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Afrique du Sud : les défis que Ramaphosa devra relever à la tête de l'ANC

2017-12-20
20.12.2017
2017-12-20
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Cyril Ramaphosa

Succédant à Jacob Zuma à la tête du Congrès national africain (ANC), en perte de vitesse, le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa devra rassurer face à la crise économique et agir vite contre la corruption.

Élu lundi, l'ex-syndicaliste devenu homme d'affaires doit relever plusieurs défis s'il espère aussi succéder à Jacob Zuma à la tête du pays après les élections générales de 2019. Les coutures du parti craquent, victimes de la violente bataille que se sont livrée les deux principaux prétendants, Ramaphosa et Nkosazana Dlamini-Zuma, l'ex-épouse de l'actuel président. Tous les deux ont promis de se plier aux résultats du scrutin et de tout faire pour préserver l'intégrité de l'ANC, mais leurs points de vue, notamment sur l'économie, sont rapidement apparus totalement irréconciliables aux yeux de tous.

Un immense chantier face à un parti en miettes

« La rupture ne fait aucun doute. Elle existe déjà », pronostique l'analyste Ralph Mathegka, cité par l'AFP. « La seule question est de savoir si cette rupture va provoquer la formation d'un nouveau parti. » Les deux dernières conférences de l'ANC ont accouché de deux nouveaux partis formés par des militants en rupture de ban : le Congrès du peuple (Cope, libéral) en 2008 et les Combattants économiques de la liberté (EFF, gauche radicale) du bouillant Julius Malema cinq ans plus tard. En plus de cette menace, Cyril Ramaphosa va devoir tenter de recoller les morceaux avec les alliés historiques de l'ANC.

SAFRICA-POLITICS-ANC ©  GULSHAN KHAN / AFP
Les lendemains promettent d'être difficiles pour Jacob Zuma après la victoire de Cyril Ramaphosa qui prend la tête de l'ANC ce 18 décembre 2017. © GULSHAN KHAN / AFP

Tous deux très critiques de Jacob Zuma, le Parti communiste sud-africain (SACP) et la principale centrale syndicale du pays (Cosatu) ont récemment pris leurs distances avec l'ANC. Pour la première fois depuis 1994, le SACP a présenté ses propres candidats contre ceux de l'ANC lors de récentes élections locales. Il a même réussi à les faire élire...

La fin d'une époque ? 

L'ANC règne sans partage sur l'Afrique du Sud depuis les premières élections libres de l'histoire du pays qui ont porté Nelson Mandela à la présidence en 1994, dans l'euphorie de la chute du régime d'apartheid. Mais, près d'un quart de siècle plus tard, son étoile a sérieusement pali. Spécialement sous la présidence de Jacob Zuma, englué dans les scandales de corruption. « L'ANC semble ne plus rien avoir à proposer au pays », note la professeur de sciences politiques Amanda Gouws, de l'université de Stellenbosch. « C'est le sort des mouvements de libération dans toute l'Afrique. Ils sont très hiérarchisés, ça ouvre la porte à la corruption et le déclin s'enclenche. »

L'ANC a reçu un premier avertissement l'an dernier lors des élections locales. Il a réalisé son plus mauvais score national, moins de 54 % des suffrages, et surtout a perdu le contrôle de villes symboliques comme Johannesburg et Pretoria.

Si M. Ramaphosa ne parvient pas à enclencher le renouveau, beaucoup prédisent à l'ANC un claque historique dans deux ans. A fortiori si certains de ses adversaires claquent la porte du parti après la conférence. « Il est probable que cela ramènerait l'ANC sous la barre des 50 %, ce qui signifie que le parti sécessionniste déterminera si l'ANC reste au pouvoir ou pas », anticipe Susan Booysen, analyste à l'université du Witwatersrand de Johannesburg.

Rassurer sur l'avenir du pays

C'est l'autre urgence du nouveau patron du parti au pouvoir, convaincre les investisseurs que son arrivée à la tête du parti va mettre un terme aux « incertitudes politiques » qui pèsent sur l'économie très fragile du pays. Croissance désespérément molle, déficits publics en hausse, chômage de masse (+ de 27 %) et devise fragile, la principale puissance industrielle du continent africain peine à surmonter les effets de la crise financière de 2008. Ces derniers mois, les marchés se sont ouvertement inquiétés des grands discours du président Zuma et de « sa » candidate Nkosazana Dlamini-Zuma sur la nécessaire « transformation radicale de l'économie » au profit de la majorité noire. Ils ont aussi pointé du doigt les promesses « populistes » qui pèsent sur les comptes publics. Dernier exemple, l'annonce par Jacob Zuma de la gratuité, dès 2018, des études universitaires pour 90 % des étudiants du pays, à ce jour non budgétée.

Il y a moins d'un mois, Standard & Poor's et Moody's ont une nouvelle fois dégradé pour ces motifs la note financière de l'Afrique du Sud, déjà dans la catégorie spéculative. Candidat préféré des marchés, l'arrivée de Cyril Ramaphosa pourrait enrayer cette spirale. « La conférence (de l'ANC) offre l'occasion au parti de changer de direction après huit ans de stagnation économique, de rhétorique qui a effrayé les investisseurs et d'une corruption qui a submergé les finances publiques », a souligné Ben Payton, un analyste de la firme Verisk Maplecroft.


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