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Politique

Elections : le peuple floué, personne ne veut partir !

2016-06-13
13.06.2016 , Kinshasa
2016-06-13
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http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2016_actu/juin/palais_peuple_16_001.jpg Kinshasa-

Vue du Palais du Peuple, siège du Parlement à Kinshasa

La fin controversée du second mandat du Chef de l’Etat soulève des vagues. A considérer les prises de position des acteurs tant de la Majorité Présidentielle que de l’Opposition, on serait tenté de croire que seul Joseph Kabila serait habité par l’intention, jusque-là non confirmée, de prolonger son mandat au-delà de son terme constitutionnel.

Des analystes politiques qui ont pris le temps de décrypter les messages qu’émettent nombre de personnalités politiques et les attitudes qu’elles affichent ont fini par cibler une constance : personne de tous ceux qui siègent dans les institutions tant nationales que provinciales ainsi que dans la « grande » et la « petite » territoriale soumises à la règle de l’alternance n’a envie de partir ou d’affronter le souverain primaire dans les urnes.

Ainsi donc Sénateurs, Députés Nationaux, Députés provinciaux, Gouverneurs de provinces, bourgmestres des Communes, Chefs de Secteurs…se cachent derrière le Chef de l’Etat pour espérer jouir, pour une durée indéterminée, des privilèges liés à leurs mandats et fonctions. A ce propos, le débat relatif à l’interprétation des articles 70, 103 et 105 de la Constitution a révélé la face cachée des Députés, tout heureux de « glisser » en compagnie du Président de la République, autorisé à rester en fonction jusqu’à l’investiture de son successeur élu.

On a repéré, dans leur requête adressée à la Cour Constitutionnelle, une allusion tendancieuse aux Sénateurs, qu’ils accusent d’exercer un second mandat gratuit depuis quatre ans, car n’ayant pas été soumis à l’épreuve des urnes en 2011.

S’agissant du processus électoral en cours mais en panne, les Députés nationaux parlent de moins en moins de leurs élections à coupler avec la présidentielle. Dans l’hypothèse de l’élaboration d’un nouveau calendrier électoral au niveau de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), ils exigent que l’on commence par les députés provinciaux, les sénateurs ou les gouverneurs, exemptés de la sanction des urnes en 2011 et partant des dépenses liées à une campagne électorale, ou encore par les bourgmestres et chefs de secteurs, non encore testés par le souverain primaire depuis 2006.

Quant aux députés provinciaux, ils n’acceptent plus de servir de cobayes pour le nouveau processus électoral, comme ce fut le cas en 2006, où ils étaient les premiers à subir les tirs croisés des électeurs. Dans leur esprit, la CENI n’a qu’à s’en tenir aux prescrits constitutionnels, qui exigent que priorité soit accordée à la présidentielle et aux législatives nationales, dont l’organisation devrait avoir lieu en novembre 2016.

Pour leur part, les Sénateurs soutiennent que le calendrier électoral les a toujours placés à la queue du processus électoral. Par conséquent, il n’y a pas de raison de modifier l’ordre traditionnel.

La peur de la sanction du peuple

En réalité, tous les bénéficiaires des mandats électifs en 2006 et 2011 redoutent le couperet du souverain primaire. Pour n’avoir pas répondu à ses attentes après 10 ans de « jouissance » au sein des institutions pour les uns (Députés provinciaux et sénateurs) et 5 ans pour d’autres (gouverneurs de provinces et députés nationaux), beaucoup se savent condamnés à une disqualification automatique dans les urnes.

C’est l’échéance fatidique devant signer leur « mort politique » que les élus d’hier tentent de repousser le plus loin possible, dans l’espoir de s’engouffrer dans une impasse électorale consécutive à l’impossibilité politique, financière et technique d’organiser la présidentielle. Moralité : personne ne tient à quitter définitivement le Sénat, l’Assemblée Nationale, l’assemblée provinciale ou le gouvernorat de sa province. Le statu quo serait, pour beaucoup, l’idéal pour ne redevenir « simples citoyens » et recommencer à broyer du noir, à l’instar des Congolaises et Congolais clochardisés d’en-bas. Avec la création d’une sorte de «Syndicat des candidats aux mandats à vie», le déblocage du processus électoral en panne n’est pas pour demain.

