
Provinces
Le gouvernement provincial du Sud-Kivu a publié, le 16 janvier 2026 à Baraka, un communiqué officiel dénonçant des actes de pillage systématique, de spoliation des biens et de graves violations du droit international humanitaire dans la ville et le territoire d’Uvira, attribués au groupe armé AFC/M23.
Le document, signé par Me Luganywa-Bashizi Didier, ministre provincial de la Communication, porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale des faits qualifiés d’extrême gravité.
Selon les autorités provinciales, ces actes sont commis en dépit des engagements et déclarations récemment adressés au Secrétaire général des Nations unies par l’AFC/M23.
Le communiqué affirme qu’au moment même de la signature de cette correspondance, des opérations coordonnées de pillage étaient en cours à Uvira et dans ses environs. Plusieurs convois de camions ont quitté la ville de Bukavu sous le prétexte du transport de militaires, mais ont, en réalité, servi au transfert illicite de biens appartenant à l’État congolais et à des particuliers vers la République du Rwanda.
Parmi les biens emportés figurent, selon le gouvernement provincial, des matériaux de construction destinés à la réhabilitation des infrastructures routières, du goudron, des tricycles utilisés comme moyens de transport public ainsi que du bétail. Ces actes ont privé de nombreuses familles de leurs moyens essentiels de subsistance.
Le gouvernement provincial du Sud-Kivu souligne que ces pillages aggravent volontairement la crise alimentaire déjà perceptible dans la région, augmentent le coût de la vie dans une zone désormais coupée de ses circuits normaux d’approvisionnement et renforcent la vulnérabilité des populations vivant principalement de l’agriculture et de l’élevage.
Sur le plan juridique, le communiqué rappelle que ces faits constituent des violations graves des Conventions de Genève, du Protocole additionnel I et du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, qualifiant le pillage de crime de guerre. Les autorités provinciales parlent également d’une punition collective, strictement interdite par le droit international humanitaire, et d’une stratégie criminelle planifiée pouvant être qualifiée de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Face à cette situation, le gouvernement provincial du Sud-Kivu condamne avec la plus grande fermeté ces actes et appelle la communauté internationale, les Nations unies, l’Union africaine, la Cour pénale internationale ainsi que les organisations de défense des droits humains à documenter les faits et à engager des poursuites contre les auteurs, co-auteurs et complices.
Il réaffirme enfin l’engagement du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à protéger les populations civiles et à défendre l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
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