
Afrique
La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé ce mercredi 14 juin 2017 l'arrestation immédiate du fils de l'ex. dictateur libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, qu'un groupe armé libyen affirme avoir relâché vendredi.
Le mandat d'arrêt délivré à son encontre en 2011 pour crimes contre l'humanité "est toujours en vigueur et la Libye est tenue de procéder immédiatement à l'arrestation de M. Kadhafi et de le remettre à la CPI, indépendamment de toute prétendue loi d'amnistie en Libye", a déclaré Fatou Bensouda dans un communiqué.
D'après le parquet libyen, Seif al-Islam est par ailleurs toujours recherché par les autorités judiciaires de Tripoli où il avait été condamné à mort en 2015 pour son rôle dans la répression du soulèvement contre son père.
Il n'avait pas assisté au procès --dénoncé comme expéditif par l'ONU et des ONG-- puisqu'il était détenu par un groupe armé de Zenten, à 170 kilomètres au sud-ouest de Tripoli.
Or samedi, ce groupe armé, la "Brigade Abou Bakr al-Sadiq", a affirmé que Seif al-Islam avait été libéré en application d'une loi d'amnistie promulguée par les autorités non reconnues basées dans l'est libyen et opposées au gouvernement d'union nationale (GNA) installé à Tripoli.
"Nous vérifions à l'heure actuelle ces informations et prenons les mesures qui s'imposent pour déterminer où se trouve M. Kadhafi", a précisé la procureure de la CPI.
Fatou Bensouda a invité les autorités libyennes, le Conseil de sécurité de l'ONU et les Etats concernés à transmettre "tout renseignement pertinent dont ils disposeraient".
Dans son mandat d'arrêt lancé le 27 juin 2011, la CPI accuse Seif al-Islam d'avoir joué un "rôle-clé dans la mise en oeuvre d'un plan" conçu par son père visant à "réprimer par tous les moyens" le soulèvement populaire.
Le fils de Kadhafi a été arrêté en novembre 2011 par les milices formées d'anciens rebelles de Zenten.
La procureure a également demandé "que soit immédiatement arrêté et remis à la Cour le suspect, M. Al-Touhami Khaled, également sous le coup d'un mandat d'arrêt" rendu public le 24 avril.
L'ex. chef de la sécurité de Mouammar Kadhafi est accusé de crimes de guerre et de crime contre l'humanité lors du soulèvement contre le régime en 2011.
En Libye, la situation est rendue confuse par la présence de milices rivales qui contrôlent chacune des portions de territoire depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Religion Le président Félix Tshisekedi élève Nkamba au rang de Ville Sainte lors de la commémoration de Simon Kimbangu
06.04.2026, 9 commentairesPolitique Rodrigue Ramazani sur les jeeps offertes par Félix Tshisekedi aux Léopards : « Faire le généreux avec l’argent du contribuable n’est pas un exploit, c’est une faute »
06.04.2026, 6 commentairesPolitique Pâques 2026 : le cardinal Fridolin Ambongo alerte sur la crise nationale et appelle à l’unité
06.04.2026, 6 commentairesPolitique Marginalisation politique des acteurs politique de l'Est du pays : Hasard ou calcul délibéré ?
07.04.2026, 6 commentairesOnt commenté cet article
Ils nous font confiance
Seif al-Islam, fils de l'ex. dictateur libyen Mouammar Kadhafi