
Société
La population de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, ne cesse de déplorer intensification de ce phénomène dit “Kuluna” regroupant quasiment les jeunes gens désœuvrés, armés de toutes sortes d’instruments et objets tranchants tels que couteaux, machettes, armes à feu, bâtons, lames, etc. et opérant aux heures tardives à des lieux stratégiquement isolés.
Les Kinois saluent ainsi les initiatives du Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange sur la modernisation du pays et félicitent en cela tous les efforts consentis par le Gouvernement Matata Ponyo sur la réalisation des 5 chantiers, spécialement dans le réaménagement et la réhabilitation de la voirie et certains coins de la ville, ainsi que l’installation de l’éclairage public, le renforcement les éléments de la police sur toute l’étendue de la capitale,… afin de mettre fin à cette terreur.
Mais hélas, certains pensent que l’on se met à comprendre et à condamner les ennemis du gouvernement ainsi que du peuple congolais alors que certaines personnalités influentes du pays se cachent bien derrière les kulunas pour régler leurs comptes à leurs cibles. Les kulunas sont récompensés par ces dernières d’une manière discrète, au moyen des sommes colossales de sorte à mettre fin à la vie de paisibles citoyens, activistes de droits de l’homme, témoins voire des autorités militaires. Ils opèrent des cas de viols aux jeunes filles et femmes ; ce qui est encore plus grave : ils vont jusqu’au point de menacer, enlever ou assassiner carrément les journalistes.
Ce phénomène kuluna joue aujourd’hui le rôle principal pour faire taire la presse congolaise, et on en compte actuellement un grand nombre de journalistes disparus après avoir été agressés par ceux-ci. Le confrère Gaby Mass du desk sport de l’Avenir en est la dernière illustration en date.
L’on peut en outre citer le cas des journalistes de la Radio Okapi avertis de menace de mort en septembre 2011 (source de la RFI), l’agression farouche de M. Joseph Luwo, correcteur au Journal officiel de la Rdc en avril 2012, la mort de Tatiana Kahashi journaliste tuée en février 2013 et de Guylain Chandjaro journaliste de Bunia tué en mai 2013 (reporters sans frontières).
A cela l’on ajoutera, depuis octobre 2013, Didier Makelele di Muntu, ancien journaliste de la chaîne Nzondo TV du pasteur Denis Lessie doublé de Traducteur au Journal officiel. Selon les dires, cette situation est intervenue après plusieurs attaques démesurées. L’homme n’avait d’autres choix que de disparaître dans la nature, laissant ainsi sa femme, ses enfants ainsi que toute sa famille en danger perpétuel.
Pourtant, la sécurité est parmi les grands facteurs du développement d’un pays. A l’autorité urbaine de bien tenir en compte ce facteur car l’on ne cessera de compter des morts chaque quatre matins, tant que les vrais commanditaires, ceux qui se cachent derrière les kulunas ne sont pas démasqués. Et en cas d’un coup de filet réussi, que la justice joue pleinement son rôle sans qu’elle ne soit taxée de sarcasme en République démocratique du Congo.
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