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Politique

En cas de glissement du cycle électoral - Kengo, la solution constitutionnelle

2016-06-25
25.06.2016 , Kinshasa
2016-06-25
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Léon Kengo wa Dondo, Président du Sénat

Au conclave de Bruxelles, l’Opposition a fait front pour le respect de la Constitution. Elle y travaille résolument sous le couvert du Rassemblement que dirige Etienne Tshisekedi. Mais, en embuscade, il y a Léon Kengo wa Dondo. Egalement inscrit dans le total respect des délais constitutionnels, le président du Sénat, réputé friand de la 3ème voie, attend de bondir sur l’occasion pour faire valoir l’article 75 de la Constitution au cas où une transition s’imposerait relativement à une fin paisible du mandat du chef de l’Etat, le 19 décembre 2016. Comme dans les années 1990, le chemin de Tshisekedi risque encore de croiser celui de Kengo. 

L'Opposition qui s'était réunie à Genval aurait-elle dressé le lit pour que Kengo vienne y dormir par la suite? Cette question vaut son pesant d'or. Mais, les hommes futés qui étaient en Belgique ont plusieurs tours dans leurs manches et ils savent ce qu'ils recherchent dans leur démarche. En réactivant son Opposition républicaine, le président du Sénat abat également ses cartes. Lui et les siens veulent dire à quiconque veut les entendre que la solution d'une transition apaisée ou d'une fin paisible du mandat du chef de l'Etat, le 19 décembre 2016, passe par l’application de l’article 75 de la Constitution. Cette disposition constitutionnelle pourrait placer Kengo wa Dondo aux commandes du pays pendant 120 jours consacrés à l’organisation de l’élection  présidentielle.

L'intérim du président de la République, tel qu'organisé par la Constitution, ne donne pas lieu à la désignation d'un autre acteur en dehors de l'architecture mise en place. Dans le cas d'espèce, en respect strict de la Constitution, le mandat du président Joseph Kabila se termine le 20 décembre 2016. C'est le terminus pour le train qui tracte la vie politique du chef de l'Etat. Les rails ne peuvent plus le contenir au-delà de cette date, sauf coup de force contre la Constitution votée en février 2006. Quelle que soit la stratégie mise en œuvre, notamment, l’arrêt de la Cour constitutionnelle ou un probable référendum, le président de la République ne jouirait plus de la même légitimité après le 19 décembre 2016. Le dépassement impactera la marche de la République.

D'où, la nécessité d'organiser la présidentielle à la bonne date c'est-à-dire avant le 20 décembre 2016 et assurer une passation pacifique du pouvoir. Procéder autrement revient à imposer sa volonté à l'ensemble de la République et cela a un nom : la dictature. Or, le président Kabila qui a déclaré du haut de la tribune de l’Assemblée nationale qu'il ne voulait pas que l'on fasse de lui dictateur ne s'est pas encore contredit.

Cela étant, ce serait vouloir une chose et son contraire que d'exiger le respect de la Constitution au président Kabila et se proposer de sortir soi-même de la Constitution que l'on défend avec détermination. Une simple logique voudrait que les défenseurs acharnés de la Constitution appliquent cette loi fondamentale, même là où leurs propres intérêts sont mis à mal.

Kengo en embuscade

Dans cette situation de fin de la présidence de Joseph Kabila, pour cause d'épuisement de ses deux mandats constitutionnels, cet empêchement ouvre la voie à une transition prévue par la Constitution, celle consistant à remettre l'appareil de l'Etat au président du Sénat durant une période limitée. Unique mission : organiser la présidentielle!

En se signalant, lors de cette matinée politique organisée à l'hôtel Memling, le président du Sénat compte donc jouer sa partition. Encore une fois, Kengo va croiser le chemin d'Etienne Tshisekedi qui a la charge de porter cette responsabilité au nom du « Rassemblement », la plate-forme politique de l'Opposition mise en place à Genval en Belgique. Si dans le passé, notamment au Haut Conseil de la République-Parlement de transition (HCR-PT) Kengo avait succédé à Tshisekedi comme Premier ministre, rien n'indique que cette fois-ci l'exploit sera réédité. Le contexte est tellement différent, bien que les acteurs soient les mêmes. La marge de manœuvre pour Léon Kengo qui participe au gouvernement sera réduite, vu de l'Opposition. Cet opposant sera considéré comme un allié de la Majorité et traité comme tel. 

Si sur le plan juridique Kengo demeure la solution, sur le plan purement politique, la partie ne sera pas aisée. La grande inconnue est aussi l'attitude de la Majorité pour qui violer la Constitution devient un acte banal. 


