Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_30012026
mediacongo
Retour

Politique

Dialogue intercongolais : leçons non sollicitées de Paris et Bruxelles

2026-01-23
23.01.2026
2026-01-23
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2026_actu/01_janvier/19-25/steve_mbikayi_pht_ks_23_janv_2026.jpg -

Emmanuel Macron apprend, dans la froideur des réalités géopolitiques, l’âpreté des rapports de force. Face à un Donald Trump qui malmène les conventions, le Président français voit son autorité publiquement humiliée ; l’Europe quant à elle, est reléguée au rang de variable d’ajustement dans le calcul stratégique de Washington. Lorsque l’ogre américain convoite le Groenland, Paris s’émeut et dénonce avec véhémence un «impérialisme» nouveau.

Pourtant, ce qui est intolérable venant de l’Oncle Sam semble soudain tolérable lorsqu’il s’agit de l’Afrique. Ce que la France ne saurait imposer à ses pairs, elle prétend encore l’ordonner aux nations africaines, drapée dans une tutelle morale que les siècles passés ont réduite en poussière, une prétention pourtant mise en échec au Sahel, où elle a dû plier bagage.

Le contraste est criant. La France traverse elle-même une crise institutionnelle d’une rare intensité. Après la dissolution de l’Assemblée nationale, le camp présidentiel, minoritaire, s’accroche au pouvoir tout en refusant à l’opposition son droit légitime de gouverner. Le pays s’enlise dans une instabilité gouvernementale inédite sous la Ve République, une valse d’exécutifs éphémères et fragilisés. Point ici de médiation étrangère pour sommer les acteurs français au dialogue inter français. Point de pressions extérieures quémandées par une opposition en quête de soutiens internationaux. Le débat, aussi vif fût-il, est resté circonscrit à l’enceinte des institutions républicaines, là où doit se jouer le destin d’une nation souveraine.

Mais lorsqu’il s’agit de la République Démocratique du Congo, la France et la Belgique, dans un réflexe que l’Histoire aurait dû corriger, se permettent d’exiger un « dialogue politique » alors même que des médiations africaines sont à l’œuvre. Elles vont jusqu’à en prescrire le format : celui de l’ECC-CENCO ! Cette posture ne relève pas de la sollicitude, mais d’une ingérence patente dans les affaires intérieures d’un État souverain.

Une frange de l’opposition congolaise a courtisé cette interférence, multipliant les pèlerinages dans les capitales étrangères pour internationaliser une crise dont elle tente de masquer l’origine essentiellement sécuritaire sous le vocable multiforme. Après des déconvenues outre-Atlantique, l’Europe apparaît comme un relais de substitution commode.

Or, réduire la crise congolaise à une simple querelle interne serait en méconnaître l’essence. Sa racine n’est pas congolaise. Elle naît d’une agression extérieure, assumée et revendiquée par le Rwanda. Dans ce contexte, la priorité absolue ne saurait être le marchandage de postes au sein d’un dialogue dont l’issue est connue d’avance : un partage de prébendes, non l’éradication de la menace. L’impératif est l’unité nationale face à l’envahisseur.

Le patriotisme vrai commanderait que majorité et opposition conjuguent leurs efforts pour exiger, sur la scène diplomatique, le retrait des forces étrangères du sol national. Les pressions doivent se concentrer sur l’épicentre du conflit. Et si la diplomatie bute sur le refus de Kigali, le renforcement du mandat de la brigade d’intervention des Nations-Unies, aux côtés des FARDC, demeure une option légitime et éprouvée. C’est cette alliance de fer qui avait brisé l’élan du M23 en 2013. Pourquoi en écarter le principe aujourd’hui ?

Ce n’est qu’une fois l’intégrité territoriale pleinement restaurée, une fois l’ombre rwandaise dissipée, qu’un dialogue intercongolais pourra utilement tracer la voie vers des élections libres dans un pays apaisé. Inverser cet ordre des priorités, c’est jouer le jeu de l’agresseur et trahir l’intérêt fondamental de la nation.

Entre nous Congolais, nous n’avons besoin ni de tuteurs, ni de leçons venues de Paris ou de Bruxelles. Encore moins d’une assistance européenne que nous n’avons jamais sollicitée.

Notre souveraineté n’est pas un négociable.


La Prosperité / MCP , via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 1 commentaire
1919 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Envie de réagir ou de participer ?

Pas de compte ? Pas de problème ! Vous pouvez quand même réagir à un commentaire en cliquant sur un émoji. Pour aller plus loin — commenter, répondre ou contacter un autre utilisateur — connectez-vous à votre compte MediaCongo.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise.

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 77 jours
Pour une foi, je suis tout à fait d'accord avec Mr. Steve Mbikayi. Actuellement en France rien ne va entre le gouvernement et l'opposition. Est-ce que gouvernement congolais a demandé et exiger un DIALOGUE INTER FRANCAIS ? NON. Parfois, il faut se respecter et ne plus accepter les injonctions venant de l'occident. C'est depuis plus de 30 ans que l'occident ferme systématiquement les yeux sur ce qui se passe au Congo. Il peut s'il le souhaite arrêter le génocide en cours à l'Est du pays. Donc ba tika biso to bundana kaka, ata ndele bitumba oyo eko sila kaka

Réagir

Répondre
right
Article suivant Arrestation de Minaku et Shadary : « Les enquêtes sont en cours, je précise qu’ils sont dans de bonnes conditions » (Guillaume Ngefa)
left
Article précédent Basengezi, une élection sans suspense

Les plus commentés

Politique Augustin Kabuya : « Si le peuple congolais décide que Félix Tshisekedi doit continuer avec un troisième mandat, qui suis-je pour m’y opposer ? »

08.04.2026, 11 commentaires

Politique Moni Della contredit Kabila

10.04.2026, 7 commentaires

Politique Marginalisation politique des acteurs politique de l'Est du pays : Hasard ou calcul délibéré ?

07.04.2026, 6 commentaires

Politique Guerre de camps au sein de l’AFC/M23 : Les torchons brûlent au sein de la rébellion

08.04.2026, 6 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance