
Diaspora
La Chambre a approuvé jeudi soir une proposition de résolution qui reconnaît la ségrégation dont les métis ont été les victimes dans les colonies belges.
Le sort de ces enfants nés d'un père blanc et d'une mère noire, qu'elle soit congolaise, rwandaise ou burundaise, pendant la période coloniale a été longtemps tu.
Ils seraient pourtant des milliers à avoir été systématiquement enlevés à leur mère et envoyés par des religieux dans des orphelinats ou des pensionnats.
En 1959, à la veille de l'indépendance du Congo, l'État belge a organisé l'envoi d'un grand nombre de ces enfants en Belgique où ils ont été mis sous tutelle, placés dans des homes ou encore adoptés par des familles belges.
Ces dernières années, ces enfants sont sortis du silence et ont constitué une association. Des initiatives politiques ont été prises au Sénat et au parlement francophone bruxellois. La Chambre a franchi à son tour une étape.
Nationalité et retrouvailles
Par cette résolution qui intègre des propositions de Stéphane Crusnière (PS) et Sibylle de Coster (MR), l'assemblée reconnaît la ségrégation des métis et demande au gouvernement de prononcer une déclaration solennelle au nom de la Belgique.
Elle formule aussi des demandes plus concrètes, notamment de prendre les mesures nécessaires pour résoudre les problèmes qui subsistent pour certains métis, par exemple ceux dont la nationalité belge a été retirée en 1960.
Elle demande également de faciliter les retrouvailles entre les enfants et leur mère grâce à la collaboration des ambassades belges et de mettre en place un mécanisme qui facilite la consultation des archives coloniales en Belgique.
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