
Politique
Dans une interview accordée au quotidien américain The New York Times et rendue publique ce lundi 30 mars 2026, l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a une nouvelle fois exprimé des critiques à l’égard de son successeur, Félix Tshisekedi.
Au cours de cet entretien, l’ex-chef de l’État affirme que le régime actuel ferait preuve d’une plus grande répression envers les opposants politiques que durant sa propre gouvernance. Une déclaration qui suscite des réactions contrastées, alors que plusieurs cas d’arrestations d’acteurs politiques et de militants ont été documentés sous son pouvoir.
Un passif controversé en matière de libertés politiques
Plusieurs organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch, ont régulièrement dénoncé des détentions à caractère politique durant les dernières années du régime Kabila, notamment entre 2015 et 2017.
Des figures de l’opposition arrêtées
Parmi les cas les plus emblématiques, figurent plusieurs leaders politiques : Jean-Claude Muyambo, président du SCODE, arrêté en 2015 et détenu pendant plusieurs années ; Eugène Diomi Ndongala, leader de la Démocratie chrétienne, interpellé en 2012 et maintenu en détention sur une longue période ; Franck Diongo, président du MLP, arrêté en décembre 2016 à la suite de manifestations contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila.
Des militants pro-démocratie également visés
Des membres de mouvements citoyens ont aussi été ciblés par les autorités : Fred Bauma et Yves Makwambala, figures du mouvement LUCHA (Lutte pour le changement), arrêtés en 2015 lors d’un atelier pro-démocratie ; Chris Shematsi, John Ngandu et Samuel Bosasele, interpellés en 2017 lors de mobilisations citoyennes.
Une période de fortes tensions en 2016-2017
La période marquée par les contestations liées au report des élections a été particulièrement tendue en République démocratique du Congo.
Plusieurs opposants ont été poursuivis, notamment pour « offense au chef de l’État », tandis que des arrestations collectives de militants politiques ont été signalées à travers le pays.
À Lubumbashi, au moins 28 militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont été arrêtés en 2017, selon des sources concordantes. D’autres interpellations ont également été rapportées dans plusieurs villes, dont Goma, Matadi et Kinshasa.
Par ailleurs, des dizaines de manifestants anti-Kabila ont été arrêtés durant cette période, selon des médias internationaux tels que Voice of America.
Plus de 300 arrestations recensées
Dans un rapport publié le 11 novembre 2017, Human Rights Watch a recensé plus de 300 arrestations jugées politiques entre 2015 et 2017 en République démocratique du Congo. Ces éléments continuent d’alimenter le débat sur le bilan des libertés publiques sous le régime de Joseph Kabila, au moment où celui-ci critique ouvertement la gouvernance actuelle.
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