
Politique
Le pays est « pratiquement à l’arrêt », miné par des divisions internes et l’enlisement de ses institutions, constate amèrement Joseph Olenghankoy dans sa communication de mardi 7 avril. Selon le président du Conseil national de suivi de l’accord de saint Sylvestre (CNSA), cette paralysie est en grande partie liée au rejet, par certains acteurs sociopolitiques, du dialogue politique inclusif pourtant voulu par le chef de l’État, au profit de débats jugés clivants sur l’opportunité d’un amendement de la Constitution.
Olenghankoy considère cette orientation comme inopportune, face aux urgences nationales, notamment la guerre dans l’est du pays. Le sage de la République estime que ces controverses, souvent amplifiées dans les médias et sur les réseaux sociaux, détournent l’attention sur des véritables priorités et contribuent à fragiliser davantage la cohésion nationale. « Distrayant toutes les énergies qui auraient pu être positivement et utilement employées aux préoccupations et défis vitaux de la RDC alors qu’elle connaît une guerre qui la handicape lourdement sur tous les plans : politique, juridique, diplomatique, institutionnel et socioéconomique dont les effets se feront longtemps sentir, ces débats ne présentent ainsi aucun intérêt face aux priorités vitales que nous devons privilégier », interpelle-t-il.
Dans ce contexte, le patriarche met en garde contre une division de plus en plus profonde entre des positions motivées par des intérêts particuliers et celles orientées vers la défense de l’intérêt général. Une fracture qui, explique-t-il, alimente l’instabilité et freine les efforts de retour à la paix.
Ainsi, le vieux routier rappelle que l’histoire de la RDC démontre la nécessité du dialogue pour surmonter les crises. De la Table ronde de Bruxelles à la Conférence nationale souveraine (1991-1992), en passant par le dialogue intercongolais de Sun City (2002-2003), le pays a toujours privilégié la concertation pour préserver son unité. D’où, l’ex-enfant terrible de l’opposition défend la Constitution de 2006, issue d’un compromis historique et avertit contre toute remise en cause de ses dispositions essentielles, notamment celles consacrées par l’article 220.
Face à la crise actuelle, l’ancien candidat à la présidentielle de 2006 exhorte les acteurs politiques et sociaux à s’engager résolument dans un dialogue inclusif. Celui-ci est présenté comme la voie incontournable pour restaurer la paix, consolider la démocratie et relancer le fonctionnement de l’État. Aux yeux d’Olenghankoy, la paix demeure le bien suprême de la nation. Le chef du CNSA appelle ainsi chacun à créer les conditions de la pérennité de la voie pacifique et exhorte à décourager les pêcheurs en eaux troubles.
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Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’accord de saint Sylvestre (CNSA) @Photo Droits tiers.