
Politique
Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé hutu actif dans l’est de la RDC et impliqué dans le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda, doivent subir des « mesures radicales » de la part du gouvernement congolais, a affirmé jeudi l’ancien chef de la diplomatie congolaise, She Okitundu, qui considère la neutralisation de ce mouvement, tel qu’exigé par l’administration Kagame, comme une action fondamentale dans la restauration d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Pour Kigali, il s’agit d’une question existentielle. Le gouvernement rwandais accuse constamment l’armée congolaise de soutenir ces génocidaires. Sous la médiation américaine, un Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité a été installé. Il est chargé de superviser la mise en œuvre du concept d’opérations (CONOPS) du plan harmonisé visant à neutraliser les FDLR et de faciliter le désengagement des forces et la levée des mesures défensives par le Rwanda.
Répondre aux préoccupations sécuritaires du Rwanda, constitue, selon She Okitundu, une voie idéale pour faire taire les armes. Ainsi, a-t-il exhorté le gouvernement congolais a mené des actions considérées comme « crédibles » par ceux auprès de qui les Congolais cherchent l’appui en vue de trouver une « solution diplomatique » à ce conflit car, a-t-il insisté, « il n’y a pas de solution militaire ».
« La République démocratique du Congo doit prendre des mesures radicales contre ce mouvement parce que finalement, ce mouvement est en train de prendre en otage toute la République démocratique du Congo, parce que sur cette question des FDLR, je crois qu’il y a une certaine unanimité de la part des membres du Conseil de sécurité de l’ONU de l’obligation de neutraliser ce groupe armé, qui opérerait sur le territoire de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré dans une interview accordée jeudi à RFI.
Alors que les FDLR ont conditionné leur désarmement à un dialogue interwandais, She Okitundu a estimé que le gouvernement de la RDC devrait considérer toute personne qui se réclame de ce groupe armé « indésirable » sur son territoire.
« Nous ne pouvons pas accepter la moindre collaboration avec les FDLR. Jusqu’à présent d’ailleurs, dans les dénonciations qui sont faites, on ne mentionne pas le gouvernement entant que tel, mais on considère que ce sont certains éléments des Forces armées de la RDC qui collaborent avec les FDLR. Alors dans ces conditions, autant on doit être sévère à l’égard de ces FDLR, autant aussi à l’égard de tout officier militaire qui s’exposerait à une telle collaboration », a-t-il suggéré.
Cette déclaration intervient à quelques heures de la signature de l’accord de paix, à Washington, aux États-Unis, par Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Selon Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, cet accord respecte toutes les lignes rouges fixées par Kinshasa : « respect de la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, respect de la souveraineté congolaise sur nos richesses, pas de brassage, pas de mixage… ».
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