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Etats-Unis : le « Super Tuesday » en cinq questions

Etats-Unis : le « Super Tuesday » en cinq questions 2016-03-02
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Des électeurs dans un bureau d'Arlington en Virginie, le 1er mars 2016

Ce mardi 1er mars est une étape clé dans le processus de désignation des candidats à la présidentielle américaine du 8 novembre prochain. Une douzaine d'Etats votent en un seul jour et attribuent environ un quart des délégués.

■ Pourquoi ce mardi est-il un « Super Tuesday » ?

La tradition du « Super Tuesday » remonte aux années 1980. « Dans les années 1970, explique Vincent Michelot, professeur d'Histoire politique des Etats-Unis à Sciences Po Lyon, le processus des primaires conduit à la nomination par le parti démocrate de candidats qui sont beaucoup plus à gauche de l'électorat qu'il ne serait souhaitable dans une élection générale et donc le parti démocrate cherche à se recentrer ». L'idée est donc d'introduire des Etats du Sud, plus conservateurs, plus tôt dans les primaires. Les démocrates choisissent le premier mardi de mars. Les républicains suivent le mouvement.

Le nombre important d'électeurs donne une idée assez claire de l'opinion sur les prétendants à l'investiture et cette journée de volte multi-Etat peut faire tomber un favori ou permettre à un candidat d'émerger.

Mais la configuration des « Super Tuesday » change à chaque élection. Depuis 2012, certains Etats se sont ralliés à cette journée de vote. C'est le cas de l'Alabama, l'Arkansas, du Minnesota et du Texas. Tandis que d'autres ont déplacé leurs caucus à des dates ultérieures, comme l'Idaho, le Dakota du Nord et l'Ohio.

« Les enjeux sont particulièrement importants, souligne Vincent Michelot. On peut surprendre avec une organisation faible et peu de financement dans l'Iowa et le New Hampshire ou même en Caroline du Sud en compensant par d'autres éléments. Il est strictement impossible de survivre à un "Super Tuesday" sans avoir une organisation de campagne extrêmement soudée et sans avoir des financement solides. »

■ Qui vote ?

Des primaires ou caucus ont lieu dans douze Etats ce mardi : dans l'Alabama, l'Arkansas, la Georgie, le Massachusetts, le Minnesota, l'Oklahoma, le Tennessee, le Texas, le Vermont et la Virginie, on vote dans les deux camps. En Alaska, un caucus a bien lieu, mais exclusivement républicain. De même, dans le Colorado, seuls les démocrates votent. Tout comme dans les Samoa américaines, dans le Pacifique. C'est aussi jour de vote pour les démocrates américains résidant à l'étranger.


■ Quels enjeux pour les républicains ?

Sur les douze candidats du départ, ils ne sont plus que cinq à briguer l'investiture côté conservateurs : le milliardaire Donald Trump, le neurochirurgien Ben Carson, l’ultraconservateur et sénateur du Texas Ted Cruz, le gouverneur de l’Ohio John Kasich et le sénateur de Floride Marco Rubio. Donald Trump fait la course en tête et il est encore favori ce mardi. Il est suivi de Ted Cruz, talonné par Marco Rubio. John Kasich et Ben Carson ferment la marche. Donald Trump va-t-il mettre KO ses concurrents ? Pour accéder à l'investiture du Grand Old Party, il faut obtenir 1 237 délégués.

« A l'issue de cette journée, on saura notamment si la candidature de Ted Cruz est viable ou s'il est éliminé parce que, par exemple, il n'aurait pas remporté l'Etat du Texas, son Etat d'élection, analyse Vincent Michelot. Et donc de ce fait, la course à l'investiture républicaine deviendrait un duo entre Marco Rubio et Donald Trump. C'est aussi déterminant pour Marco Rubio car s'il n'arrive pas à gagner un seul Etat ou s'il accumule un nombre faible de délégués, sa candidature elle-même deviendra très contestable ».

■ Quels sont les enjeux pour les démocrates ?

Il n'était que trois sur la ligne de départ. Après l'abandon de Martin O’Malley après le caucus de l'Iowa, il ne reste plus qu'Hillary Clinton et Bernie Sanders. Le sénateur du Vermont a surpris en disputant sa place à la favorite, qui dispose maintenant de quelques délégués d'avance : 91 contre 65 pour le vétéran de la course. Hillary Clinton va-t-elle arriver à se mettre à l'abri de Bernie Sanders ? La majorité pour accéder à l'investiture démocrate est fixée à 2 382 délégués (sur 4763).

L'enjeu côté démocrate est très simple selon Vincent Michelot : « Hillary Clinton a la capacité d'amasser un nombre de délégués qui serait presque insurmontable pour Bernie Sanders. »

■ Et après le Super Mardi, le débat sera-t-il plié ?

Il reste encore des primaires importantes à venir, comme en Floride, dans l'Illinois ou l'Etat de New York par exemple. Le 7 juin, il y aura aussi un grand jour de vote avec des consultations dans plusieurs Etats : la Californie, le Montana, le New Jersey, le Nouveau-Mexique et le Dakota du Sud et le Dakota du Nord pour les démocrates. Mais il n'en reste pas moins que les grands vainqueurs de ce « Super Tuesday » repartiront avec une super longueur d'avance.

Il est strictement impossible de survivre au « Super Tuesday » sans avoir une organisation de campagne remarquablement structurée et sans avoir des financements extrêmement solides


RFI
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Evangéliste Robert KIKIDI | 7KOUIUM - posté le 09.03.2016 à 15:11

les républicains, choisissent ou non Donald Trump comme candidat, la perspective d'un avenir leurs restent nébuleuse , et Donald Trump perdrait contre Hillary Clinton», car nous sommes au siècle des démocrates qui ont démontré leur capacité de mettre lors d'état de nuire les grands terroristes qui se fleuretaient avec les chefs républicains dans le commerce du pétrole et autres.

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