
Monde
Donald Trump a indiqué, jeudi 19 février, se donner « dix » à « quinze jours » pour décider si un accord avec l'Iran est possible, ou s'il recourt au contraire à la force contre Téhéran. De son côté, l'Iran a réitéré ses menaces envers les bases américaines au Moyen-Orient en cas d'attaque dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU.
« Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours », a déclaré le président américain dans un discours à Washington devant son « Conseil de paix », qui tenait sa première réunion. Il a ensuite évoqué un délai de « dix, quinze jours » maximum, pendant un échange avec des reporters dans l'avion l'emmenant dans l'état de Géorgie.
Le président américain a répété, pendant son discours à Washington, que sans un accord « pertinent », de « mauvaises choses » arriveront, alors que les États-Unis ont mis en place au Moyen-Orient une imposante force de frappe navale et aérienne.
De son côté, l'Iran a réitéré ses menaces envers les bases américaines au Moyen-Orient en cas d'attaque : « Dans le cas où l'Iran subirait une agression militaire, il ripostera de manière décisive et proportionnelle selon les principes de légitime défense inscrits dans l'article 51 de la Charte des Nations unies, a écrit l'ambassadeur iranien à l'ONU dans une lettre adressée à António Guterres. Dans de telles circonstances, toutes les bases, les infrastructures, et les biens » américains « dans la région constituent des cibles légitimes », a-t-il ajouté.
Les États-Unis et l'Iran ont mené deux séances de discussions indirectes, d'abord à Oman puis à Genève, en début de semaine. Elles n'ont pas semblé déboucher dans l'immédiat sur un rapprochement sensible des positions.
Washington exige en particulier un accord dépassant le seul programme nucléaire iranien pour englober aussi les capacités balistiques, ce que Téhéran rejette.
Déploiement militaire considérable
La puissance militaire américaine est en place dans le golfe, un déploiement de forces considérables jamais observé depuis l'invasion de l'Irak en 2003. Les images satellites en source ouverte le confirment : ces derniers jours, l'US Air Force a réuni entre 150 et 200 appareils de tous types à travers ses diverses bases au Moyen-Orient, précise Franck Alexandre, journaliste défense à RFI.
Des F-22, des F-15, des F-16 pour la supériorité aérienne et des bombardiers, y compris plusieurs B-52 alignés sur la base d'Al Udeid au Qatar, complétés par plusieurs dizaines d'avions ravitailleurs.
Ces moyens supplémentaires viennent s’ajouter à un total de 12 navires déjà présents en mer d’Arabie, dans le détroit d’Ormouz, autour du porte-avions Abraham Lincoln. Les destroyers de cette armada sont tous équipés de missiles de croisière Tomahawk. Et un porte-avions supplémentaire, le Gerald Ford, le plus gros de la flotte américaine, accompagné de quatre navires, devrait arriver à proximité des côtes israéliennes, dès le 22 février.
Face à une telle armada, l'Iran n'a pas de forces aériennes. Sa défense sol-air recomplétée par du matériel chinois reste limitée. Sur le plan naval, sa flotte de surface n'est pas une réelle menace. L’Iran possède cependant trois sous-marins d'origine russe de classe kilo et une flotte de mini sous-marins susceptibles de contraindre à la marge la flotte américaine. Il pourrait surtout miner le détroit d'Ormuz et tenter de saturer l'espace aérien par des raids de drones.
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