affaire sur le fond, mais seulement de contrôler la légalité de la décision attaquée.

3. RETOUR SUR LE PROCÈS

Joseph Kabila a été jugé pour participation criminelle aux actes commis par le mouvement terroriste AFC/M23 de janvier 2025 à ce jour. À la requête du ministère public et des parties civiles, la Haute Cour l’a reconnu comme parrain, voire auteur intellectuel, de tous les crimes graves commis par l’AFC/M23.

Dans son arrêt rendu le mardi 30 septembre 2025, la Haute Cour militaire a déclaré établies à sa charge les infractions suivantes : crimes de guerre par homicide intentionnel ou meurtre, crimes de guerre par viol, crimes de guerre par torture, rimes de guerre par attaques contre les biens protégés, apologie ou propagande des crimes de guerre, trahison, complot et organisation d’un mouvement insurrectionnel.

Elle l’a condamné à la peine de mort pour chacune des infractions précitées, sauf pour le complot où elle a retenu 15 ans de servitude pénale principale. Faisant application de l'article 7 du Code pénal militaire, la plus haute juridiction militaire de la RDC a retenu la peine la plus sévère, à savoir la peine de mort.

S’agissant de la réparation civile, la Haute Cour militaire a condamné Joseph Kabila à payer à la République démocratique du Congo des dommages-intérêts de 29 milliards USD, ventilés comme suit : 5 milliards USD pour le préjudice moral, 5 milliards USD pour le préjudice écologique, 5 milliards USD pour le manque à gagner, 5 milliards USD pour la destruction des écoles et autres infrastructures et 9 milliards USD pour les dépenses engagées pour la défense.

En faveur des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, la Haute Cour a ordonné à Joseph Kabila de verser à chacune 2 milliards USD de dommages-intérêts. lle l’a en outre condamné aux frais d’instance et a ordonné son arrestation immédiate.

 

Orly-Darel Ngiambukulu
Ecomine CD / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 133 jours
Nous sommes incapables de tenir dragée haute à nos ennemis mais on s'empresse à condamner quelqu'un qui,, plus est, s'en moque éperdument et loin de notre portée.

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Il y a 134 jours
@Mampuya. Vas revoir la video. Tshilombo avait dit: Nous allons deboulonner le pouvoir dictatorial qui etait en place. Donc ce n' etait pas une declaration ad hominem. C' est plutôt la kabilie qui avait mal digéré ce message. Les Français disent qui se sent morveux se mouche.

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Il y a 134 jours
Certains congolais manquent le raisonnement scientifique. À peine au pouvoir, Tshilombo avait promis de déboulonner la Kabilie. Mais il n'a jamais dit pourquoi. La finalité c'est la conservation du pouvoir. Pour conserver le pouvoir il fallait changer la constitution. Ainsi pour la gouvernance du pays et garder le pouvoir, il a travaillé méthodiquement, surtout au départ, quand le peuple est dans son euphorie. 1) nomination des juges de la constitution 2) proclamation de l'état d'urgence 3) fin de la coalition Fcc-cach 4) entrée de la RDC dans le EAC. Tshilombo va se laver les mains à cette adhésion. Il en parle à Kisangani de la mauvaise loi de la constitution eecc 5) Kabila est accusé d'être complice de Nanga. Mais les juges parlent de complicité intellectuelle c'est à dire l'article 64 de la constitution qui a permis à Nanga de prendre les armes. Donc Kabila entre autre paie le prix de l'article 64, écrite dans sa constitution. Voilà pourquoi la cour mieux depuis l'Allemagne où il avait annoncé Kabila comme chef du M23 c'était en rapport avec l'article 64 de la constitution. Nb Tshisekedi wa Mulumba était contre cette constitution.

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Il y a 134 jours
Le fils biochimique de Mzee, sa place est en prison comme Sarkozy en France. Nous sommes tous égaux devant la loi. Dura lex sed lex.