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Il y a 3549 jours
Chers compatriotes!! Soyons responsables. Ne demandons pas aux autres ce que nous-mêmes ne savons faire. Ne brulons pas la case que nous ont laissée nos ancêtres. Si nous devons respecter scrupuleusement la constitution, et bien Kengo est la voie de sortie de la crise. Que cela ne déplaisent les partisans de la MP ou de l'Opposition. Ni Tshisekedi, ni Kabila, ni qui que ce soit ne sera légitimes après le 19 déc. La légalité veut que Kengo organise les élections sans s'y présenter. Après quoi il ira se reposer!!! Que voulez-vous donc?? Mr l'évangéliste!!Ce n'est pas la Bible ici, c'est le Droit et l'amour de la patrie!!!

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Honorable Président du Sénat Léon KENGO est déjà là dans l'inconstitutionnalité avec un mandat de 5ans de plus la Présidence du Sénat; contrairement à la constitution et il le sera aussi après mandat du Président KABILA IL NE PEUT JAMAIS ETRE LA SOLUTION à la fin mandat du Chef de l'ETAT Actuel. Sinon, c'est aller de violation à la violation de la Constitution.

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Il y a 3550 jours
Si les élections ne sont organisées Mr Kabila devra démissionner étant donné qu'il n'aura plus de légitimité selon l'esprit de la constitution En cas d'empêchement pour le président par rapport l'accomplissement des ses fonction ( c'est à durant le mandat présidentiel ), le Président du sénat assumera les fonctions du Président de République Cependant, étant à la fin de son mandat, si les élections ne sont organisées, et le Président de République et le Président du sénat, tous n'auront plus de légitimité D'ailleurs, Mr Kengo n'a jamais été réélu en 2011, il n'a aucune légitimité, c'est quelqu'un qui déjà avoir démissionné

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Il y a 3551 jours
La dernière carte de la kabilie. Il est a la fin. Et si kengo n'organise les élections dans 120 jours??? C'est sur qu'il va manquer la volonté de le faire

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Il y a 3551 jours
Laissez le vieux tranquille! C'est un béni de Dieu. Merci

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Il y a 3552 jours
LOKOSO EBOMAKA VIEUX, FRAPPE YA 2006 OTONDA TE! RWANDO-POLONAIS

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Il y a 3552 jours
Kengo wa Dondo, J'ai entendu parlé de toi alors que j'étais un gamin d'un certain âge. Aujourd'hui j'ai aussi des enfants. Il n'y a pas de retraite chez vous? Ce pays vous a déjà donné des fortunes inestimable de fois non par la voie légal. Nous avons aussi étudier et pouvons aussi faire la Présidence du Sénat et exercer le mandat de sénateur ou de député et pas seul vous et vos enfants!!! Savez vous que cette gourmandise est à la base de toutes les rebellions? Vous n'êtes pas né les seuls dans ce beau et riche pays, laissez aussi la place aux autres!!!!

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Il y a 3552 jours
Kengo n'a ni l’étoffe, ni la carrure et moins encore la légitimité pour être président de la république. N'oubliez pas qu'il est président du sénat pour avoir été suppléant d'un député provincial de l'ex province de l'Équateur qu'il a remplacé après moult manigances. Son passé et le rôle néfaste qu'il a joué dans le mobutisme et qu'il continue de jouer aujourd'hui dans la kabilie est connu du peuple kongolais. Ne nous distrayez pas car kengo et kabira c'est comme deux gouttes d'eau. Il fait partie de la kabilie et est voué à disparaître avec elle. Que Le Dieu du Kongo bénisse, protège et libère son peuple du Kongo.

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Il y a 3552 jours
Chèr journaliste, Vos analyses ne reflètent pas les réalités juridiques et politiques. Lisez attentivement toute la constitution. S'il faut respecter la constitution, on doit la respecter avec tous les articles et non avec certains seulement, sinon c'est de l'anarchie. Si Kengo veut qu'on respecte l'article 75, il doit lire l'article 70 chèr à la MP et le 220 et consort chèrs à l'opposition Sur le plan politique,personne ne peut, après mandat de Kabila dire qu'il a le peuple avec lui et que c'est lui qui doit décider. D'où il faut soit négocier ou revenir au souverain primaire par un réferendum. C'est ça la vérité bien qu'elle est amère.

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Il y a 3552 jours
C'est la voie la plus facile pour resoudre le Probleme du Pays.

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