On se souvient que sous le régime de Mobutu, la transition ouverte le 24 avril 1990 allait se prolonger indéfiniment, n’eut été le coup d’arrêt de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération) le 17 mai 1997. Avec le HCR-PT (Haut Conseil de la République-Parlement de Transition) et des gouvernements dirigés par des opposants débauchés de l’Union Sacrée, l’ex-Zaïre était parti pour une interminable « récréation ». Pendant que le commun des citoyens vivait au taux du jour, les « mouvanciers » et leurs alliés venus de l’Opposition étaient copieusement alimentés par la planche à billets.

Kimp
Le Phare
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CEla n'a rien d'étonnant car la vie politique en RD Congo est ainsi faite, la règle étant de se server d'abord et de server après. Nos dirigeants ne sont pas là pour améliorer la vie du people mais plutôt la leur, ils savent qu'ils ne resteront pas éternellement alors il faut voler le maximum lorsqu'on est au pouvoir pour assurer ses vieux jours!! Nous les poursuivront tous et récupèreront les biens mal acquis, parole de cogolais!!

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Il y a 3533 jours
Média incitateur, pour ceux qui suivent de près On comprend ou vos articles nous mène du jour au jour, nous sommes fatigue de mourir, mais à ce jour, il y a bcp d choses difficile à faire, qui que l'on soit!

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Il y a 3533 jours
Ils ont une mémoire courte les Trefon Kinkiey, Lambert Mende, Alain Atundu, Mboso, Egwake, Alexis Tambwe, Kengo Léon, .... car ils sont sensés savoir que si le peuple décide de les faire partir, cela ne prendra même pas une journée Laisser les jouer avec le feu jusqu'à ce qu'ils soient brûlés et se consument. Mauvaise chance à eux Que Le Dieu du Kongo bénisse et protège son Peuple.

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Il y a 3533 jours
Ils partiront de gré ou de force. Nous sommes calme et attedons lafin légale du mandat du president de la republique.

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Il y a 3533 jours
C'est Kabila qui est le garant de bons fonctionnement des institutions. Si, il a permet aux sénateurs de glisser au premier et lui, il va glisser au dernier, nous ne permettrons pas cela. Cette histoire du zaïre ne va plus se répéter en rdc. Nous sommes déterminé d'en finir avec eux d'ici 19/12/2016 qu'ils veulent ou pas. Cette CENI, quand l'église catholique doutait pour son président Naanga mais il n'y avait pas quoi comme injures. Aujourd'hui, où en sommes-nous? Maintenant, c'est très claire qu'il est venu faire du n'importe quoi. Comment en 2011, l'enrôlement avait commencé en juin et en novembre on a eu les élections mais avec Naanga on commence en juillet pour finir un an après? Ça c'est du n'importe quoi.

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C'est honteux d'etre politiciens Africain egoiste et serviteur du ventre! Malgré tout les Congolais sont aujourd'hui très matures pour comprendre ce petit jeu d'enfants mais ces menteurs vont se heurter a la résistance populaire dont les gens sont actuellement abandonnés a leur triste sort de la pauvreté et hausse du dollar.

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pour le moment nous pouvons le comparais avec un film dont on connait au finish qui a gagné yango film ebandaka mpe esilika MP et alliés retenez que C'EST LA FIN DU FILM YEBELA

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Il y a 3533 jours
Bien dit,mais face à l'ouragan de l'histoire, mûr ou pas mûr le fruit finit toujours par tomber, tous ces individus finiront par partir indépendamment de leur propre volonté

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pour le moment nous pouvons le comparais avec un film dont on connait au finish qui a gagné yango film ebandaka mpe esilika MP et alliés retenez que C'EST LA FIN DU FILM YEBELA

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Il y a 3533 jours
la démocratie bananière finit toujours par la guerre civile

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