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Il y a 134 jours
Désacralisation des institutitions de la Republique comme jamais vu !!! Kabila , merci beaucoup de nous avoir donné l’opportunité de decouvrir la vraie couleur des uhm !! uhm !!! . Carement un Mobutu , mais de mauvaise qualité : Contradictions, Desordre na Desordre !!!!!! , Mensonges Sans quoi, l'UDFESSE n'existerait plus. Matama 15% chance eloko pamba , ne parvient pas à instaurer l'ordre au sein du parti politique hérité de son père. La milice de l’UDPS règne en maître, créent l’insecurité , le président lui-même ne les controle plus ,incapable même de securiser la Capitale Kinshasa . On peut dès lors s'interroger : comment parviendrait-il à mettre , ne fût-ce que’un peu de l'ordre en RDC ? Remettre même dans l’état hérité de Kabila. Et la Belgique se permet de soutenir une médiocrité pareille. Sachez que cette fois ce Mr que vous soutenez no seulement ne respecte rien, mais aussi il n’a pas la capacité ni l’autonomie de mener à bien ses taches . Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Belgique !!! Votre responsibilité dans la jouissance de ce gouvernement qui pille la RDC , sans crainte ni honte ne restera pas impuni

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Il y a 134 jours
C'est ici que ceux là qui se font passer pour des congolais viendront étaler leur " savoir". Comme ci la condamnation d'un ex-president putschiste, usurpateur en 2006 et 2011 était la faille qui émpecherait la rdc de se développer .

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Il y a 134 jours
Tout Président ou une célébrité ,peut avoir une vie cachée. Sa vie est charcuter par le média. Tenez, en France, la femme de Macron doit se défendre si elle est homme ou une femme. Une vieille légende. De même une vieille légende ou des vieilles légendes jamais démontrée. Boucheries de Maluku. Mais surtout Kabila Rwandais. Après presque 30 ans personne ne peut dire le contraire que Kabila est congolais de mère ou de père. Combien qui se sont enrichie sur le nom de Kabila. Par des articles des journaux ou livres. Mettre fin à la couronne Anglaise coûterait Combien au trésor britannique ? Des milliards en livre sterling. De même Combien coûterait la fin de mythe de Kabila ? Des carrières politiques des dinosaures politiques congolais en commençant par Tshilombo. Les voies de recours de Kabila, les derniers voies ? C'est le peuple. Plus de 1/3 du pays est entre les mains du M23. Alors Kabila va recours à qui si pas au peuple comme durant ses 18 ans du pouvoir. Chacun doit faire un recours à ses souvenirs.

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Il y a 135 jours
Il est condamné et il le restera. Aucun Président sérieux ne voudra le recevoir car c'est quelqu'un qui est condamné par la justice. Bientôt un mandat d'arrêt international sera lancé contre lui. Kanambe est devenu un SDF, Sans Domicile Fixe. Tshisekedi asukisi ye.

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Il y a 135 jours
Message de soutien à notre Rais Joseph Kabila Kabange, le véritable Président et présidentiable : Vous avez démontré votre amour envers la RDC en dépassant vos intérêts personnels, claniques et tribaux. Vous avez organisé des élections présidentielles et législatives relativement libres, notamment en 2006 Sous votre règne, on a constaté un meilleur respect de la légalité, une organisation plus structurée du système politique, une plus grande visibilité des partis politiques, ainsi que la liberté d’opinion. Vous avez amorcé la réhabilitation des infrastructures, voiries et transports : plusieurs milliers de kilomètres de routes – environ 6 000 km – ont été réhabilités dans diverses régions du pays. Dette exterieur de 16M a 3M Vous avez aussi organisé une passation pacifique du pouvoir à Matama, 15 % de chance, eloko pamba Aujourd’hui, il se permet de vous condamner à mort, allant jusqu’à vous rendre responsable de ses propres échecs — pourtant, conséquence directe de nominations sexuellement transmissibles et tribales, sur fond de jouissance notoire Nous sommes derrière vous, car nous savons où se trouve la vérité

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